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dimanche 10 août 2008

Quelques travaux finis : mat électrique de Lalaing - Pierre bleue - Maison du Cygne


Comme on me l'a indiqué, le mat électrique de Lalaing a un quelque peu trouvé une nouvelle jeunesse. Il est vrai que lorsque j'ai découvert son existence, celui-ci semblait dans une situation un peu transitoire, pour ne pas dire un peu oublié autour de gros blocs de béton. Ce que je ne savais pas, c'est qu'un véritable projet de réhabilitation lui était dédié, et aujourd'hui, il présente bien mieux que ce que la première photo montrait. Alors pour allier présentation et conclusion, utilisons le bon vieux support des publicité amincissante:

Avant / Après





















Je ne sais pas si j'ai droit de citer ma source, mais j'ai appris par le mail qu'on m'a déposé, qu'un éclairage du mât est également prévu. Pour le socle, il est constitué de pierre bleu, ce qui me permet de faire une petite parenthèse pour cette pierre qui fait la fierté de la Belgique!

Elle est également appelée la pierre de Soignies, dont un ami nous a fait visiter il y a quelques années de cela la carrière, où y a travaillé longuement son père. Cette pierre séculaire, déjà exploitée et utilisée durant la période médiévale a été exploitée industriellement dès le XVII è siècle. En Belgique nous retrouvons des encadrements de fenêtres, des soubassements constitués à partir de cette pierre, le reste bien entendu... constitué par les éternels briquettes qui me sont si chères!
Pour l'anecdote, j'ai appris que cette roche est constituée des restes fossiles d'organismes marins cimentées par une boue calcaire. Pour ceux qui sont en quête de marbre, sachez que la pierre bleue offre elle aussi de nombreux avantages. En revanche... Attention aux contre-façons chinoises!


Encore pour information, amis alsaciens, la gare de Strasbourg dispose dans son bâti de pierre bleue, car outre la consommation nationale, la pierre bleue s'exporte et remporte apparemment du succès en Hollande, en Allemagne et en France.


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L'autre réfection terminée, est celle de la maison du Cygne, qui était en février couverte comme les maisons voisines de la Grand Place. Aujourd'hui la maison du Cygne est blanchie, et sacrement blanchie... et même redorée d'ailleurs. Enfin bref, voilà la première maison de la Grand Place qui a fait peau neuve. Marx ne la reconnaîtrait peut être pas... c'est vrai ça, était-elle blanche ou grise comme on s'imagine parfois le XIX è siècle...

vendredi 18 juillet 2008

Une Belgique politique pourrie....


La zone spéciale de conservation, le fameux espace naturel qui encercle le moulin de Woluwe dispose d'un accès limité, où un plaisantin écrit en dessous "aux francophones". Pourquoi je place ça ici....

Tout simplement parce que la Belgique politique a repris le flambeau du divorce communautaire. Yves Leterme n'a pas réussi son pari sur la réforme constitutionnelle et a déposé sa démission, ce qui entraîne une nouvelle crise politique, la recherche d'un nouveau formateur, un nouveau gouvernement et tout ce qui suit avec.

La situation va sans doute très vite se clarifier. L'enjeu paraît-il, est toujours le même, une volonté sécessionniste de la Flandre, les Wallons et Bruxelles refusant le divorce, certains pensent même sérieusement au rattachement à la France (témoigne la commémoration de certains bruxellois pour le 14 juillet.... vraiment....), bref on retombe dans les travers, alors qu'on oubliait presque ce spectre, tellement on n'en parlait plus.

Pourtant, quand on lit sur les blogs, sur les forums, on a deux visions de la politique en Belgique. Les politiques, qui se trouvent des excuses et qui font d'une discussion soit disant révélatrice des tensions communautaires, comme la volonté du Peuple, alors que de l'autre côté, une population qui semble aux antipodes de ces débats politiques fatigants. Mon problème, c'est que je ne sais pas ce que racontent les flamands à ce sujet sur leurs forums...

En tout cas, il y a une chose qui est claire... Si la palme d'or de la diplomatie devait revenir à quelqu'un, c'est bien aux politiciens belges. Je n'ai jamais entendu parler d'un Etat aussi fort en négociation qu'ici. Trois mois durant lesquels, l'équipe Leterme a parcouru les couloirs et les salles des communautés pour mettre à plat l'ensemble des dossiers. Certains accords sont sortis, malheureusement tout n'a pas été réglé. Mais quelle ténacité, et quel courage politique, dommage qu'ils ne claquent pas le point sur la table et rappellent à tous leur identité belge avant tout et d'une histoire incroyable qui a permit à ce petit pays d'être là où il en est aujourd'hui.

La maison de blanc rénovée


La maison de blanc, grand magasin de linge du XIXè siècle du centre de Bruxelles, située rue du Marché aux Poulets, est totalement rénovée, du moins la partie supérieure. Lorsque je suis arrivé à Bruxelles, et que j'ai participé à la Biennale Art Nouveau, combien de fois ai-je entendu parlé du désastre urbanistique qu'a été cette maison... notamment du fait que l'on y trouve un casino en-bas qui a totalement massacré la devanture de l'ex-magasin.




Dernièrement, en passant par cette rue, j'ai été frappé par les couleurs multiples, du ocre au dorure, et surtout la restauration des panneaux de Privat Livemont. Bref que du bonheur. Au moins, le centre a retrouvé l'un des éléments Art Nouveau a ne pas manquer, et tout de même signé par un grand nom de cette richissime période que constitue l'architecture de la fin du Grand Siècle!

Du nouveau mobilier urbain en ville

Un plot de travaux... dans un parc, comme un rond-point, établissant un sens directionnel pédestre, ou tout simplement servant de banc?

Le parc de la Putterie, tout comme l'Albertine et encore celui devant Sts-Michel-et-Gudule accueillent un nouveau mobilier urbain, fraichement établi depuis environ une semaine. La ville de Bruxelles a en effet organisé un petit concours pour redynamiser ou tenter une nouvelle expérience du parc, à travers un mobilier plus design ou plus contemporain.


C'est pourquoi un énorme plot de signalisation orne le parc de la Putterie, ou une limbe, ou encore des bancs profilés. L'initiative part donc d'une nouvelle décoration urbaine, et c'est pour trois ans minimum que les oeuvres qui ne sont finalement que du mobilier absolument à utiliser seront exposées dans les trois sites.

Le plot et la limbe sont les deux que je préfère. Le plot parce qu'il est omniprésent dans le milieu urbain et qu'au lieu de signaler des travaux, pour une fois, signale une zone de repos, ou une zone de plaisance, et la limbe, parce qu'on ne sait pas vraiment comment s'y prendre.

Les deux concepteurs de la limbe ont exprimé le souhait que les gens s'en servent vraiment selon leur envie. Ils craignaient qu'elle soit plutôt perçue comme une oeuvre, et qu'on n'ose pas trop s'en approcher. Apparemment, cette crainte a vite été effacée, puisque je ne suis jamais passé devant, sans qu'elle ne soit utilisée... là, un groupe de jeune qui y profite du bon temps, d'autrefois, des gens qui tentent la résistance du filet, ou le prenant comme un trampoline, d'autre couchés, faisant une petite sieste avec vue sur la capitale, bref, une limbe multi-usage!

Le lauréat de St Michel et Gudule semble, pour sa part avoir moins de succès, d'autant, selon moi, que la ville a mal géré le coup. Ces bancs profilés ont un souci esthétique intéressant, malheureusement, sur ce même site, un autre banc rival semble imposer sa loi, ou semble faire preuve d'un narcissisme plus important. De plus, cela fait un petit moment qu'ils y sont.

Ce mobilier est une sorte de chaise-longue, où l'on est assez à l'aise à vrai dire. Je ne sais pas s'il fait partie d'un autre concours, en tout cas, l'idée est très bonne. Les Japonnais les prennent en photo, les gens se prélassent tranquillement dessus, et les touristes l'ont élu comme lieu de méditation et d'observation de la belle cathédrale. Bref, au temps du Faucon, c'était le lieu idéal pour observer les mouvements éventuels en ne faisant aucun effort, sauf se réchauffer du froid hivernal. Le seul hic à cette idée que je trouve aussi génial, c'est l'endroit choisi... Pourquoi ne pas avoir pris un parc où l'on est au calme, plutôt que St Michel et Gudule qui ressemble à un énorme rond-point où circule les taxis, les bus, les voitures, où le calme n'existe quasiment pas...
Bruxelles est donc en train de revêtir de nouveaux habits. Quelle idée géniale de proposer un attrait urbain à travers le mobilier.


Pour la référence liée à tout ce qui se cache derrière ce mobilier urbain:

http://www.parckdesign.be/fr

mercredi 16 juillet 2008

Un blog à voir absolument

En cherchant des informations, je suis tombé sur un blog; "c'était au temps ou Bruxelles brusselait":


Il est vraiment, mais alors vraiment très riche, et ouvre de multiples perceptions de la ville, à travers ses attraits historiques, culturels, de pratiques sociales, etc etc.... Bref, c'est à découvrir absolument.

De plus, il est agrémenté d'une photothèque totalement hallucinante, presque digne d'une illustration encyclopédique, avec, en rapport des photos d'époque et des photos actuelles.

Encore une belle base de données avec un travail incroyable!

Le site est en lien sur le côté gauche, des blogs sur Bruxelles

mardi 24 juin 2008

Un hôtel dans une église?


Dans le registre des histoires intéressantes, une plus d'actualité, est celle concernant l'église jésuite face au Botanique. Depuis quelques années, celle-ci est totalement désaffectée, les pères jésuites ayant décidé de rejoindre une nouvelle demeure. On y organise aujourd'hui des concerts (comme les Verts l'ont fait il y a quelques jours), mais très bientôt, toute activité va toucher à sa fin, puisque ce monument sera totalement réhabilité.

Quant on dit réhabilité c'est vraiment le cas! On va y aménager un hôtel de luxe, aménager paraît-il aussi une piscine, et dégager la cloche. Et dans cette partie du clocher, devrait se trouver la suite la plus luxueuse de l'hôtel, à savoir la chambre présidentielle! Rien de moins. Enfin c'est le gros projet, qui semble surfer sur la vague de l'acceptation.

Bon des projets de ce genre ont déjà leur précédent à Bruxelles, puisque l'église des Brigittines est devenue un centre artistique, et un concert en ces lieux reste quand même un événement à voir au moins une fois. De plus, l'église du Gesu près du Botanique a une particularité intéressante, c'est que derrière sa façade, il y a un cloître assez important, ce qui offre au futur hôtel une place de choix, et surtout de l'espace. L'église n'en sera que la fantaisie de celui qui aura les moyens de dormir dans son clocher.

Mais ce que j'ai vraiment trouvé intéressant sur ce projet, c'est la façon dont l'accord a été conclu. En Belgique, tout comme dans les autres pays européens, notamment dans le mien, ma chère France, on a vu ces deux dernières années des tentes se monter sur les places publiques, pour rappeler aux gouvernants le problème du logement, et surtout celui des SDF! Promesses, et promesses, pourtant les choses ne bougent pas vraiment plus que cela. D'ailleurs en Belgique, le type qui était sensé s'occuper de cette question a été très vite viré du gouvernement constitué suite à une mauvaise blague où on le voyait dans sa voiture stationné devant les institutions, prétextant qu'il était victime lui-même de la crise du logement (cf un lointain billet précédent).

Pourquoi revenir sur ça... Lorsque les jésuites ont quitté leur cloître, ils ont émis un projet tous ensemble, qui était différent de celui qu'ont voulu mettre en place des associations d'aides aux logements, de lutte contre la précarité, et de soutien aux sans-papiers. En effet, les jésuites partis, les SDF, les sans-papiers ont investi les lieux, aménagés par des associations, qui espéraient établir dans ce large espace, une ASBL de réinsertion dans la société, en utilisant ces locaux pour loger ces populations déshéritées, et les aider à partir d'un nouveau point d'appui et d'une structure bien présente un retour à la vie. Les Jésuites comme je le disais n'avaient pas prévu ça, puisqu'ils avaient déjà vu le fameux projet de construction d'un hôtel luxueux dans leur cloître, où l'on y mène en général une vie tournée vers la méditation, la chasteté et la pauvreté, un peu comme le Christ. L'idée associative apparemment les a moins touchée que le cachet des investisseurs, et ils ont demandé à ce que les SDF soient expulsés de ce haut lieu, où règnera désormais l'argent (il faut bien payer les chambres), la chasteté... n'y croyons guère dans un hôtel aussi luxueux soit-il, et la méditation? hmmmmmm....

Les jésuites sont entrés dans le monde en sortant de leur cloître, et apparemment, ils ont vite rattrapé leur retard!

lundi 9 juin 2008

Porte ouverte des Institutions Européennes

Ce week-end, le relais de la semaine en terme de visites et festivités porta nos pas vers les Institutions Européennes, qui ouvrirent leurs portes. C'est un événement annuel, puisque dans la journée, plusieurs personnes expliquèrent à d'autres personnes, qui le racontèrent à d'autres et j'm'arrêterai là, qu'ils ont déjà visité les Institutions les années précédentes, et qu'ils trouvèrent ça intéressant.


Néanmoins, lorsque l'Europe s'ouvre, c'est 19000 personnes selon les chiffres recueillis par la DG communication des I.E. qui font la queue aux portillons des bâtiments.
Alors qu'est-ce qu'était cette porte ouverte? L'Europe se doit d'être un peu plus proche de ses citoyens, et pour cela, une fois par an, nous avons le droit, sans aucune démarche administrative ou demande quelconque, la possibilité de pénétrer les immenses bâtiments où fourmillent les fonctionnaires de la C.E.

Une ballade du Parlement à la Commission, passant par le Conseil économique et social, ponctuée de danses folkloriques donnant un aperçu de la richesse culturelle de notre grande Europe unie, puis un florilège des Partis politiques nous représentant, s'étalent devant nos yeux embourbés dans cette masse humaine qui se précipite de stand à stand.


Bien entendu, ce n'est pas pour autant que l'on aurait croisé Baruso dans les couloirs, nos députés européens qui tenaient stand par pays, ou bien encore de réelles informations concernant les enjeux européens, enfin quelque chose qui explique vraiment l'oeuvre de cette journée. Pour ainsi dire, nous étions projetés dans un amas de population flottante circulant en vague rapide aux stands où l'on distribuait des souvenirs, des prospectus, des posters. De temps à autre, un stand plus intéressant que l'autre, comme celui du développement de la nourriture bio, où l'on prend le temps de discuter avec le visiteur, où l'on nous exposa clairement les revendications et proposa au milieu d'un apéritif bâtonnets de carotte et vin bio de signer une pétition contre les mesures européennes concernant l'obligation d'additifs chimiques aux aliments biologiques pour enfant.
Mais ça... ça doit être le côté vert, un peu baba cool, on gère par habitude des manifs, on sent la droite plus dépassée de ce côté là, et étrangement le PSE aussi...


Tout d'abord, nous nous sommes arrêtés au Parlement Européen, admirant la grande salle des débats où se joue réellement la destinée de l'Europe. De là, nous avons déambulé dans les larges couloirs, offrant parfois le sentiment d'être dans une réelle ville couverte, où s'enchaînent les oeuvres d'art dans les cages d'escaliers, ou dans les grands halls.


De là, nous nous sommes rendus au Berlaimont, où se trouve la Commission Européenne, ce fameux bâtiment qui a tant défrayé la chronique, par sa laideur. Bon, il est quand même un peu plus beau maintenant. En revanche, j'ai trouvé sa structure assez incompréhensible. Je n'ai jamais réussi à comprendre comment je m'étais retrouvé d'une aile à une autre... Un petit commerce s'y trouve, où l'on peut acheter des boîtes de chocolat, des journaux d'un peu partout etc etc... Bref, une sorte de petit Relay, mais cher.


Enfin, notre journée s'acheva dans le bâtiment du Comité économique et social, où les régions se sont retrouvées pour faire un petit peu de marketing territorial. J'y ai retrouvé à ma grande surprise deux choses sympathiques, déjà le Frioul, région d'origine de la familia, qui vendait pour 10€ un Verduzzo très très bueno, et ensuite, et là, grande surprise, la ville de Mulhouse qui exposait de la documentation à un stand! Après avoir discuté un peu, le type m'expliquait que Mulhouse bénéficiait d'une bonne représentation à l'Europe parce que l'Alsace payait en pot commun et non par ville représentée auprès de la commission, et que Mulhouse a tant d'aménité qu'il aurait été dommage qu'elle n'ait une bonne représentation!

Mais bon, le résultat réel de cette journée?


L'Europe nous a paru en mal de popularité, et pour cela, elle dût soigner son image. Les portes ouvertes ont vraiment été gâchées par la superficialité de l'événement. Nous étions donc surtout là pour voir les bâtiments, et prendre un bain de foule, voir l'un ou l'autre groupe folklorique, et ensuite, et à mon avis, vu l'avidité avec laquelle les gens se jetaient sur les stands à cadeau, pour récupérer le max de souvenirs gratis.

Résultat?













Nous avons 5 sacs en toiles estampillés Europe, de la documentation en double, triple, quadruple, une lampe de poche gagnée à un quizz bidon, des règles de mesure au nom de l'Europe, environ 8 stylos différents (europe, partis politiques, DG spécial), 4 peluches bleus avec l'Europe comme noeud papillon, un étui pour CD, des crayons et craies grasses de couleurs, mais nous avons râté les parapluies européens, les casquettes européennes, et sans doute d'autres choses encore....


L'image de cette journée?


Des gens rentrant avec pleins pleins de cadeau, sur la route du retour, on pouvait croire à un exode... Des gens les bras pleins de bagages déambulant l'air blafard dans les rues des institutions.











Nous, c'était pareil, puisque certaines choses nous intéressaient également, mais nous avons évité de faire les stands juste pour demander le sac en toile. D'ailleurs je me demande vraiment à quoi tout cela aura pu servir.
L'Europe a en tout cas gagné sa journée par autant de surprises distribuées. Néanmoins, elle nous est restée froide, inaccessible, sans réelle accompagnement à la compréhension de son rôle. On nous a jeté son faste à la figure, mais au-delà, qu'en retenir?

Peut être ce discours contradictoire sur le développement durable, la réduction de l'utilisation du papier, l'utilisation de matières synthétiques ou renouvelables pour économiser le pétrole dans les fibres textiles.... L'image de la documentation accumulée
est assez parlante à mon avis, sachant que 19000 visiteurs ont été présents, et combien de déchets y a-t-il eu encore... Bref, l'Europe, même dans sa campagne de proximité reste bien loin de ses citoyens et dans un monde très technocratisé.

mardi 3 juin 2008

Et cette semaine, l'Europe nous met au vert!

Cette semaine du 3 au 6 juin l'Europe nous met au Vert, en déclarant son ou sa "Green Week". Pour l'occasion, durant ces 3 jours, l'Europe se transforme en une sorte de festival de Cannes du film scolaire, au Grammy Award de l'environnement, et aux sessions de discussions sur les différents thèmes environnementaux. Bref du boulot en perspective!

Néanmoins, ces trois jours concernant l'environnement font suite à la fête de l'environnement qui eut lieu ce 1er juin 2008 au Cinquantenaire, où des associations, des collectifs, des centres de recherches, etc, ont exposé leurs trucs et astuces environnementaux.

Par exemple, comment faire son thé, en utilisant l'énergie solaire? Très simple: "Il suffit de prendre une coupole incurvée, sur laquelle on colle des miroirs, orientés vers une structure métallique au centre de la coupole. La placer face au soleil, et laisser bouillir!"

Le vélo est aussi énormément plébiscité, sans compter que de nombreuses associations valorisaient le patrimoine environnemental de la ville, tel que la Nederpede à Anderlecht, les parcs, les fermes pédagogiques, puisqu'on y a vu un âne, un mouton, deux brebis, etc etc...

A côté de tout cela, on pouvait déguster des churros bio, avec de l'huile végétale bio, de la farine bio, du sucre non raffiné bio, une barquette biodégradable et un petit bâtonnet en bois pour les piquer. Comme quoi, tout est possible. Puis les stands des frites bio, du fromage bio, du vin bio (Oxfam était là) se succédaient jusqu'à ce que nous arrivions près du podium, où un concert bio, non j'déconne... était donné.













Et au podium, entrèrent sur scène CirKus et Neneh Cherry! Une fois de plus, en terme de concert gratuit de qualité, merci... BRUXELLES!!!!!! enfin... la fête de l'environnement. N'empêche qu'en faisant un tour dans cette exposition, on se rend compte qu'il suffit d'un presque rien pour se mettre à la page écologique... Va falloir que j'y songe sérieusement aussi moé!

dimanche 1 juin 2008

la magrittamania

Bruxelles va enfin se doter d'un musée Magritte. Bon j'avoue, ça fait bien longtemps que nous sommes au courant, mais c'est que les travaux ont commencé, et que hier, en descendant à la Zinneke Parade, un panneau de signalisation routière semblait s'impatienter de l'ouverture du musée. En fait, la ville se pare, de-ci, de-là, d'indices d'une effervescence pour Magritte. Enfin, ça c'est ce que j'en dis, histoire de justifier mes photos!

Pour le musée, il ouvrira ses portes selon les dires actuels, le 9 juin 2009, regroupant près de 170 oeuvres du peintre. Magritte aura enfin un musée qui lui sera consacré (il y en a déjà un, son habitation, mais dont je ne trouve personnellement pas indispensable de s'y arrêter, j'ai été assez déçu par leur exposition), où le surréalisme sera au rendez-vous. C'est maintenant qu'André Breton se mordra les doigts! Lui qui a envoyé une lettre à Magritte, lui expliquant qu'il n'était pas un véritable surréaliste, et qu'il ne lui prédisait nullement une carrière fulgurante dans ce courant...

Pour la devantures, nous avons droit à "l'empire des lumières", c'est un régal maintenant le Mont des Arts, avec cette toile qui s'offre à nous!
et puis, ça fait un peu surréaliste, non la façade tirée en rideau sur une des oeuvres la plus connue du célèbre peintre?


Et comme je le disais, à Porte de Namur, un panneau de signalisation a décidé de coiffer ce qu'il averti d'un merveilleux chapeau melon, avis aux amateurs de Magritte.



jeudi 29 mai 2008

Un crash à Zaventem

C'est une information qui est relativement bien développée dans l'ensemble de la presse, et qui a fait couler beaucoup d'encre ces derniers jours. Dimanche 25 mai, un avion cargo de la compagnie américaine Kalitta Air s'est crashé à l'aéroport de Zaventem, ne faisant aucune victime, en revanche de spectaculaire dégâts matériels concernant la machine.
Néanmoins, il paraît que ce crash pose d'importantes questions. Kalitta Air travaillerait de façon régulière avec l'armée américaine et la CIA. Elle est déjà apparue dans des rapports concernant du transport d'armement vers le monde Arabe, transitant souvent par la Belgique. De plus, il y a la question liée à sa présence sur le tarmac de Zaventem, alors qu'elle est habituée à l'aéroport de Bierset. Bref, que d'interrogations, stimulées par la présence de soldats américains qui surveillent l'appareil. La déclaration de l'ambassade américaine précise que c'est à cause de la présence de courrier diplomatique que ce déploiement a été établi.

Bien, mais ceci étant dit, et l'atmosphère générale établie, il y a une question que je me suis posée quasiment depuis mon installation à Bruxelles: et si un avion se crashait dans la ville...? Les avions au-dessus d'Evere, ceux qui passent toute la journée à diverses altitudes au-dessus d'Ixelles, au-dessus du centre-ville, etc etc... Il est étrange qu'on puisse admettre un tel risque au-dessus d'une ville, proche d'une telle concentration d'habitants. A croire que jouer avec le feu, avec un tel risque majeur n'inquiète pas plus que cela les autorités...

Depuis quelques jours d'ailleurs, et apparemment c'est faisant suite à ce crash, puisqu'une piste est du coup inutilisable, le trafic aérien s'est intensifié au-dessus de la ville, et surtout le plus insolite est l'altitude assez basse des avions. Je me demande si les pilotes eux-mêmes ont des sueurs froides en abordant l'aéroport de Zaventem. Les nuisances ont aussi augmentés, le phénomène NIMBY risque peut-être de devenir plus étendu qu'à la simple zone de Zaventem, où l'on a réclame l'affaiblissement du trafic nocturne. DHL a d'ailleurs déménagé après quelques années d'âpres combats des associations d'habitants.

Bref, que de choses à dire à ce sujet pour Bruxelles!










les photos des routes aériennes au-dessus de l'appart', Evere, et entre les membres de l'Atomium.

http://www.bruairlibre.be/crash

Sur ce lien, un dossier intéressant concernant l'éventualité d'un crash à Bruxelles. Franchement dit, c'est plutôt flippant!

jeudi 24 avril 2008

et c'est reparti! (suivi du faucon pélerin)

Me voilà de retour dans la capitale de la Belgique, et dans notre grande machine à vapeur européenne. Il va falloir un peu de temps que je me remette en marche, puisqu'avec deux semaines et demi d'absence, j'ai sans doute dû rater énormément de choses. Sans compter qu'avec tout le boulot que j'ai pour les prochains temps, j'me demande ce que j'vais réussir à pondre.

Bref, ceci étant, il y a tout de même quelque chose à dire sur Bruxelles, puisque même en Alsace ou ailleurs, je reste en alerte. TF1 a fait un sujet récemment dans son 20h, au sujet de la ville, pour un fait exceptionnel!

Hé oui, le fameux retour du Faucon pélerin, installé dans une niche de la cathédrale Ste Gudule. TF1, depuis l'accession de Pernaut à la rédaction est devenu le spécialiste de ce genre de sujet, avec témoignage à l'appui des badauts et des spécialistes des questions. La fauconne (?) a donné naissance à quelques oeufs, qui deviendront des petits faucons pélerins à leur tour. Une webcam a été installée également au niveau du nid, pour que les personnes intéressées puissent suivre le cours des événements.

Faucon pélerin à Bruxelles
Vidéo envoyée par Vince

Un couple de faucons pélerin qui niche pour la 4ème année de suite en plein Bruxelles dans le clocher de la Cathédrale Saint-Michel et Gudulle.


C'est une véritable fête, bien que Nancy revendique aussi son faucon pélerin, dans le sens où l'espèce est extrêmement menacée. Elle aussi, comme d'ailleurs les humains, mais on doit mieux résister pour le moment, est touchée par la pollution et l'empoisonnement des terres agricoles. Mais qu'on soit rassuré, il paraît que les efforts depuis ces dernières décennies pour stopper l'abus des produits tel que le DDT, permettent un "come back" de l'espèce!

Alors longue vie aux "fauconets petits pélerins"!

dimanche 30 mars 2008

Histoire D'autopompe

La semaine passée, je rendais des DVD au passage 44, lorsque j'me suis laissé amadouer par les travaux de la Tour des Finances (cf. billet précédent). Devant, une camionnette peu banale était stationnée, qui me rappelait des images d'archives des manifestations contre le gouvernement Pinochet au Chili. Les manifestants étaient arrosés pour mieux les dispersés.

Jamais, j'n'aurai imaginé qu'en Belgique j'aurai pu rencontrer une telle machine, d'ailleurs, j'avoue que j'ai mis quelques jours pour vérifier l'utilité de celle-ci. En plus, pour trouver les références d'un véhicule de la police sur internet, en se basant sur une photo, c'est quelque chose. J'en profite ici pour saluer une fois de plus les fans, ou les collectionneurs de toutes ces choses, qui parfois servent à de simple curiosité comme celle de l'autopompe!

Alors voilà la machine, dont il faut savoir, que la police fédérale belge a offert ses services à l'Irlande du Nord, pour qu'ils puissent tester l'autopompe contre les manifestations, notamment lors des problèmes que posent la fameuse marche protestante dans les quartiers catholiques. Donc, sachons qu'en Belgique lorsqu'on manifeste, on court le risque de prendre une bonne douche, dont la puissance du jet, selon les infos que j'ai pu lire, peut être suffisamment puissante et même précise pour neutraliser un homme qui tente de caillasser la patrouille.

Mais le plus désolant dans l'affaire, c'est cette manifestation des pompiers de la ville de Bruxelles, qui demandaient une revalorisation de leurs salaires et une reconnaissance de leur statue, et non plus être perçus comme de simples volontaires [pompiers qui ont récemment défrayé la chronique, puisqu'ils ont demandé à l'Etat qu'on leur fasse sauter les contraventions pour feux grillés, pour excès de vitesse lorsqu'ils sont en urgence... Ben oui, il faut rouler au pas, même si ça brûle]. Bref, la police a armé ses autopompes et déverser de l'eau sur les pompiers, comme pour éteindre l'incendie qui s'est mis à brûler dans leurs coeurs survoltés... Ils ont l'âme de la poésie ces policiers...

Les pompiers manifestent
Vidéo envoyée par CthulhU

Un collage de quelques moments de la manif rapportés par un pote pompier. Merci Antoine pour les sources.


mercredi 26 mars 2008

les travaux de la tour des finances


Depuis quelques longs mois, la tour des Finances de Bruxelles, face au Botanique est en rénovation ou construction, c'est plutôt difficile à dire, vu l'étendue des travaux...

Les travaux ont plutôt bien avancé, puisqu'au début quand je suis arrivé à Bruxelles, il n'y avait pas de vitrage, et on continuait encore à augmenter les étages.






Depuis quelques jours cependant, il y a un nouveau venu sur le chantier qui attire apparemment quelques journalistes, photographes, Bruxellois avides de voir les changements de leur ville, et moi... C'est cette fameuse grue, qui hisse tout en-haut de la tour de verre les structures encore utiles aux derniers étages. Une machine non pas surprenante, mais tout simplement énorme, monstrueuse, amarrée au sol par de lourdes tentacules... Bref impressionnante, y'a de quoi savourer en tout cas.






C'est un sacré projet qui se renouvelle, puisque avant que l'on ait cette tour plus design, il y avait un bâtiment un peu différent dans son concept, dont il paraît qu'il n'a jamais été terminé. C'est ce que j'appelle l'architecture soviétique de Bruxelles, j'y reviendrai dans de prochains billets. Il date apparemment des années 1950, une architecture froide, massive, mais sans doute très utile!

Alors voilà:




Le bloc central de béton très concept, mais il paraît qu'il devait être décoré, suite à un manque de financement, ça été abandonné, et la tour est restée inachevée...

Pour la nouvelle tour, il devrait y avoir une antenne qui couronnerait le bâtiment. A chacun son design finalement. C'est dommage, moi j'aimais bien ce bloc brut de béton, bien que j'ignorai que c'était dû à un manque de financement. Il y aura toujours de quoi nous étonner dans cette ville!

samedi 15 mars 2008

Michou le Drucker sur la Grd Place

Un an bxl en reportage sur la Grand Place en fin d'après-midi. Non, c'est donné de l'importance à une présence mue de curiosité, passant par le centre en rentrant. J'en ai profité pour voir les grandes installations pour l'émission spéciale "Tenue de soirée" co-réalisée par la RTBF et France 2. Ainsi, Michel débarque dans la "belle ville" de Bruxelles, et passe en continue durant toute la journée sur la chaîne francophone, pour prévenir la Belgique qu'il va passer samedi soir à la téloche.


Après avoir passé les barrages de police qui ont totalement fermé la Grand Place, du moins la ceinture, car elle est toujours accessible au public, on arrive à une moitié de l'espace occupé par la régie télé, les voitures etc, et l'autre moitié par le chapiteau qui comprend la scène et l'espace VIP du public.



Lorsque j'y suis arrivé, quelques japonais prenaient des photos devant le palais communal, pendant que Franck Adamo faisait ses essais de voix sous le chapiteau. Mais ils ne prêtaient guère attention à la grande star internationale, dont il paraît à grand succès dans leur pays...

OUIIIIIIIIIIIIIII!!!!! J'ai vu Franck Adamo [grande erreur, c'était Frédéric François]!!!!!!! il chantait:
"Je t'aime à l'italienneeeeeeee,
oh oh oh oh
je t'aime à l'italienneeeeeeeeeee

euh!! Herrrrvé, ma qué y'a oun petit probléme dans lé rétour"

ouai, il avait un léger accent italien quand même. Donc, comme Adamo s'exerçait, j'suis resté pour écouter. En même temps, j'en ai profité pour regarder un peu comment se passe la mise en image, épaté par la maîtrise de la caméra montée sur une rampe amovible, par son utilisateur. Puis, au fond, j'remarque l'écran de projection de ce qu'il filme, et là, j'suis encore une fois épaté par la grandeur de la scène, alors qu'elle est en fait, assez petit. La magie de la télé, et l'écran large sans doute, alors pour ceux qui pensent que c'est énorme, il faut savoir que la scène est assez pitite!

Bref, après ça j'suis rentré, puisqu'il n'y a pas grand chose à y faire de plus.... Et d'ailleurs, Michel n'était même pas là!

Sinon, comme j'ai eu l'occasion de voir la répétition du père Adamo, j'ai pu voir le charmant couple de danseur qui accompagnera le chanteur sur son medley de ses "plus grands succès". Les pauvres, devoir trouver une chorégraphie sur ces chansons, qui font effet d'une bonne fête champêtre, ça doit être plutôt difficile... Mais ils s'en sortent bien, leur performance donne un vernis artistique absolu je trouve, à son pot pourri musical. Donc en avant première, vous avez les photos de la scène et de la place. Ce soir, il y avait déjà activité autour de la scène, allez savoir pourquoi, il parait qu'il y avait une petite soirée à partir de 21h15, mais l'émission télé passera demain sur les chaînes France 2 et sur La Première.

Que de surprises à Bruxelles... n'empêche que j'ai vu Adamo!

samedi 8 mars 2008

Eros center/villa tinto revu pour d'Aerschot

Comme promis, un petit billet au sujet du projet de Franky De Coninck.

Franky (prénom bien choisi pour faire cliché dans le milieu) est le patron de la Villa Tinto d'Anvers. Il proposa en 2006 par courrier à la Commune de Schaerbeek de construire un complexe où pourraient travailler dans des conditions sanitaires strictes et sous contrôles les prostituées de la rue d'Aerschot. Pour cela, il propose un projet sur le principe de la villa Tinto d'Anvers.

La DH, qui semble la plus informée... nous en dit, que les esquisses du bâtiment ont été pris en charge par l'architecte Pierre Blondel, actuellement sur le projet du quartier Léopold en cours de construction du côté de l'Europe, du gros en quelques sortes. Ce projet consiste en un bâtiment de 750m² en surface au sol, sur 8 étages, avec dans les sous-sols, un parking, puis dans les étages, des commerces, et bien entendu des cabines de prostituées, ainsi que des appartements et des studios. Afin d'assurer la sécurité, il propose l'installation d'une antenne de la police dans les locaux. Et dans sa bonne âme, la location d'un carré pour une prostituée ne serait que de 75€ par journée, alors que selon lui, un carré coûte actuellement à une prostituée environ 200-250€. Pour se faire une idée, il est dit sur des forums qu'une prostituée demande entre 30 et 50€ la passe, soit de 4 à 8 passes dans la journée, simplement pour payer la location... à compter de 10 à 30mn l'acte sexuel octroyées, cela veut dire qu'une prostituée peut passer à 1h de travail à 6 heures pour les tarifs les plus élevés et les plus longs... Plutôt inquiétant! Bref, De Coninck apparaît presque comme un sauveur, si l'on admet que la prostitution n'est pas une mesure de dernier recours à la précarité des femmes, et qu'elles font usage de leur bon droit sur leur propre corps, passant notamment par sa commercialisation, en tant qu'objet consommable, un réceptacle comme le chantait j'ne sais pas plus qui dans une chanson qui prônait la tristesse d'un monde en décrépitude.

Bref, mais nous voilà à qu'est ce que la villa Tinto, qui n'est plus un projet mais bel et bien un temple du sexe en activité. Le bâtiment regroupe 51 cabines et un poste de police situés dans les rues piétonnes de Shiperstraat, le client entrant par une courte galerie. Chaque cabine des prostituées est reliée à l'antenne de police par un dispositif. Tout est standardisé, les dimensions de la cabine, les ambiances luminaires, une femme de ménage passe après chaque pause de 12h et les prostituées les louent pour 12h au maximum 6 jours par semaine. Toutes les femmes peuvent louer ces cabines, occasionnelles ou permanentes, il suffit de déposer sa carte d'identité, une caution de 100€, et c'est parti. Pratique, il encourage même quelque part la prostitution, puisqu'il n'y a là, aucun conflit de territoire, n'importe qui peut s'y prostituée, à condition d'accepter d'être fichée par la police. Il paraît que l'endroit étant semi fermé offre aux prostituées une meilleure reconnaissance, car l'ensemble des personnes qui y pénètrent sont des clients potentiels et non des jeunes comme j'en ai cité dans mon billet précédent, qui sont là pour insulter, braver un interdit qui n'en est pas un et se sentir en surpuissance face à un phénomène qu'ils ne comprennent pas forcément encore très bien.

A préciser, que la plupart de ces informations datent de novembre 2007, depuis lors, je n'ai rien trouvé de neuf sur la question.

samedi 2 février 2008

Un petit air de nostalgie...

"AVEC LA SABENA VOUS Y SEREZ DEJA"

Petite nostalgie de l'air Sabena sur Bruxelles durant cette après midi. Perso j'n'ai jamais connu... mais de voir ce nom que j'n'avais croisé que dans le musée Magritte, où j'ai appris que le chien de l'artiste bénéficiait d'une place particulière en 1ère classe.... Cet aprèm à Bruxelles, j'ai l'occasion de voir :















vendredi 25 janvier 2008

Le quartier européen.







Nous sommes quasiment fin janvier, et le blog est resté un peu lettre morte ces derniers jours. La raison en est, que depuis le début de la semaine, en plus d'être étudiant, je suis aussi enseignant stagiaire dans le secondaire. J'y reviendrai sans doute dans certains billets, mais cela justifie le surplus de travail que j'ai, car ce sont mes tous premiers pas auprès des jeunes. Et pour tout avouer, ça se passe plutôt bien!

Parmi les cours que j'ai à préparer, j'en avais un sur les questions européennes. J'ai donc un peu plus exploré le quartier, car j'avais besoin de documents. Saviez-vous qu'il faut prendre rendez-vous pour accéder à la bibliothèque de l'Union? Savez-vous également, qu'il est plus facile d'y accéder si nous faisons parti des Institutions que si nous sommes qu'un "simple enseignant"? Ben oui..., pour les documents et les questions liées aux activités de l'UE, il y a un point info en face de la Commission, où l'on trouve tous ce que les eurocrates éditent en terme de document d'explication de leur bonne oeuvre.



Ce jour-là, il faisait beau sur la rue Béliard... Mais il y a toujours autant de voitures, sur ce boulevard qui ressemeble à une entrée de métropole bouchonnée, polluée par les gaz d'échappement, par les klaxons, etc etc....

L'évocation de la froideur, de la laideur de ce quartier, je l'ai trouvé au café des voyageurs, dans le guide du routard, édition 2002:

"On est bien obligé d'en parler, puisqu'il existe. L'axe principal est la rue de la Loi, qui aboutit au rond-point Robert Schuman. Cette rue "courant d'air", sinistre à mourir, est raide comme la loi. Ne vous promenez pas un soir de déprise ou vous allez faire une bêtise. L'édifice symboliquement l'Europe avec un grand "E" fut longtemps le "Berlaymont" surnoomé le "Berlaymonstre", ancien siège de la Commission de l'Union Européenne, en forme de croix, aujourd'hui vide et emballé comme un paquet [ce n'est plus le cas aujourd'hui]. Cadeau depuis qu'on a découvert que l'amiante dont il était farci était dangereux. Aujourd'hui iul est détroussé par le nouveau Parlement européen, qui a reçu le doux surnom de "Caprice des Dieux" à cause de sa forme rappelant un célbère fromage et surtout de son coût. Tous les édifices de secteur abritent des institutions, principalement entre la rue de la Loi et la rue Béliard. C'est par là qu'on trouve le nouveau "Mamouth" par le Juste-Lipse bunker à Eurocrates. On vous passe les détails, vous risquez de piquer du nez. Malgré le travail acharné des comités de quartiers, la théorie de sectorisation dans la fonction est en marche. Toute l'Europe est ici, et nulle part ailleurs. Les associations quant à elles défendent la mixité des fonctions, mêlant les institutions à une vrai vie de quartier. Ce ne sont pas à l'évidence les choses qui ont été faites ici."


Interessant non? La communauté ne semble guère troublée par cette critique, puisqu'elle est même reprise sur la présentation du site européen à Bruxelles. Mais bien, sûr, l'avis de la Commission est également repris, et on se rend bien compte, qu'ils n'en peuvent guère grand chose eux, c'est le Premier ministre belge en 2002 qui a pris ces décisions. Eux, ont voulu que Bruxelles continuent à vivre comme il est bon pour eux, et surtout que l'UE ne leur cause pas plus de désagrément. Le coût du foncier..... fait parti, mais ce n'est pas pour autant d'après les textes édités à cette adresse: http://www.eurobru.com/ue-aera.htm ; qu'ils ne prévoient pas un agrandissement de la zone européenne de Bruxelles.