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mercredi 29 octobre 2008

Godin à Bruxelles

Jean-Sebastien André Godin, un industriel parti de rien et qui a monté la plus formidable histoire du socialisme utopiste en France, à travers le phalanstère de Guise et de son usine de poêles en fonte. C'est dans l'ère de l'industrialisation, à partir du milieu du XIX è siècle, que cet homme s'installe dans la petite ville de Guise en Picardie.

Il construira à Bruxelles une entreprise sur le même principe, pensant à un éventuel exil en Belgique, si l'Etat français continuait harcèlement débuté. A l'époque, Napoléon III arrivant au pouvoir, les idées socialistes n'étaient pas les plus populaires, et qu'un homme vive avec une société d'hommes en semi-autarcie étaient encore plus mal venu.




Bref, Godin avait prévu son plan de secours, celui-ci étant de s'installer à Laeken et continuer son projet en Belgique. J'ai découvert ça le week-end dernier, en sortie à Guise. Et bien entendu, à peine ai-je entendu le nom de Laeken, que je me suis empressé d'y jeter un œil.




En quoi consistait le phalanstère de Guise:
Les ouvriers bénéficiaient d'une série d'avantages en terme de logement (espace, lumière, air), non pas l'eau courante encore, mais chaque étage des immeubles étaient alimentés par une fontaine, et des toilettes. Un théâtre, une piscine, une buanderie à l'extérieur, ainsi qu'un jardin d'agrément avec des serres chauffées par les eaux de l'Oise, réchauffées par leur passage dans les hauts fourneaux de la fonderie.
Tout autour, les ouvriers bénéficiaient également de petits jardins, mais ceci fut une négociation avec Godin, qui avait prévu un économat qui leur offrait tout ce dont ils avaient besoin à des prix extrêmement réduits. Ils payaient grâce à un livret de compte qu'ils alimentaient à partir de leur salaire. Ce livret permettait d'ailleurs d'acheter à crédit sans intérêt jusqu'à un certain plafond sans doute. Pour finir Godin mit son entreprise en gestion partagée avec ses ouvriers, devenant un actionnaire comme eux. Il fut élu gérant par les ouvriers.

J'imagine que l'usine de Laeken était gérée de la même façon. Il est juste dommage que cette utopie réalisée, ce que Charles Fourier, Saint Simon, Benjamin Constant et tant d'autres ont espéré, que seul Godin a réussi, présent sur deux pôles en France et en Belgique disparaissent sous les coups de la modernité. Depuis peu, un projet européen réhabilite le site de Guise. Je ne sais pas ce qu'il en est pour celui de Laeken, mais de ce que j'ai pu lire sur les différents sites au sujet du projet utopia, il n'est pas pris en compte.

Pour quelques chiffres, il est sûr, que Guise c'était plus de 1000 ouvriers à la fin du XIXe siècle, alors que Laeken que 263. Mais au-delà de ce comparatif qui n'explique rien, le site est encore à peu près sur pied, mais apparemment en cours de déstructuration généralisée. Est-ce que quelque chose à bougé depuis le dernier article en ligne de mai 2008?


A mon avis, ce serait vraiment intéressant que ces deux sites retrouvent leur histoire, et qu'au lieu d'être de simples lieux de passages, notamment pour Laeken, qu'on s'y arrête deux minutes, et qu'on réfléchisse devant ces restes de bâtiments recelant une des plus grandes aventures humaines! Il paraît que l'entreprise a été fermée dans les années 1960's, donc ce n'est pas si vieux que ça toute cette histoire....




J'ai piqué toutes ces photos sur le site d'inter-environnement Bruxelles, remerciant ainsi Guido Vanderhulst... J'ai perdu malheureusement les miennes dans un empressement de mise à jour de mon numérique... Bref, j'espère que son appel sera entendu! Sauvons ce qu'il reste de Godin à Bruxelles!

mardi 21 octobre 2008

Le toit de lumière




Voilà le fameux toit de lumières qui brille au-dessus de la Grand-Place.

Je m'attendais à autre chose, plus coloré, ou différent... Mais bon, c'est là l'oeuvre expliqué par son auteur sur TLB comme:

la discontinuité des lumières symbolise la Belgique qui se chamaille au niveau communautaire; mais symbolise également l'Europe à travers sa diversité.

Les câbles lumineux traversent la place de part en part représentant les points cardinaux. Voilà la prouesse de Yann Kergalé, visible jusqu'au mois prochain à Bruxelles.

lundi 13 octobre 2008

Un toit de lumière pour la grand Place

Le 14 octobre, c'est à dire demain en somme, la Grand Place aura un toit de lumières, orchestré par Yann Kergalé, plasticien français qui a fait à Berlin du Sony Center que j'ai pris en photo en janvier de cette année:
















ça:

L'exposition lumière intitulé "convergences" sera visible jusqu'au 19 novembre. Donc d'ici là, unanbxl aura l'occasion d'aller photographier tout cela! On essaiera de faire un avant/après comme dans les pubs maigrir en deux mois c'est possible!

L'art va si mal à Bxl?


Difficile de répondre à une telle question, non?

L'art se vend, les Antiquaires n'arrêtent pas, bien qu'au niveau européen on parle de véritable recèle d'œuvres antiques et historiques qui devraient trouver leur place en musée, voir dans des expositions nationales, et non pillées dans leurs pays d'origine pour être vendues ici!

Mais là, ce sont nos artistes contemporains qui se vendraient... Roh bah quand même! Avec toutes les galeries d'art que l'on trouve à Bruxelles, étonnant que certains voudraient se vendre. Enfin parfois... en passant près de l'une ou l'autre de ces galeries, pour ne surtout pas nommer celle qui se trouve au bas du Sablon, il y a de quoi s'interroger sur la fonction de l'art ou même son rapport social! Je dis ça en me remémorant un tableau ou deux cochons heureux se balançaient, et l'un d'eux semblait voler dans les airs... Bref, je comprends que des maîtres de Drop Painting, de spaghettis, ou même de figuratifs peuvent se sentir en manque de considérations.

En tout cas, ces affiches que l'on trouve du côté de la bascule, affichés sur les postes électriques, ou sur la surface des réverbères me donnne l'occasion de rappeler l'événement clé de la fin de l'année:

La biénnale Art contemporain va ouvrir ses portes dans une semaine. Le 19 octobre, le public va pouvoir inaugurer cet évenement qui s'achèvera qu'au mois de janvier!!!!!

Il y en aura apparemment pour tous les goûts, et la ville entière sera en fête. Des galleries, des lieux insolites accueillants des oeuvres ouvriront leurs portes. Y'en aura pour tout le monde. C'est un événement qui s'intègre également dans les expositions prévues, et pour finir c'est international! Des artistes du monde entier seront présents pour nous présenter leurs travaux.

jeudi 14 août 2008

A la rue de la Ruche

on y danse, on y danse, tous en rond... Euh, non, ce n'est pas tout à fait à cet endroit, et d'ailleurs ça n'a rien vraiment à voir.


En revanche, à la rue de la Ruche, à Schaerbeek, il y a un lieu symbole même de tous ces billets sur l'Art Nouveau, lieu particulier d'émulation, car les grands noms y étaient réunis pour y dispenser leur savoir, tel un Adolphe Crespin, et d'autres, mais comme j'ai un peu peur de dire des bêtises... je préfère me taire jusqu'à ce que je retrouve la liste des enseignants!


La rue de la Ruche fait partie d'un complexe scolaire qui comprend également les écoles de la rue Joséphat, cette école que nous avons pointé pour unanbxl.com est l'école technique. On y retrouve tout le principe de l'école modèle, que Jacobs (encore et toujours) a mis en oeuvre et dont les sgraffites appartiennent à Privat Livemont.

Je ne reviendrais pas sur tout ce qui a déjà été dit sur les écoles Jacobs, car on tourne vite en rond, et je ne voudrai pas que le site devienne un éternel recommencement des mêmes choses. Mais, la parenthèse sur cette école s'inscrit à la fois dans son cadre, et pour sa renommée. Il est certain que si il y a une école à voir c'est sans doute celle-ci, et pour ma part, je n'en aurai vu que la façade, car l'école est toujours en service.

Son quartier? Très simple, on est à Schaerbeek, une Commune qui recèle de multiples richesses en tout genre : artistique, architecture, et histoire. Mais il y a un axe, qui domine tout, celui de l'avenue Bertrand et du parc Joséphat. C'est un tracé complet, qui fut pensé et mis en oeuvre dans la phase d'accroissement de la ville de Bruxelles, et son extension dans les Communes voisines. Les maisons de factures Art Nouveau, le fameux renaissant flamand, les plate-bandes centrales, dominées par l'église St-Servais, tout cela de façon courbe, et plongeant vers le creux du parc Joséphat, lui-même installé dans un fond de vallée. C'est un paysage vraiment particulier, et savoir que de là s'ouvre des perspectives comme la rue de la Ruche, rend ce quartier encore plus attrayant.

Pourtant, c'est un quartier calme, pas du tout envahi par les hordes de touristes (du-moins, à chacun de mes passages), où les habitants sirotent tranquillement sur les terrasses une bonne gueuze, ou autres lambics, dans l'un des deux bars, gardant un œil rivé sur les alentours.














Je ne cherche pas à vendre le quartier, mais une petite ballade dans le coin est des plus rafraîchissante, dans ce haut lieu bruxellois, où l'ère moyenâgeux, rural, a cédé la place à l'entreprise urbaine de la Belle Epoque!
et pour finir, juste quelques mots sur ce vase monumental en bronze qui trône sur le terre-plein de l'avenue. Il est placé là où dominait auparavant l'église St-Servain, détruite et reconstruite un peu plus en amont, mais dont la vision qu'il offre est bien peu catholique. La représentation est celle des Bacchanales, où l'on retrouve le dieu Pan qui batifole avec les nymphes... Sexe, polythéisme, croyance animiste, bref, un savant cocktail de tout ce qui n'est pas très catholique....

mardi 12 août 2008

Le meyboom






Samedi, c'était la 700 ème édition du Meyboom, une fête qui remonte à, il y a 700 ans, et qui est inscrite à ce fameux patrimoine mondiale immatériel et oral de l'Unesco. 700 ans..., donc cela aurait débuté en 1308, un 9 août, lorsque les arbalétriers de Bruxelles ont reçu ce droit du roi Jean, suite à leur victoire sur les Louvanistes.



Le Meyboom, c'est un savant cortège bon-enfant, qui déambule dans le centre de Bruxelles, s'arrête à la Grand' Place, pour finir rue des Sables, là où le Meyboom est planté, avant 17h, car, paraît-il, si celui-ci n'est pas planté avant cette heure-là, c'est le malheur qui s'ébranle sur la cité.

Aussi, ce privilège ne tient que si la confrérie plante chaque année le Meyboom, car si jamais elle rate une plantation, ce privilège passe au main des Louvanistes. Autant dire qu'une rivalité à ce sujet, semble être bien existante, puisqu'on lit sur leur site, la catastrophe de 1939, où des hommes de Louvain ont tout mis en oeuvre pour voler le Meyboom lors des festivités, et ont failli réussir. Heureusement que les Bruxellois ont vite réagi et rétabli la situation.

Nous avons donc eu l'occasion d'assister à une des plus anciennes fêtes de la ville de Bruxelles, qui raconte l'histoire des faubourgs, des rivalités entre les villes. La rue des Sables, la rue du Meyboom, sont des rues de l'extérieur de Bruxelles, qui ont été totalement revues dans les années 1950, lors de la grande restructuration urbaine, avec la construction du centre administratif, de la gare du Congrès, et l'esplanade. Fini les auberges à l'extérieur des murs de la ville, fini les granges, les marais, les "bas-fonds" de la ville à cet endroit, où le Meyboom trouve sa plus profonde essence.

Néanmoins les noms des rues y ont gardé le souvenir, et le bar du coin, au milieu de ce nul part, de ce néant de béton y garde tout son charme, ainsi que l'installation de cette fête. Il est vrai, que lorsqu'on y passe dans la semaine, le quartier à l'air si morne, si bétonné, si déserté, alors que cette fête y a mis un tel charme! J'avais l'impression de le voir revivre.

En effet, sur le chemin du cortège, composé d'une garde avec leurs arbalètes (le tir est impressionnant, ça fait un de ces bruits!), sa fanfare, ses géants, ses majorettes, ses édiles, et toutes les personnes les suivants, jusqu'à ce que le Meyboom trouve sa place en plein croisement à l'extrémité de la rue des Sables, dans une bouche d'égout pour le faire tenir (ça c'est l'effet moderne sur une fête traditionnelle.

Sur le chemin, le Meyboom est en parti décharné, car ses feuilles, dit-on portent bonheur. Il est important pour cela de conserver les branchages, pendant l'année en cours, pour récupérer les nouvelles l'an prochain. Peut être que la malédiction s'abattant sur la ville vient de ça. Car si le Meyboom n'est pas planté à l'heure, il n'y aura plus de branches porte-bonheur pour la population!





Puis on finit avec une beuverie de Piels et de Kriek près du musée de la bande-dessinée, rue du Sables, avec musique d'ambiance, au milieu des fanfarons, des édiles du Meyboom, de la police souriante et complice de la fête, heureux d'avoir vu le Meyboom planté et le drapeau de la confrérie hissé!



A l'année prochaine...

samedi 9 août 2008

Concert du parc royal


Afin que l'été soit un peu plus joyeux au milieu des gouttelettes d'eau à Bruxelles, car le temps y est parfois vraiment déprimant... il est des activités qui mettent du baume au coeur, même si quelques pluies fines tentent vainement d'y mettre leur grain de sel.

Parmi celles-ci, il y a eu en juillet les concerts du Parc Royal, tous les dimanches après-midi, où quelques élèves de l'école de musique de la Cambre nous enchantaient avec leur professeur autour de musique jazz connu ou des partitions de leur propre création.

Tout cela, dans une ambiance estivale, familiale et très détendu, autour du kiosque qui se mettait à revivre le temps d'un après-midi. Concert gratuit, qui fait souvent débat en Belgique, dès que des festivités de qualité sans obligation de paiement surgissent pour tel ou tel événement, mais lorsque ce sont encore des amateurs qui se produisent ainsi, un petit air de nostalgie m'empare...

Je repense à ces joyeux moments des auditions avec nos familles lorsque j'étais inscrit dans mon école de musique! C'était un peu pareil, sauf qu'il y avait des groupes, et que c'était vraiment chouette. Il n'y avait pas à rougir de fautes d'interprétation et encore moins de fausse note!

dimanche 20 juillet 2008

Art contemporain à Bruxelles


Petit tour au centre d'art contemporain de Bruxelles, à Forest, pour l'exposition de Mike Kelley, education complex onwards.

C'est un peu le hasard qui nous y mène, car l'artiste ne nous est pas du tout connu, et l'envie de voir ce qu'on trouve dans l'art contempo à Bruxelles. Déjà, grande surprise. Ce n'est pas un musée, mais plutôt un bâtiment d'exposition, qui, en plus d'accueillir des travaux d'artistes internationaux, offrent des résidences à des artistes sur une période de 4 mois pour les insérer et les faire participer à un programme d'échange international et local d'art contemporain.

Le centre a investi pour cela une cathédrale industrielle, puisqu'il se situe dans les anciens locaux de la brasserie "Wielemans Ceuppens". Les salles d'exposition s'échelonnent d'étage en étage, sur trois niveaux, accessible par un monte charge, ou par un ascenseur plus commun, ou encore par une cage d'escalier vertigineuse, au choix.

Pour en revenir à l'exposition... les supports présentés au cours de l'exposition de Mike Kelley, s'attachent aux questions du recyclage, des peurs, des vides psychiques, temporels et de la réalité, une sorte d'angoisse obsessionnelle tournant à l'attrait gothique. Le visiteur est à la fois écœuré par le trop plein de babioles dorées qui constituent autant de déchets visuels que ménagers, que traité de voyeur... Puis on entre dans l'obsession autour des plans des écoles fréquentés par Mike Kelley, qu'il tente de reconstituer à partir de la mémoire, et, où, l'ensemble de ses vides mémoriels font référence à des troubles étranges, des paranoïas, ou peut être des réalités, comme l'évoque la "salle des humiliations", ou la "salle de torture", ou encore le gribouillage au milieu d'un plan flanqué de la remarque "fuck"... Un univers sombre, mais en même temps flamboyant, une exposition qui ne laisse en tout cas pas indifférent!

A part ça, j'ai appris qu'il y aura une biennale d'Art Contemporain à Bruxelles d'octobre 2008 à janvier 2009, qui investira la ville de Bruxelles. La première du genre en Belgique. Bruxelles s'offre une nouvelle vocation, et a décidé enfin de laisser les artistes investir les zones oubliées de la ville. Ca promet d'être un sacré spectacle!


Tintin fait son marché aux Marolles


Qui ose dire que Tintin n'est pas issu de la Belgique se trompe bien, et malgré d'éventuels scandales entre un Congolais qui porte plainte contre lui pour atteinte et propos raciaux dans son épopée au Congo, voir encore l'affaire Moulinsart vainement colportée par un reportage sur la RTBF, Tintin attire toujours les foules.

Dans le centre, près de la Grand Place un magasin Tintin a ouvert, où l'on peut y trouver des figurines, vêtements, BD, etc... Mais ce week-end, Moulinsart organisa samedi un marché aux Puces Tintin aux Marolles sur la Place du jeu de Balle. D'après le communiqué de presse sur internet, il est dit que c'est sur cette célèbre place où a lieu tous les dimanches matins peut être d'autres jours encore, mais ça j'ne sais pas, le "marché aux brolles"(de bric et de broc) - Je m'expressionne belge... je sais, que Tintin aurait trouvé la maquette de la Licorne (je vous laisse à vos références).
Donc ce samedi, tout ce qui touchait à Tintin était présent, du jeu à la BD, à la figurine. Il paraîtrait qu'il y avait aussi la Fanfare de Moulinsart... J'aurais aimé voir ça, malheureusement dans notre élan, j'ai pensé que c'était les préparations pour le Bal National qui aura lieu sur la place aujourd'hui je crois.

Bref, donc pas de fanfare de Moulinsart, et pas de frites ni de gauffres, na!

Une chapelle Gothique à Woluwe

Quand mes parents sont venus pour la première fois en Belgique, outre les briquettes, ce qui a le plus étonné ma mère, aura été les églises, qu'elle a d'ailleurs baptisées des "églises du style belge". Ce qui étonne, c'est vrai, c'est cette structure étrange qu'elles ont à Bruxelles, et surtout leur construction en briquette.

Mais bon, à Bruxelles, on en trouve de nombreuse, elles aussi, faites en larges blocs de pierre, et la fois passée à Woluwe, j'ai visité une chapelle gothique très charmante:

La chapelle de Marie la Misérable















Bon, pour une chapelle, c'est bien une chapelle, mais elle évoque une réelle histoire romantique (dans un sens XIXè), ou même bien gothique. L'histoire veut que:


La belle Marie vivant au village de Woluwe au XIVè siècle s'était vouée à l'érémitisme, rejetant ainsi le monde qui l'entoure pour la méditation. Mais son erreur aura été là, car un chevalier décida d'en faire son élu, ce qu'elle refusa. Ne pouvant accepter ce refus, il la jugea pour vol, vagabondage et sorcellerie et la condamna à être enterrée vive et percée d'un pieu. Ce lieu de martyr devint cette chapelle...



Le supplice de Marie la misérable est évoqué dans un triptyque dans la chapelle, où la lueur lugubre et sombre de l'endroit invite à une véritable contemplation.

mercredi 16 juillet 2008

photo contemporaine amérique latine BOZAR


Une exposition de photos contemporaines d'artistes d'Amérique Latine a lieu en ce moment au Bozar. C'est une exposition photo très intéressante qui se penche sur de nombreuses évolutions de ces dernières décennies dans les pays latin Outre-Atlantique.





Les questions religieuses, ethniques, de cultes du corps, architecturales sont traduites par des photos parfois empruntes d'émotions très fortes, de dégoûts, terrifiantes.
D'autres regards de photographes s'intéressent aux scènes de viol, de crimes, et mettent en avant la dichotomie d'une société très marquée par la foi, mais qui sombre dans le pêché.





Bref, un regard sur l'Amérique Latine, par l'Amérique Latine intéressant, et surtout différent de ce qu'on a l'habitude d'en connaître et d'en voir.


Quelques ballades balisées à Bruxelles....


Hier, j'empruntais les routes sinueuses et parfois même chaotiques de la ville avec mon vélo qui ne me quitte jamais. Une spéciale dédicace pour lui, car il m'est d'un précieux secours, et au combien pratique en ville. Merci "Merco Death", c'est son p'tit nom, la terreur des routes de la capitale.

Ce que j'aime à Bruxelles, c'est que même si l'on croit avoir fait le tour de la ville, que l'on croit connaître beaucoup de choses, on remarque qu'il y a toujours un p'tit truc qu'on voit tous les jours, mais qu'on a manqué. Du coup, il reste des milliers de choses à découvrir.... Un an bientôt, et j'ai l'impression de n'avoir esquissé qu'un brouillon des richesses culturelles, historiques, géographiques, architecturales, festives, sociales, ethniques, et tout et tout de la ville....

J'ai pu découvrir que même si l'on ne savait plus quoi faire, il y a deux ballades, l'une assez longue, et l'autre qui arpente la ville de façon originale et discontinue.

Tout d'abord, la promenade verte, qui n'est rien d'autre qu'un parcours en boucle qui rejoint les espaces verts de la deuxième couronne de la Région Bruxelles-Capitale... Ce parcours? Rien de moins qu'environ 65km... Ben ouai, on fait quand même le tour de Bruxelles!

Donc avis aux amateurs de grandes promenades ou aux cyclistes de la ville!








c'est toute la partie qui ressort bien à l'écran, en jaune ou vert très clair entourant la ville. Y'a vraiment de quoi faire avec un tour pareil!









L'autre possibilité, est une ballade plus originale, qui s'articule autour d'une oeuvre physique et d'un poème, ou bien simplement d'un poème. C'est l'action de Vers Bruxelles, poésie dans la ville, qui cherche à traverser à travers ses rimes les 19 communes de Bruxelles Capitale, en proposant à ces cosmopolites rêveurs de la réalité d'écrire leurs sentiments après avoir visité un quartier proposé.

Sur ce site, nous retrouvons les quartiers qui ont déjà été ornés de leur poème, avec un descriptif des artistes et du quartier en question.


Pour ma part, j'ai découvert l'action à Montgomery, où un siège d'arbitre de tennis, malheureusement non accessible car les barres pour y monter sont trop hautes, qui n'est autre que l'œuvre d'un plasticien, et se trouve au sol un poème:





















Et il y a ainsi plusieurs sites à découvrir dans les différentes communes de la ville.

Quelques nouvelles des Vach'arts!

Non pas que je sois obsédé par l'expo plein-air des Vaches customisées, mais depuis que j'ai vu ma première vache dans une cours de récréation, j'ai l'oeil averti pour celles qui vivent encore à Bruxelles.



Il y en a une qui vit paisiblement dans la ferme pédagogique du Parc Maximilien [un peu normal, elle s'est mise au vert!]








et une autre, apparemment plus gourmande, du côté de Woluwe-St-Lambert, dans la petite cours de l'hôtel Monty:

(juste pour clarifier le statut de cette vache... Elle est rouge non pas parce qu'elle est marxiste, mais parce qu'elle s'accommode avec le mobilier et le style intérieur de l'hôtel


)






j'en avais vu une autre, proche du centre de Woluwe, mais je n'ai plus réussi à mettre la main ou du moins l'objectif sur elle. Aurait-elle disparu?

vendredi 13 juin 2008

Porte de Halle


La porte de Halle est l'entrée médiévale de la ville de Bruxelles. Du moins... l'entrée, plutôt l'une des entrées de l'ancienne ville, puisque la plupart des autres ont disparu, comme Porte de Namur, porte de Schaerbeek, etc, etc...

Le week-end dernier, dimanche, ce fut la porte ouverte de la Porte... Nous avons pu revivre un instant dans les marges de la ville de Bruxelles, en escaladant l'imposant monument, qui renfermait les rouages du pont-levis, la salle d'arme, les couloirs d'accès aux meurtrières et aux fosses











murales par lesquelles les bourgeois jetaient l'huile bouillante ou toute sorte d'objets sur les assaillants.
L'exposition présente dans le bâtiment retrace un peu cette histoire, notamment par de multiples représentations de l'édifice au cours des siècles soit en peinture, soit en dessin, expose une partie de sa galerie d'armes, un berceau... oui un beau berceau qui aurait contenu un petit bambin royal, les bijoux des corporations, pour tout ce qui concernait la période historique.

Les bijoux
des corporations étaient dans tout cela, ce que j'ai trouvé le plus incroyable. Le grand-maître portait un imposant collier en argent avec les armoiries corporatives, les faits d'armes, et des symboles multiples. Ca devait peser lourd, mais ces hommes devaient être sans doute fort robustes!







Dans l'historique il est dit que la porte a sans doute pu subsister pour son passé de prison jusqu'au XIXè siècle. On imagine bien ce côté lugubre pour un tel édifice, une véritable forteresse au coeur de la ville. Et y pénétrer, c'est ouvrir la porte du passé, et une vision d'un Bruxelles ancien, dans laquelle court le courant d'air médiéval ou renaissant des invasions et des intrigues de palais...