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mercredi 29 octobre 2008

Godin à Bruxelles

Jean-Sebastien André Godin, un industriel parti de rien et qui a monté la plus formidable histoire du socialisme utopiste en France, à travers le phalanstère de Guise et de son usine de poêles en fonte. C'est dans l'ère de l'industrialisation, à partir du milieu du XIX è siècle, que cet homme s'installe dans la petite ville de Guise en Picardie.

Il construira à Bruxelles une entreprise sur le même principe, pensant à un éventuel exil en Belgique, si l'Etat français continuait harcèlement débuté. A l'époque, Napoléon III arrivant au pouvoir, les idées socialistes n'étaient pas les plus populaires, et qu'un homme vive avec une société d'hommes en semi-autarcie étaient encore plus mal venu.




Bref, Godin avait prévu son plan de secours, celui-ci étant de s'installer à Laeken et continuer son projet en Belgique. J'ai découvert ça le week-end dernier, en sortie à Guise. Et bien entendu, à peine ai-je entendu le nom de Laeken, que je me suis empressé d'y jeter un œil.




En quoi consistait le phalanstère de Guise:
Les ouvriers bénéficiaient d'une série d'avantages en terme de logement (espace, lumière, air), non pas l'eau courante encore, mais chaque étage des immeubles étaient alimentés par une fontaine, et des toilettes. Un théâtre, une piscine, une buanderie à l'extérieur, ainsi qu'un jardin d'agrément avec des serres chauffées par les eaux de l'Oise, réchauffées par leur passage dans les hauts fourneaux de la fonderie.
Tout autour, les ouvriers bénéficiaient également de petits jardins, mais ceci fut une négociation avec Godin, qui avait prévu un économat qui leur offrait tout ce dont ils avaient besoin à des prix extrêmement réduits. Ils payaient grâce à un livret de compte qu'ils alimentaient à partir de leur salaire. Ce livret permettait d'ailleurs d'acheter à crédit sans intérêt jusqu'à un certain plafond sans doute. Pour finir Godin mit son entreprise en gestion partagée avec ses ouvriers, devenant un actionnaire comme eux. Il fut élu gérant par les ouvriers.

J'imagine que l'usine de Laeken était gérée de la même façon. Il est juste dommage que cette utopie réalisée, ce que Charles Fourier, Saint Simon, Benjamin Constant et tant d'autres ont espéré, que seul Godin a réussi, présent sur deux pôles en France et en Belgique disparaissent sous les coups de la modernité. Depuis peu, un projet européen réhabilite le site de Guise. Je ne sais pas ce qu'il en est pour celui de Laeken, mais de ce que j'ai pu lire sur les différents sites au sujet du projet utopia, il n'est pas pris en compte.

Pour quelques chiffres, il est sûr, que Guise c'était plus de 1000 ouvriers à la fin du XIXe siècle, alors que Laeken que 263. Mais au-delà de ce comparatif qui n'explique rien, le site est encore à peu près sur pied, mais apparemment en cours de déstructuration généralisée. Est-ce que quelque chose à bougé depuis le dernier article en ligne de mai 2008?


A mon avis, ce serait vraiment intéressant que ces deux sites retrouvent leur histoire, et qu'au lieu d'être de simples lieux de passages, notamment pour Laeken, qu'on s'y arrête deux minutes, et qu'on réfléchisse devant ces restes de bâtiments recelant une des plus grandes aventures humaines! Il paraît que l'entreprise a été fermée dans les années 1960's, donc ce n'est pas si vieux que ça toute cette histoire....




J'ai piqué toutes ces photos sur le site d'inter-environnement Bruxelles, remerciant ainsi Guido Vanderhulst... J'ai perdu malheureusement les miennes dans un empressement de mise à jour de mon numérique... Bref, j'espère que son appel sera entendu! Sauvons ce qu'il reste de Godin à Bruxelles!

Nico et Carla à Louise!

Aujourd'hui, petite sortie vers Louise, où nous avons copieusement dîné (déjeuné pour les lecteurs français) dans le fast food de la diététique, ou plutôt dans le fast food dont la devise est : "natural, fresh, and ready".

Je passais dans les deux rangées latérales cherchant désespérément mon repas de midi... je voguais entre la soupe, les salades de pâtes, de riz, les salades tout court, puis mon oeil fût attiré par des petits sandwichs, genre "mise en bouche". Mon estomac un peu malade se disait:
"ah ah, c'est bien ce qu'il te faut! Manger comme à une réception à raison de 4, 25€ les deux mini-sandwich".
Je regrettai déjà la possibilité du pistolei à 2,5€ ou ma portion énorme de frites de Flagey vers ces eaux là aussi, mais avec une sauce en plus! Satanée gastro!

Mais ce qui m'interpella le plus c'était que ces mini-sandwich étaient nommés. L'un s'appelait John et Yoko. Tout de suite, référence asiatique voulait que le futur consommateur heureux se rende compte que c'était Lennon et sa compagne japonaise. Mais lorsque je passe à la rangée suivante, je suis estomaqué!

C'était les sandwich:


LE CARLA ET NICOLAS......


Au départ, j'me suis dit... Mais de quel Nicolas et Carla parlent-ils? Après l'affaire Ryan Air, Exki n'aurait tout de même pas osé faire un sandwich Carla et Nicolas, en plus les deux sandwich dans une pause totalement indécente, l'un montant l'autre!!!! Quoiqu'en Belgique, l'humour permet beaucoup de choses, même de choquer le petit français que je suis. Mais bon, pas mon président quand même!








Par curiosité, je regarde la composition des sandwichs (vous remarquerez d'ailleurs que je me suis planté dans mon écriteau, c'est l'inverse) :
- le Carla: pain bio, fromage rigatello, radicchio, tomate, tapenade moutarde gingembre, sel et poivre.
Le Nico: pain bio, brie fermier de Normandie, tomate, graines de sésame, roquette, huile d'olive.

Alors pour le Carla: pain bio (formidable sa femme était mannequin.. comme toutes d'ailleurs sauf la première, mais il n'était pas encore riche); rigatello (forcément elle est italienne), radicchio (pour faire encore plus italienne), et puis le reste ça donne une orientation "open on the world".

Pour la Sarko: pain bio (il court tous les matins, ça fait celui qui s'entretient), brie fermier de Normandie (homme de terroir le Nico? hmm.. mais bon, il y a toujours possibilité), roquette (si je devais faire un trait d'humour, je dirais que si nous omettions le "te" de fin de roquette, il y a peut être un message caché, blague belge, je la sens venir!).

Bref, nous y sommes, quel autre homme que moi peut clamer haut et fort que j'ai croqué Carla?

Pour Nico... Ben jaloux comme il était, je n'ai pas eu le choix, à force de pester le lait à tourné et il m'a fait un gros fromage... donc, zouh!


La photo où je croque Carla est faite sans effets spéciaux, en revanche la seconde oui, Nico vers la poubelle, vous pensez bien! Improbable, d'autant qu'on dit bien à nos jeunes qu'il ne faut pas jouer avec la nourriture. Alors pour toutes les âmes sensibles que j'ai blessées, prière de m'excuser, et sachez que j'ai même mangé Nico.

vendredi 11 juillet 2008

Pensée du jour

Vu le nombre de pensées du jour sur le blog, je dois passer pour un bien piètre penseur... Mais à vrai dire, cela m'arrive parfois! Voui voui...

Alors voilà, cette pensée s'organise autour d'un petit cheminement dans la ville aujourd'hui:

Je partais en début d'après-midi, rendre un DVD à la médiathèque Passage 44 - un peu de pub par la même occasion, car je l'aime bien cette médiathèque; on y trouve pas mal de bons films- et donc, aparté fini, sur le chemin, je passe bien entendu par la Tour des Finances, où j'ai trouvé pleine d'ironie la statue qui se trouve devant l'entrée:

Deux femmes nues... Bien entendu, devant les grands débats concernant la parité, je me suis demandé si cela devait révéler une administration tout à fait partiale, et comme c'est la Tour des Finances, j'ai sourri à l'idée de leur présence devant un bâtiment à cette délicate fonction, sachant le problème actuel de certaines femmes sous payées dans certaines entreprises comme la fameuse histoire Delhaize.

Mais ma pensée s'échappe par un sourire un peu ironique, lorsque je m'aperçois du lien que je peux faire entre la nudité de ces deux femmes et du bâtiment de la Finance. Serait-ce révélateur du problème du pouvoir d'achat qui sévit actuellement en Europe? D'autant, qu'il serait prévu qu'un commerce ouvre sous le bâtiment, du doux nom "Commerce Pachéco". Ainsi, nous pourrons revêtir ces deux belles nymphes, surtout qu'elles sont installées en plein courant d'air sur le boulevard Botanique...

mardi 24 juin 2008

Un hôtel dans une église?


Dans le registre des histoires intéressantes, une plus d'actualité, est celle concernant l'église jésuite face au Botanique. Depuis quelques années, celle-ci est totalement désaffectée, les pères jésuites ayant décidé de rejoindre une nouvelle demeure. On y organise aujourd'hui des concerts (comme les Verts l'ont fait il y a quelques jours), mais très bientôt, toute activité va toucher à sa fin, puisque ce monument sera totalement réhabilité.

Quant on dit réhabilité c'est vraiment le cas! On va y aménager un hôtel de luxe, aménager paraît-il aussi une piscine, et dégager la cloche. Et dans cette partie du clocher, devrait se trouver la suite la plus luxueuse de l'hôtel, à savoir la chambre présidentielle! Rien de moins. Enfin c'est le gros projet, qui semble surfer sur la vague de l'acceptation.

Bon des projets de ce genre ont déjà leur précédent à Bruxelles, puisque l'église des Brigittines est devenue un centre artistique, et un concert en ces lieux reste quand même un événement à voir au moins une fois. De plus, l'église du Gesu près du Botanique a une particularité intéressante, c'est que derrière sa façade, il y a un cloître assez important, ce qui offre au futur hôtel une place de choix, et surtout de l'espace. L'église n'en sera que la fantaisie de celui qui aura les moyens de dormir dans son clocher.

Mais ce que j'ai vraiment trouvé intéressant sur ce projet, c'est la façon dont l'accord a été conclu. En Belgique, tout comme dans les autres pays européens, notamment dans le mien, ma chère France, on a vu ces deux dernières années des tentes se monter sur les places publiques, pour rappeler aux gouvernants le problème du logement, et surtout celui des SDF! Promesses, et promesses, pourtant les choses ne bougent pas vraiment plus que cela. D'ailleurs en Belgique, le type qui était sensé s'occuper de cette question a été très vite viré du gouvernement constitué suite à une mauvaise blague où on le voyait dans sa voiture stationné devant les institutions, prétextant qu'il était victime lui-même de la crise du logement (cf un lointain billet précédent).

Pourquoi revenir sur ça... Lorsque les jésuites ont quitté leur cloître, ils ont émis un projet tous ensemble, qui était différent de celui qu'ont voulu mettre en place des associations d'aides aux logements, de lutte contre la précarité, et de soutien aux sans-papiers. En effet, les jésuites partis, les SDF, les sans-papiers ont investi les lieux, aménagés par des associations, qui espéraient établir dans ce large espace, une ASBL de réinsertion dans la société, en utilisant ces locaux pour loger ces populations déshéritées, et les aider à partir d'un nouveau point d'appui et d'une structure bien présente un retour à la vie. Les Jésuites comme je le disais n'avaient pas prévu ça, puisqu'ils avaient déjà vu le fameux projet de construction d'un hôtel luxueux dans leur cloître, où l'on y mène en général une vie tournée vers la méditation, la chasteté et la pauvreté, un peu comme le Christ. L'idée associative apparemment les a moins touchée que le cachet des investisseurs, et ils ont demandé à ce que les SDF soient expulsés de ce haut lieu, où règnera désormais l'argent (il faut bien payer les chambres), la chasteté... n'y croyons guère dans un hôtel aussi luxueux soit-il, et la méditation? hmmmmmm....

Les jésuites sont entrés dans le monde en sortant de leur cloître, et apparemment, ils ont vite rattrapé leur retard!

samedi 21 juin 2008

La vach'art dramatique à Bruxelles

En 2003, Bruxelles avait accueilli la fameuse exposition internationale Cow Parade, au cours de laquelle plusieurs artistes internationaux ou locaux ont peint une vache en fibre de verre, puis la laissèrent paître tranquillement dans un recoin de la ville. Qui aurait pu penser que cela était le début d'une véritable histoire à la belge?!

Cette manifestation a remporté à la fois un vif succès, et une vive polémique par la même occasion. En effet, la presse a d'abord encensé l'évènement, puis s'est amusée à le démonter, suite à des intérêts marketing trop importants des banques belges et autres industries qui ont parrainé telle ou telle vache, puis pour finir, a marqué son indignation sur les méfaits que subissaient les vaches, dont le point culminant a été le vandalisme que certaines d'entre-elles ont subi, et même la disparition de Deci-Bella, une vache parrainée par Fortis. Les organisateurs s'enflamment alors, expliquant que ces vaches seront après l'exposition plein-air vendues aux enchères, omettant le fait que les parrains (banques, industries, etc) toucheront 22% du pactole remporté, se remboursant alors une partie de leur investissement. Le reste sera versé à une oeuvre caritative. L'artiste dans tout ça, celui qui a peint l'oeuvre? apparemment rien n'est prévu pour lui.

Après qu'on ait reçu la lettre de réclamation de Déci-Bella, qui appelle à "l'émeuh - te", une seconde vache a disparu, mais on en parla moins... Jusqu'au jour, où on a retrouvé sa moitié, puisqu'elle aura été immolée, symbole de la grogne des artistes qui demandent un art décommercialisé! La presse s'enflamme comme jamais, au point que des leçons de morale de-ci de-là apparaissent, signées du sabot de la vache, comme la fameuse vache Victorine:

"Aujourd’hui, seuls les hindous nous honorent encore. Aux Indes, nous sommes libres et protégées de Krishna (…) Et c’est sans compter qu’en retour, nous y offrons aux hommes notre lait, nos fils pour qu’ils tractent les charrues et notre bouse pour qu’elle nourrisse la terre (…) Là-bas, nous sommes encore sacrées. Et présentes dans les villes telles des ambassadrices rappelant aux humains le respect qu’ils doivent à leur terre nourricière. C’est un peu pour cela, aussi, que nous étions installées pour l’été à Bruxelles".
Bon, ce que vient faire cette morale soit-disant pro-artistique en donnant une justification sacrée, se moquant même des Hindous, du fait qu'ils vénèrent de vraies vaches eux, et non des vaches peintes, et de surcroit constituées en fibre de verre, sans compter le sponsoring fait derrière, c'est un peu exagéré. Néanmoins, vu la fureur médiatico-artistique du moment, on s'aperçoit que cette triste indignation mène au point culminant du n'importe quoi!

Pour clore ce scénario de l'improbable et pourtant du réel, les organisateurs de l'exposition sont jusqu'à aller demander le renfort des services de l'ordre et de société de sécurité pour faire face à l'assaut des commandos anti-vaches et des vandales. Certains pensaient même placer les vaches sous cloches et demander à ce qu'une enquête sérieuse soit ouverte, puisque ces actions faisaient pâlir l'image de la capitale. Bref, encore une fois le spectre de la société sécuritaire est brandi pour se débarrasser de ces artistes embarrassants, finalement les seuls laissés pour compte de cette campagne marketing et commerciale. N'empêche, c'est peut être con.... Mais ils ont dû vraiment se marrer à organiser ces enlèvements!

Sinon, ben j'en ai croisé deux de ces vaches ces derniers jours... C'est ça qui a motivé ce billet d'ailleurs! La première dans une école à Uccle, près de Drogenbros, qui est maintenant la vache chétive des enfants, puisqu'elle sert d'attraction dans la plaine de jeux de l'école. Elle est bien sûr à l'abris des regards, mais apparemment, sous témoignage d'un élève, sa vie est dure, puisqu'elle aurait déjà été par deux fois victimes d'une chute de la tête... La seconde était par contre à l'extérieur, en train de paître dans une ruelle de Woluwe-St-Lambert, sans doute qu'elle doit y vivre des jours heureux maintenant.

Incroyable histoire.....

vendredi 13 juin 2008

Un quartier des millionnaires à Bruxelles

Récemment, comme souvent sur ce blog, nous avons l'information à chaud de mes découvertes! Mais sans doute, ces informations là sont ancrées dans la culture bruxelloise dès l'enfance. En tout cas, j'ai découvert sans que cette découverte m'appartienne, un quartier fort étrange tout au fond de l'avenue Louise, côté Bois de la Cambre!

On l'appelle le "square des milliardaires", mais depuis que nous sommes passés à l'Euro, celui-ci a été déclassé et n'est plus que celui des "millionnaires".

Tout commence par une petite place, sorte de rond point intérieur, servant de parking, mais surtout d'entrée vers le square du bois, ornée d'une statue de J. de Lalaing, celui dont nous avons parlé la fois passée, au sujet du mât électrique de Schaerbeek.


Derrière les "cavaliers luttants", une longue rue, close par un imposant portail automatisé renferme paraît-il les grandes fortunes de Bruxelles! Au départ [selon mon éternel site d'info eurobru], c'était l'emplacement d'une maison de campagne d'un industriel bruxellois, qui fut loti après sa mort. Néanmoins, ce lotissement s'établit autour d'un règlement strict:

"il faut que chaque habitant du square soit d'occupation honorable et bourgeoise".















Pourtant, juste à côté de ce richissime clos, il y a un pissoir public et gratis. Il est dit qu'il a été détruit, pourtant il subsiste deux pans d'urinoir, donc si jamais vous avez une envie pressante, sachez qu'au fond de Louise, y'a moyen, tout comme contre Ste Catherine! Il y a du bon près du square du bois. Je rêve juste de pouvoir y entrer un jour, il paraît qu'une maison a été décorée par Delvaux.

Bon, juste pour un ordre d'idée, un appartement à loué, 175m², cuisine équipé, garage, ça vaut 6500€ par mois. Pour les appartements à vendre, je garde la discrétion, puisque... c'est horriblement coûteux, mais juste pour indication, il n'est même pas besoin de se présenter pour visiter un appartement sans la lettre de notoriété bancaire, soit une garantie d'au moins 1 millions d'euro!!!!!! Bien bien bien, square du bois, voilà une belle adresse bruxelloise!

La Feria Andalouse au Heysel


Toujours sur le même week-end, après les grandes courses de l'Europe, nous voilà au Heysel, à la Feria, fête reconduite chaque année si j'ai bien saisi. Mais bon, on s'attendait à faire un véritable voyage en Espagne sous l'atomium, prévoyant même d'y manger et pourquoi pas d'y squatter un endroit sympatoche, mais voilà.....

Lorsque nous arrivâmes dans ce cadre hispanisé, nous nous sommes retrouvés dans une véritable feria commerciale, où les différents stands pour la plupart de bouffe, rivalisant de clichés, entre la sangria, la musique à fond comme à Ibiza, ou la Costa del Sol, la paëlla, et puis grosso modo, voilà. Ca, sur de nombreux mètres, il paraît que c'était sur environ 1,5km.

Au milieu de tout ça, nous avons pu voir quelques éléments de l'exposition 58, avec le pavillon du bonheur, pâle copie d'une idée publicitaire diffusée sur les chaînes belges. En effet, le pavillon du bonheur est construit à partir de casiers de bière, sous la forme d'un temple venu de la période de l'entre-deux-guerres, puisqu'il a une forme assez futuriste. Enfin... en même temps, il est difficile de faire autre chose qu'un cube avec des casiers de bière j'imagine...

bon, grosso modo, nous y sommes restés très peu de temps, et au lieu d'avoir mangé espagnol, nous avons mangé une bonne pizza!!!!

lundi 9 juin 2008

Porte ouverte des Institutions Européennes

Ce week-end, le relais de la semaine en terme de visites et festivités porta nos pas vers les Institutions Européennes, qui ouvrirent leurs portes. C'est un événement annuel, puisque dans la journée, plusieurs personnes expliquèrent à d'autres personnes, qui le racontèrent à d'autres et j'm'arrêterai là, qu'ils ont déjà visité les Institutions les années précédentes, et qu'ils trouvèrent ça intéressant.


Néanmoins, lorsque l'Europe s'ouvre, c'est 19000 personnes selon les chiffres recueillis par la DG communication des I.E. qui font la queue aux portillons des bâtiments.
Alors qu'est-ce qu'était cette porte ouverte? L'Europe se doit d'être un peu plus proche de ses citoyens, et pour cela, une fois par an, nous avons le droit, sans aucune démarche administrative ou demande quelconque, la possibilité de pénétrer les immenses bâtiments où fourmillent les fonctionnaires de la C.E.

Une ballade du Parlement à la Commission, passant par le Conseil économique et social, ponctuée de danses folkloriques donnant un aperçu de la richesse culturelle de notre grande Europe unie, puis un florilège des Partis politiques nous représentant, s'étalent devant nos yeux embourbés dans cette masse humaine qui se précipite de stand à stand.


Bien entendu, ce n'est pas pour autant que l'on aurait croisé Baruso dans les couloirs, nos députés européens qui tenaient stand par pays, ou bien encore de réelles informations concernant les enjeux européens, enfin quelque chose qui explique vraiment l'oeuvre de cette journée. Pour ainsi dire, nous étions projetés dans un amas de population flottante circulant en vague rapide aux stands où l'on distribuait des souvenirs, des prospectus, des posters. De temps à autre, un stand plus intéressant que l'autre, comme celui du développement de la nourriture bio, où l'on prend le temps de discuter avec le visiteur, où l'on nous exposa clairement les revendications et proposa au milieu d'un apéritif bâtonnets de carotte et vin bio de signer une pétition contre les mesures européennes concernant l'obligation d'additifs chimiques aux aliments biologiques pour enfant.
Mais ça... ça doit être le côté vert, un peu baba cool, on gère par habitude des manifs, on sent la droite plus dépassée de ce côté là, et étrangement le PSE aussi...


Tout d'abord, nous nous sommes arrêtés au Parlement Européen, admirant la grande salle des débats où se joue réellement la destinée de l'Europe. De là, nous avons déambulé dans les larges couloirs, offrant parfois le sentiment d'être dans une réelle ville couverte, où s'enchaînent les oeuvres d'art dans les cages d'escaliers, ou dans les grands halls.


De là, nous nous sommes rendus au Berlaimont, où se trouve la Commission Européenne, ce fameux bâtiment qui a tant défrayé la chronique, par sa laideur. Bon, il est quand même un peu plus beau maintenant. En revanche, j'ai trouvé sa structure assez incompréhensible. Je n'ai jamais réussi à comprendre comment je m'étais retrouvé d'une aile à une autre... Un petit commerce s'y trouve, où l'on peut acheter des boîtes de chocolat, des journaux d'un peu partout etc etc... Bref, une sorte de petit Relay, mais cher.


Enfin, notre journée s'acheva dans le bâtiment du Comité économique et social, où les régions se sont retrouvées pour faire un petit peu de marketing territorial. J'y ai retrouvé à ma grande surprise deux choses sympathiques, déjà le Frioul, région d'origine de la familia, qui vendait pour 10€ un Verduzzo très très bueno, et ensuite, et là, grande surprise, la ville de Mulhouse qui exposait de la documentation à un stand! Après avoir discuté un peu, le type m'expliquait que Mulhouse bénéficiait d'une bonne représentation à l'Europe parce que l'Alsace payait en pot commun et non par ville représentée auprès de la commission, et que Mulhouse a tant d'aménité qu'il aurait été dommage qu'elle n'ait une bonne représentation!

Mais bon, le résultat réel de cette journée?


L'Europe nous a paru en mal de popularité, et pour cela, elle dût soigner son image. Les portes ouvertes ont vraiment été gâchées par la superficialité de l'événement. Nous étions donc surtout là pour voir les bâtiments, et prendre un bain de foule, voir l'un ou l'autre groupe folklorique, et ensuite, et à mon avis, vu l'avidité avec laquelle les gens se jetaient sur les stands à cadeau, pour récupérer le max de souvenirs gratis.

Résultat?













Nous avons 5 sacs en toiles estampillés Europe, de la documentation en double, triple, quadruple, une lampe de poche gagnée à un quizz bidon, des règles de mesure au nom de l'Europe, environ 8 stylos différents (europe, partis politiques, DG spécial), 4 peluches bleus avec l'Europe comme noeud papillon, un étui pour CD, des crayons et craies grasses de couleurs, mais nous avons râté les parapluies européens, les casquettes européennes, et sans doute d'autres choses encore....


L'image de cette journée?


Des gens rentrant avec pleins pleins de cadeau, sur la route du retour, on pouvait croire à un exode... Des gens les bras pleins de bagages déambulant l'air blafard dans les rues des institutions.











Nous, c'était pareil, puisque certaines choses nous intéressaient également, mais nous avons évité de faire les stands juste pour demander le sac en toile. D'ailleurs je me demande vraiment à quoi tout cela aura pu servir.
L'Europe a en tout cas gagné sa journée par autant de surprises distribuées. Néanmoins, elle nous est restée froide, inaccessible, sans réelle accompagnement à la compréhension de son rôle. On nous a jeté son faste à la figure, mais au-delà, qu'en retenir?

Peut être ce discours contradictoire sur le développement durable, la réduction de l'utilisation du papier, l'utilisation de matières synthétiques ou renouvelables pour économiser le pétrole dans les fibres textiles.... L'image de la documentation accumulée
est assez parlante à mon avis, sachant que 19000 visiteurs ont été présents, et combien de déchets y a-t-il eu encore... Bref, l'Europe, même dans sa campagne de proximité reste bien loin de ses citoyens et dans un monde très technocratisé.

dimanche 30 mars 2008

Un secrétaire d'Etat sans-abris, luttant pour les sans-abris?

Hé oui, voilà la dernière polémique en date de l'actualité politique fédérale. Le nouveau gouvernement est constitué, et, alors qu'en France le principe de la mixité des partis est un fait totalement nouveau, qu'on a même osé appeler "l'ouverture", en Belgique, ce phénomène existe depuis les débuts du nouvel Etat en 1830. Les coalitions au pouvoir mêlent du socialiste au libéral au Parti Catho sans que cela fasse la une de la presse.

C'est pourquoi, dans le gouvernement avec à la tête, Yves Leterme, un CD&V, on trouve du PS, médiatique en plus. Mais ce billet est tout spécialement dédié à l'affaire du secrétaire d'Etat à la lutte contre la pauvreté, le bien-nommé Frédéric Laloux!!!! [roulement de tambours, batteries, et cymbale]

Tout d'abord, photo et développement en quelques mots de l'affaire:

C'est dommage que je n'ai pu trouver l'archive vidéo du reportage de la RTBF, passée ou du moins vue dans le 12mn un de ces derniers jours. Le reportage signalait que Mr Laloux n'avait pas de local pour l'installation de son secrétariat, et le voyant dans sa voiture en train de travailler, présentant son papier à en-tête sans adresse, il se plaignait d'une situation peu banale. Lui, Mr Laloux, secrétaire en lutte pour sauver les sans-abris de leur problème de logement, n'a pas, lui aussi, de logement. Il arpente alors la rue de la Loi à la recherche d'un bureau à louer, lorgne sur la cantine du Parlement, se plaint chez ses collègues. Ce reportage, qui m'a fait beaucoup rire, me disant, que la Belgique est un pays pleines de surprises, à ce moment précis, ne me laissait pas présager que j'étais victime d'un "zwanze?", d'une farce du journaliste qui exploitait alors le simple fait que le secrétaire d'Etat était en cours d'installation...



Du coup? Ben voilà ce qui se passe:

Groen! réclame la démission de Frédéric Laloux (30.03.08)

Dans un reportage récent de la RTBF, M. Laloux était filmé dans sa voiture de fonction, expliquant qu'elle lui servait de bureau dans l'attente d'un cabinet. Samedi, Frédéric Laloux reconnaissait toutefois dans la presse flamande que des locaux lui avaient bien été attribués. Il affirmait que le journaliste de la RTBF avait coupé dans ses déclarations et jugé préférable de ne le montrer que dans sa voiture. Dans une interview radiophonique, il ajoutait avoir fait ses premières déclarations "par solidarité avec les sans-papiers". Parlant de "cynisme", le député Wouter De Vriendt (Groen! ) pointe du doigt non seulement ce qu'il considère comme "les mensonges" de M. Laloux concernant son bureau, mais aussi "son mépris pour les plus faibles de notre pays, dont il doit justement tenter d'améliorer la situation". "S'il n'éprouve lui-même aucune honte, alors c'est au premier ministre Yves Leterme qu'il revient de le rappeler à l'ordre et de réclamer sa démission", lance Wouter De Vriendt. (BPE)

Ce qui me fait bien marrer avec du recul sur cette petite histoire, dont nous saurons sans doute le dénouement dans quelques jours [je pense bien rien, puisque Laloux est une victime de la désinformation de la RTBF, bah oui hein!], c'est la remarque que lui a fait un responsable politique (je crois que c'était Herman de Croo) rencontré dans les bureaux de la Chambre:
"Vous pourrez être sûr au moins d'une chose! C'est que vous serez, quoiqu'il arrive ancien Secrétaire d'Etat".
Pourvu que cette vérité de Lapalice, doit ce dire Laloux, ne se réalise pas aussi rapidement, sans même inauguré le bureau qu'il a commandé et établi avec Arena...

mardi 25 mars 2008

Au regret de ne pas parler flamand...

Ces derniers jours je travaille pour constituer un cours sur les extrêmes-droites en Belgique, et notamment le fameux Vlaams Belang. Mais je parlerai de lui dans un autre billet, sans doute demain. Le grand problème que j'ai, est justement que je ne parle pas un mot de flamand, bien que j'essaie de me dépatouiller avec les correspondances francophones, mais aussi les correspondances en allemands quand j'ai moyen de les faire. Mais il y a bien trop de "a", de "e", de "j" qui coupent ou rallongent les mots, et qui m'empêche une réelle compréhension. Pas facile d'étudier un parti flamand, dont l'ensemble de la documentation est dans leur langue. Du coup, je choppe toute la littérature française, des petits reportages sur le net, ce que je peux glaner. Et là, j'ai glané un comique belge, Joël Riguelle, qui nous donne un cours de flamand, à se tordre de rire:


samedi 15 mars 2008

La bruxellisation s'étend encore et toujours...


Quand je suis arrivé à Bruxelles, on m'a dit qu'il fallait absolument que je vois le film avec B. Poelvoorde, c'est arrivé près de chez vous, dans lequel on parle du désastre urbanistique qu'il y a eu lieu dans la ville, et qu'il y a toujours. Il y a conscience de toute l'ampleur du problème, de la disparition de petits quartiers, de petites habitations, de logements parfois vétustes mais confortables, emparés par les prometteurs qui y installent leurs buildings, ou leur immeubles de logements à plusieurs étages, cassant le principe urbain de la maison à trois ou quatre étages maximum.

Là, où c'est le plus visible, et qu'on voit l'étendu du massacre, qui installe ces espaces aseptisés c'est à la gare du Nord, dont l'ilot économique s'étend vers Schaerbeek. La zone de la gare du Nord est comme un ilôt anormal en pleine périphérie d'un quartier populaire et des zones commerciales de Bruxelles centre (rue Neuve, place des martyrs, qui est assez horrible dans ses alentours également).

Ah cette nostalgie du vieux Bruxelles, que je n'aurai connu qu'en photo. Mais bon.... il faut s'habituer au post modernisme architecturale, l'abstraction qui devient la seule règle esthétique, dans une conception de hauteur, et de gigantisme. En tout cas, ça a des vertus hygiénique, le vent qui s'y engouffre emporte tout sur son passage, même les badauds...












samedi 16 février 2008

Une élue Ixelloise nous souhaite la bonne année

J'y aurai mis le temps, mais voilà le billet consacré à Madame Vivian Teitelbaum...

Elue à Ixelles, auteur, députée au parlement bruxellois, chef de groupe MR au conseil communal de notre charmante petite ville, la mamzelle cite du René Char:
"Impose ta chance. Serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder ils s'habitueront". Elle aurait pu faire la campagne de notre Sarko... Bref j'ai été un peu chamboulé en lisant ses dix voeux, qui, elle le précise, sont à la carte.



















Par exemple:

-"2008",année bissextile. Je souhaite à toutes les femmes de se faire le cadeau de cette journée rien qu'à elles.
=>>>>>>>Il faut préciser que ce jour là, ne sera pas un jour chômé, mais un jour travaillé. Ainsi le fruit de leur salaire sera au bénéfice d'une journée poupoule... féminisme or not féminisme.

mais ce voeux marqué d'une belle chaussure brillante se trouve juste avant un caddie vide... un autre voeux:

- Bruxelles se paupérise. Je vous souhaite une année enveloppée d'une grosse couverture de solidarité =>>>>> alors une journée aux femmes avec le 28.02, mais de la solidarité. C'est vraiment la candidate des riches et des pauvres alors!

- De Bali à Bruxelles, quand le climat se dérègle, la planète lutte contre les effets de serre. Je nous souhaite une année ensoleillée mais équilibrée...
====>>> Intéressant de souhaiter cet équilibre alors qu'on sait que le changement climatique résulte en partie d'un problème de pollution, alors que la Belgique est le champion de la pluie! Même l'Europe n'a pu s'empêcher de représenter cette idée là:

Comme vous pouvez le remarquer, la petite demoiselle sur son cheval au bas de l'image à gauche, tient un parapluie pour se protéger du nuage de pluie.... C'est ça la Belgique, 300 jours de pluie pour 64 jours de grisaille sans pluie, pour une belle journée ensoleillée! [j'exagère, mais à peine...]

Sans compter la chanson dernièrement sortie dans le cadre d'une tournée de Claude Semal, "Denis Collard est un Connard!" [avec l'accord de ce dernier d'ailleurs, je vous laisse écouter les paroles]

Juste pour l'annecdote, parce que mettre ça ainsi, sans explication, c'est peut être ne pas faire preuve de grande pédagogie. Denis Collard est le monsieur de la météo de la RTBF Radio, et Claude Semal en a fait une chanson pour gueuler le ras-le-bol d'entendre qu'il va faire beau, alors qu'il pleut à chaque fois. [n'empêche que depuis quelques jours, la pluie semble avoir désertée la Belgique..., Viviane!!!! TON VOEUX SE REALISE!!!!!!!]

samedi 22 décembre 2007

Sans déconner, c'est quoi cette horreur?

Vous me trouverez productif ce soir. Mais en réalité, me voilà en exil en Alsace, et que fais-je alors que je suis en Alsace? Ben j'écris sur la Belgique, sur unanbxl...

En réalité, j'ai eu de nombreux travaux ces derniers temps, et j'ai un peu laissé tomber le blog. Mais ce n'est pas pour autant que je ne continue pas à observer ce qui se passe autour de moi, et surtout de gratter un peu sur mes sujets.

Ce soir, j'avais envie de me détendre en regardant des vidéos sur youtube, au sujet de Elio Di Rupo. Je l'aime beaucoup ce monsieur, si expressif, avec un néerlandais à tomber. Les humouristes ont un morceau de choix, mais malgré tout, je respecte énormément cet homme de gauche, c'est peut être à cause de ça d'ailleurs! Mais entre nous, plutôt Di Rupo que François Hollande, même si tous les deux ont été traités de légumes lors d'un congrès par un néerlandophone. N'empêche, qu'en visionnant les vidéos, je tombe sur ça:


"quelle ne fut pas ma surprise.... de découvrir cette lettre... à mon domicile privé."

Donc madame Fonck a plusieurs domiciles? Ah non, trait d'humour sans doute. Donc après les bla bla bla bla qu'elle fait très bien, la voilà qui enchâine. Hormis le ton condescendant, à peine audible, avez vous remarqué ce sourire incroyable à la fin de la vidéo. Il est long, on surfe sur la blancheur de ses dents acérées, prêtes à bouffer tout cru son contribuable. Franchement entre nous! C'est supportable cet horreur? Pour info.. J-L Fonck est un humoriste, sans doute, voulut-elle en faire... Je continue:

et voilà le programme de C. Fonck... Je cite:
- protéger les belges de la peur... hmm hmm, ça me rappelle quelque chose, mais qui est bien français, un peu à la Sarkozy qui nous protège de la racaille. Sacré Cathy!
- Rassembler les belges dans le respect et la compréhension. La vidéo ci-dessus n'est-elle pas une preuve d'invitation au dialogue dans le respect? Un, elle lit en se moquant de Di Rupo, et deux, elle en profite pour le doubler. Quel dialogue Madame Fonck
- Enfin, le clin d'oeil de fin. Elle est épatante, dans la première vidéo le sale sourire, dans le deuxième, le sale clin d'oeil. Ben là, chapeau, hein dis!


Au final.... il semblerait que ça ne marche pas plus que ça pour la belle, puisqu'elle en arrive presque aux photos de charme, dans une pose lassive, sur une chaise, poitrine (enfin.... si poitrine il y a) en direction de l'objectif:



Et au final? Bah ça termine à la fête de la bière, à discuter avec des types bourrés qui essaient de l'emballer en racontant des blagues à la con, comme quoi son médecin traitant lui propose la bière. A croire que les photos ont fait leurs effets aux comptoires des bonnes tavernes de la capitale.... Ahhhhh.... autant d'arrogance pour attérir si bas sous le niveau de la mer. Un avenir peut être en Hollande???? ah ah ah (enfin si la blague a été comprise... sous le niveau de la mer, les polders de hollande... peut être... bref):


Bon y'avait encore de quoi faire, notamment le passage de Fonck chez Bayrou lors de la lutte acharnée des présidentielles en France, où elle met en avant que Bayrou est au-delà de la crédibilité..... euh... y'a quoi au-delà de la crédibilité? La crétinibilité de Fonck peut être?... je ne sais pas.....

Pour les fans, voici son blog, qu'elle annonce dans l'une des vidéos:




Bon, c'est pas tout.... On s'appelle Cath!

Incroyable ce sourire... j'n'ose à peine le qualifier. Le pire dans l'histoire, c'est que ce post, n'est même pas sexiste, parce qu'une femme au pouvoir, j'en rêve, mais quand je vois ça, j'suis au-dessous de tout...

mercredi 12 décembre 2007

Attention danger !!!

Encore et encore une sensation de révolte : plus je lis la presse, plus je m'informe et plus je crie au désespoir... Tout est confus entre la politique, les discours toujours plus racoleurs, les pseudo événements, l'instrumentalistation et notre curiosité naturelle qui souhaite connaître la vérité.

Quand je vois Guillaume Dasquié, journaliste au monde, accusé d'avoir simplement bien fait son travail, je me dis que la liberté n'existe plus en France. A t elle réellement existée? je n'en suis pas sûre... Le régime sarkozyste détruit à petit feu les institutions, les valeurs, le peuple. Sa politique de répression répand la haine de l'autre.


On a dépassé le stade de la peur, l'orchestration a si bien fonctionné les gens haïssent ces "banlieusards" qui détruisent tout. Les gens se réjouissent presque de la mort des 2 jeunes à Villers-le-bel. Ils se disent "chouette deux de moins!!!!" Mais que se passe t il ? Comment peut-on cultiver la haine et s'y complaire? Les médias ont réussi à victimiser les pauvres petits policiers, bien sûr ils n'ont pas porté secours aux deux jeunes à terre, il faut pas déconner une horde de banlieusards était prête à les massacrer, c'est évident! L'assistance à personne en danger mais enfin ils l'ont respecté puisqu'ils ont sauvé leurs culs. J'ai honte d'avoir la nationalité française, je suis écoeurée de l'image de la France. Pourtant, elle a une devise si belle, une culture si riche, une réelle histoire, des auteurs, des penseurs de talent... La France m'a donné la chance de m'épanouir même s'il fallait subir les remarques racistes. Je ne vivais pas en banlieue cela était donc supportable. Mais imaginez, vous êtes arabe de croyance musulmane, vous vivez en banlieue où l'argent peut se trouver facilement si vous faites les mauvais choix. Pourquoi font ils les mauvais choix?

Mais souvenez vous de vos années à l'école, quand on n'avait pas les dernières Nike ou la dernière playstation, on était considéré comme un nul, un looser(pour les friands d'anglicisme). On empêche les jeunes de se réunir en bas de leurs immeubles. Pour quelles raisons? Bien souvent, ils ne peuvent pas se réunir chez quelqu'un car l'espace manque. Ils n'ont pas les moyens d'aller consommer au café. Ils n'ont pas le droit aux rapports sociaux? Pourquoi on ne parle jamais de la solidarité qu'il peut exister dans les banlieues? Pourquoi on ne parle pas de Rachid, qui a porté les courses de Germaine qui habite au 8ème étage, parce que l'ascenseur est cassé depuis des mois? Le concierge doit s'occuper de 5 immeubles, il n'est hélas pas superman même s'il se lève tôt!!!! Pourquoi l'individualisme de nos sociétés nous fait perdre tout raisonnement. On ne raisonne que pour soi, "les médias nous disent ça, ah oui ils ont raison, pourquoi aller chercher l'information ailleurs, c'est leur travail, non?" Eh oui, c'est censé être leur travail d'informer mais les secteurs financiers et industriels ont bien compris que manipuler les médias permettait de manipuler les masses. Ils ont donc un pouvoir absolu sur nous... Ils ne sont bien évidemment pas les seuls puisque nos gouvernements en font autant.

Résultat :tous les débordements que l'on connaît au profit d'une idéologie. Merci Goebels tu as ouvert la voie à une massification de la propagande par les médias. Sarkozy est l'un de tes meilleurs élèves. Des enfants naissent tous les jours, ces êtres innocents ont le droit (et c'est notre devoir) de vivre dans un pays libre où ces mots Liberté, Egalité, Fraternité prendront réellement sens. Je vous laisse méditez dessus, vous lisez trop les blogs, bonsoir...

Au fait, quand vous avez le temps voici un reportage que mon ami Selim a fait sur le film Banlieue 13, il vaut réellement le détour :

http://video.google.fr/videoplay?docid=-3151218471619596968&q=banlieue+13&total=310&start=0&num=10&so=0&type=search&plindex=3

Bonne vidéo!!!

dimanche 9 décembre 2007

"On est contre le réchauffement climatique de la Pla-nèteuh"










Selon l'AFP, environ 3000 personnes ont manifesté à Bruxelles leur volonté contre le réchauffement de la planète. Enfin, c'est pas qu'ils sont contre, enfin si... mais comment dire ça. Ils sont pour qu'on arrête de la chauffer la terre, tu vois... Non tu ne vois pas. A vrai dire moi non plus je ne vois pas trop. Enfin bon, en fait voilà le problème...

Déjà, j'y ai été à cette manif. Avec mon vélo... et, en fait j'crois que j'aurai pas du... mais bon j'y reviendrai.

Alors voilà ce qui c'est passé ce jour là. Les gens marchaient, tous réunis autour du mot d'ordre mondial: "journée mondiale pour le climat" proposée par l'association Global Climate Campaign. Le but était de demander aux dirigeants mondiaux, en ce moment à Bali pour une conférence sur la question, d'agir pour qu'on arrête de chauffer la terre comme on le fait.

Du coup, plein plein de monde a décidé de réunir sa chaleur dans d'imposants cortèges, qui prirent possession de nos villes déjà chauffées par la pollution. Alors je me faisais la réflexion, de ce qu'a coûté à la planète cette big manifestation, en me basant uniquement sur ce que j'ai pu entrevoir à Bruxelles.




1) Déjà , je salue le geste de la police pour son ardeur à la tâche, qui a très bien encadré le cortège, à l'aide d'hippomobiles cylindrées pour être politiquement correcte dans le cadre même de la manifestation.




2) Bravo à tous les manifestants, qui cigarettes à la bouche, qui je le rappelle, contient du monoxyde de carbone (CO) qui est un gaz à effet de serre, criaient "non au réchauffement!". Les gaz d'échappement des voitures constituent une des sources importantes de CO; la fumée de tabac en est une autre. C'est à peu près comme si l'ont aspirait du gaz d'échapement de voiture, ce qu'on faisait d'ailleurs, je vous rappelle les flics qui encadraient la manif.



3) Il paraît également que... et pardon de parler de notre allié intime au ballonnement : l'un des émetteurs de gaz à effet de serre, est l'homme à travers ses "émissions naturelles" comme nous pouvons le trouver sur les sites internet. Je traduis pour les lourdeaux, le pet!

4) J'ai également lu que nous produisons plus de gaz à effet de serre lorsque nous courrons que lorsque nous marchons. Donc pour tous les gens qui faisaient des haltes puis pas de courses pour "charger contre le réchauffement climatique", ben mauvais point. Le geste était beau, mais l'acte apparemment répréhensible. Clac! Malus pour vous, bonus pour les autres. Au fait... clin d'oeil à Sarko, pas bien, attention, pollueur!!!!!! PAYEURRRRRRRR. Enfin, pour le moment c'est plutôt les français qui se font entuber. Notre président court, et nous on fait du surplace... Au fait, il faudrait que je lui propose pour ses prochains voyages le "coavionage", même s'il le fait déjà, puisqu'il trimballe toujours ses deux groupies avec lui, Rama Yade (le modèle même de l'esclavagisme moderne: prend ton poste, habille toi bien et dis ce que je te dis de dire), et Rachida Dati, histoire de la sortir un peu, parce que la France lui donne apparemment le tournis.

5) Enfin, que dire encore.... Bah j'me retrouve en panne d'inspiration.

En tout cas, j'suis quémandeur d'informations, donc si quelqu'un peu m'expliquer pourquoi un "joggeur" émet plus de gaz à effet de serre qu'un flâneur, et la quantité qu'émet une cigarette, je suis preneur. (postez vos propositions , n'oubliez pas qu'un blog c'est fait pour vivre).

Mais je sais aussi, que vous vous dites, mais quel con ce gars, il critique, il critique, en plus c'est nul, et pour finir il ne propose rien.

Alors voilà mes propositions pour réduire les gaz à effet de serre.

1) Déjà, roulez à vélo, ou marchez. C'est bon pour la santé. En revanche ne courrez pas, sinon vous pourriez être verbaliser par la police verte, en étant taxé d'un malus.

2) Arrêtons de voyager, de toute manière cela ne fera que nous dégoutter encore plus parce qu'on irait dans des pays sous-développés où on à le droit de polluer autant qu'on veut! (et ça vaut pour les USA aussi!)

3) Démissionnez de Comac qui fait la pub pour Hugo Chavez sur son site, mais qui participe à la manifestation contre le réchauffement climatique, même si le Vénézuela est producteur de pétrole et qu'il a saccagé la baie de Maracaibo. Hé ouai le MVR, c'est plutôt MDR.... (je vous laisse trimer pour comprendre mon jeu de mot à 5 balles).

4) Remplaçons tous les trous de balles de la terre par des anus artificiels. Primo, ce serait génial de voir un Sarko artificiel, et ensuite ça limitera les gaz à effet de serre. En même temps, le principe est bon, sinon faudra limiter les naissances, parce que plus y'a de monde, plus y'aura de pets, plus ça gonflera la planète.

Juste un truc encore. Merci planète terre pour cette formidable journée de reconnaissance pour notre travail, afin que tu guérisses de tout le mal qu'on te fait... Hier, ta clémence ce fut toute l'émotion de voir Bruxelles en effervescence, tu as tant pleuré... que j'en ai attrapé froid. Peut être que ce vent sibérien a aussi quelque chose à voir. Il paraît que les glaces fondent au pole Nord, peut être au Sud aussi, que les vignes seront cultivées de la Belgique à la Suède, que les oliviers seront les nouveaux centres d'intérêts des gens d'Alsace, de Bourgogne (Côte d'Or pour les amateurs de vin), que le paludisme s'effondrera sur les plages du Sud de la France. Et pourtant... moi j'ai la crève... le rhume, la grippe, la fièvre d'avoir si froid.



On se fout de qui???






Finalement, qu'est-ce qu'on fout là, dis fieu! (il était adorable cet homme, ce n'est qu'une photo détournée... ahhhhhhhh la désinformation, au même titre que ce billet complètement inutile, et non, ma vie n'est pas si pourrie que ça... je vous l'assure!)


Et puis quant on voit ça, est-ce que ça a forcément du mauvais le réchauffement climatique....?


lundi 19 novembre 2007

Bruxelles aux Français?

Chers internautes de l'hexagone,


Certains me disent que bientôt la Belgique fera partie de la France... Pour y répondre, je peux assurer que cela n'arrivera jamais. Pourquoi? Déjà, ce n'est pas parce qu'il n'y a plus de gouvernement fédéral, qu'automatiquement, les Belges ne se sentent pas Belges. Le Roi, clé de voute de l'identité ici est toujours bien présent, et sans doute plus que jamais. Ensuite, un Belge est fier d'être Belge, et il a bien raison! Le fameux parti politique dont tous les français parlent en croyant qu'il y aura un rattachement, est une douce minorité, qui a sans doute la nostalgie des bombes napoléonniennes, des exactions fiscales, et de la destructuration d'un système... (un parti masochiste en gros... ou un amoureux de l'Atlantisme Sarkozien).


Bref, pour répondre; déjà un fait : la manif à Bruxelles, pour la sauvegarde du pays c'est ça:






Ensuite, le petit parti pour le rattachement ne fait largement pas l'unanimité des Wallons. Les Flamands ne désirent sans doute pas laisser non plus Bruxelles à la France, déjà qu'ils doivent la partager avec l'Europe, qui a détruit une bonne partie du patrimoine architecturale, et quelque part un bout du patrimoine national... Fini les belles maisons de la rue Béliard, place aux grands immeubles-bureaux froids et sans passion où s'engouffrent le vent du Nord, et les véhiculent du développement durable, je veux dire, ceux avec le gaz d'échappement!!


Je suis personnellement ému de voir selon les derniers chiffres que j'ai entendu, 35 000 personnes dans les rues pour montrer au monde que la Belgique est UN pays, chantant la Brabançonne, et précisant le problème que constitue cette fausse idée de l'éclatement. Je ne suis pas Belge, mais lorsque je vois leur mobilisation, je me dis que les Français ont beaucoup à apprendre. Ici, ce sont les politiciens qui foutent la merde, et c'est le peuple qui réagit, qui s'unit autour de sa devise, "l'Union fait la force"; "Eendracht maakt macht ". Prenez de la graine, ça c'est de la mobilisation, sans langue de bois. MERDE AUX POLITICIENS ET VIVE LA BELGIQUE!!!!!


Et que Sarkozy qui se fait défenseur des Belges n'espère pas ramasser les miettes d'un conflit politique. Un pays ne se construit pas sans son peuple, et à mon avis, ici on l'a bien compris.


Je n'ai qu'une chose à dire:

Vive la Belgique ; l'Union fait la force; et Eendracht maakt macht!!!!!!!!!


et en plus ils savent le faire avec humour.






Je reproduits ici un article de la Libre Belgique:

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ÉDITORIAL

L'Union fait la force FRANCIS VAN de WOESTYNE en ligne le 21/03/2005-
D'Ostende à Arlon, d'Ypres à Verviers, d'Anvers à Couvin, une majorité de Belges, de Flamands, de Wallons et de Bruxellois rejette l'idée d'une désunion de la Belgique. À une très large majorité, et ce dans les trois régions du pays, le souhait est le même: garder un pays uni. Une volonté que l'on peut ainsi traduire: ne nous laissons pas entraîner par les forces centrifuges qui poussent à l'éclatement du territoire national, concentrons nos efforts pour faire de la Belgique une terre de prospérité, de dialogue, de tolérance.

Ce n'est peut-être pas un hasard si ces résultats atteignent, maintenant un tel niveau (oui à une Belgique unie à 87pc). Les personnes sondées n'ignorent pas que les hommes et les femmes politiques, entraînés dans une nouvelle et chaotique négociation institutionnelle par la seule volonté des partis flamands, s'apprêtent à conclure un compromis organisant la scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Le message est clair: n'allez pas trop loin, évitez que les accords, compromis et autres pactes ne rendent irrémédiable la scission d'un pays auquel, visiblement, ils tiennent.

Que l'on se comprenne bien: «uni» ne veut pas évidemment pas dire «unitaire», nostalgique d'une Belgique de papa. Il faut faire fonctionner le fédéralisme tel qu'il a été conçu pour répondre aux aspirations logiques et légitimes de Régions aux caractéristiques sociales, économiques, environnementales bien différentes. Cela, les Belges l'ont bien compris. La domination culturelle des francophones, puis économique des Flamands, avait conduit la Belgique dans l'impasse, gangrenée qu'elle était par des crises politiques à répétition due à une méfiance réciproque.

Ce que les citoyens demandent aujourd'hui à leurs responsables, c'est de faire fonctionner un fédéralisme adulte dans lequel chacun s'écoute, se respecte et au besoin s'épaule. Ce n'est pas à l'intérieur du pays qu'il faut organiser la concurrence et la rivalité: Flamands, Wallons et Bruxellois doivent au contraire compter sur leurs complémentarités pour accroître leur bien être économique et social. La devise des Belges conserve tout son sens: l'union a fait et doit encore faire notre force.


© La Libre Belgique 2005

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Si vous notez la date, vous remarquerez, que c'est un sujet déjà ancien... La France vient pourtantn, qu'en fin 2007, de se rendre compte qu'elle a une voisine! Et pourquoi? Pour raconter des sotises, dans l'espoir d'un esprit colonial encore très présent (comme si nous n'avions pas fait suffisamment d'horreur depuis là) de mettre la main sur elle...

Sachez aussi, que la Belgique aurait un peu de mal à concevoir un pays comme la France, qui est encore largement homophobe dans son esprit, je ne rappelle pas la mise en examen d'un certain maire écolo pour avoir marié un couple homosexuel; elle a dépassé le clivage national à travers sa culture ouverte sur trois aires : francophone ; néerlandophone ; germanophone. Pourquoi pensez vous que le coeur de l'Europe se trouve dans ce pays, qui a connu l'Espagne, la France, l'Empire, la Hollande, qui a constitué le berceau d'un art diffusé dans toute l'Europe, et pas Paris... La question se pose-t-elle encore? Le nombrilisme français ne correspondrait pas à ces enfants du cosmopolitisme.


Petit coup de gueule, histoire de remettre un peu la France à sa place. C'est un pays, rien qu'un pays, et avant de penser à mettre la main sur les autres, faudrait songer sérieusement à régler un problème de taille: Une politique qui craint des douilllllllllllllesss!!!!!!!
et histoire de se renseigner un pti coup avec des sites locaux, et prendre l'info à la source, je vous propose ce pti blog qui donnera un aperçu de l'amour du pays:

lundi 12 novembre 2007

Me voilà mes bien aimés lecteurs...

Quelques semaines sont passées depuis mon dernier billet. Beaucoup de rencontres, de visites ... Je tenais toutefois à confirmer que la soirée aux monts des arts avec Manu a été un réel dépaysement. Au son de la derbouka, nous avons chanté de la musique arabe, brésilienne, française et tant d'autres. Aucune crainte, l'éternel angoisse de l'autre n'a pu nous gacher la rencontre de personnes, issues d'horizons différents, mais réunies par leur réelle appartenance : l'espèce humaine.

Découvrir que le Marocain est comme moi, que l'Angolais a les mêmes désirs, que le Chinois rêve de liberté... On serait tous pareil, alors? Mais oui, bon sang! même le mal être nous unis. Le blanc est mal car la société le pousse à consommer toujours plus, c'est un éternel insatisfait. Le noir est mal car il pense à son peuple qui a tant souffert et qui souffre encore. L'arabe est mal car il est le bouc émissaire d'une société qui n'a pas assumé les erreurs du passé. Mais où sont les historiens qui ont un rôle primordial au service du peuple et non de l'Etat qui les utilise comme de gentils pantins? Ils doivent également se réveiller et crier haut et fort à l'injustice. J'ai la chance d'en tenir un, j'ai même la chance d'avoir celui qui a envi de dire : "Non,voilà..., c'tout" (private joke...)



Je ne peux le faire au nom de la liberté car elle n'a pas de sens, le jour où je pourrais dire que je suis libre, je serais sous terre pour l'éternité. Nous sommes tous quelque part conscient de nos chaînes, pourtant nous nous créeons l'illusion de liberté. La vie nous paraît sans doute plus facile, on a l'impression de la dominer. Triste constat quand on ouvre les yeux tout est illusion, il nous reste quoi? L'imagination bordel, le rêve quand on y pense maigre consolation. Même le rêve est conditionné par la société, je n'ai jamais rêvé des Pende du Kazaï ou d'un safari en moto. Par contre je l'ai pensé et cela est devenu mon rêve. Il faudrait donc distinguer 2 sortes de rêves? Le rêve conditionné par la société et le rêve issu de la pensée. Mais la pensée est aussi conditionnée? Je pars en vrille mes chers lecteurs, tout part dans tous les sens, il n'y a pas d'ordre sans chaos. Trouver la clé je n'ai pas cette prétention mais c'est à travers chaque rencontre que je comprends un peu plus la vie... Vous lisez trop les blogs, bonsoir!!!!








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Manu on the blog!

L'illustration vient de moi..., j'en cherchai une pour illustrer le pétage de cable, l'incompréhension, le chaos, la remise en question, j'ai trouvé celle de ce petit chien, qui lui aussi à besoin de trouver sa liberté... Résultat, il se paie un putain de paradis artificiel le pti démon... grrrrrrr