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mardi 21 octobre 2008

Les poissons urbains

Depuis mon installation, mes parcours d'Ixelles jusqu'au centre ont toujours été ponctué de poissons urbains. Durant un an, j'ai tenté de trouver une signification, une explication, mais je n'ai toujours rien trouvé à ce sujet.

Alors, le week-end dernier, en descendant en ville, je me suis amusé à prendre en photo tous les "poissons urbains" que j'ai croisé sur mon chemin, ce qui donne quand même ceci:

Ils sont situés sur la chaussée d'Ixelles; aux étangs près de l'Athénée; en descendant vers le centre après la porte de Namur par la Place Royale; Place Fernand Cocq et enfin juste à côté de l'hôtel Hilton vue depuis Louise.































La grande question est donc de savoir d'où ça vient, qui en est l'auteur, y'a-t-il une raison particulière?

Malgré mes recherches, je n'ai jamais rien su, et pourtant ces poissons occupent l'espace de la ville décharné, ou bien en chair, l'air menaçant parfois, ou grave...

lundi 13 octobre 2008

Un toit de lumière pour la grand Place

Le 14 octobre, c'est à dire demain en somme, la Grand Place aura un toit de lumières, orchestré par Yann Kergalé, plasticien français qui a fait à Berlin du Sony Center que j'ai pris en photo en janvier de cette année:
















ça:

L'exposition lumière intitulé "convergences" sera visible jusqu'au 19 novembre. Donc d'ici là, unanbxl aura l'occasion d'aller photographier tout cela! On essaiera de faire un avant/après comme dans les pubs maigrir en deux mois c'est possible!

mercredi 27 août 2008

Bruxelles les bains


Acapulco, Biarritz, Bora-Bora, Malibu, que c'est loin!!!!! Mais qu'est-ce que ça fait rêver. Au milieu de tout ça? On remarque que plus proche, il y a Bruxelles les Bains!!!!!!!!!!!!!!! Youhouuuuuuu, on va pouvoir se rafraîchir tout en gardant l'echo évoquant les grandes plages de sables fins dorés, des filles à la peau croquante, et du sun beach qui parfois ici... est plutôt à invoquer autour d'une danse du soleil pour le faire venir....

En vérité, j'imagine que s'il y avait une tribu indigène en Belgique, ce n'est pas la danse de la pluie qu'ils auraient folklorisé, mais plutôt celle du ciel bleu et du soleil.

Mais là n'est pas le sujet, ou peut être que si. Partons en voyage à Bruxelles les Bains.

Concept qui connaît un essor à l'échelle européen, puisque Paris à son Paris plage, Amsterdam offre aussi des lieux sur ce style, et Bruxelles n'en est pas à son reste. Il est sûr, ce ne sont ni les bâtiments contemporains qui transforment leur toiture en plage de sable et animation, ni même les quais de la Seine qui transforment les dessous de ponts des sans-abris, en camp de vacances méditerranéen. Ca reste les docks de Bruxelles, au milieu des pavés, des casemates et parfois d'un peu de grisailles.

Néanmoins on tente d'offrir un environnement festif, les cocotiers, les pagnes, les paillotes et chapiteaux, la grotte d'entrée, les navires reconstitués ou encore les thématiques type club med' avec ses terrains de beach volley, invitent les Bruxellois à fêter l'été!

Concerts, animations diverses, offre de la carte Visa (quoique j'ai découvert qu'à Matonge on l'offrait également, près de la porte de Namur, en revanche là on la propose qu'aux gens portant un costume, alors qu'à Bxl les Bains, on l'offrait également aux tongues et shorts), matchs, etc etc! Et au milieu de tout ça, il suffit de s'arrêter à une paillote pour déguster un cocktail, tout en mangeant je ne sais quels mets délicieux qui fredonnent le doux nom des Antilles, des plages mexicaines etc etc!

Bruxelles les Bains!

samedi 9 août 2008

Le parc du petit Sablon

C'est un parc qui apparaît en pleine construction nationaliste des pays européens, dont la Belgique n'a pas été exempte. Qui dit construction nationaliste, ne dit pas forcément mauvaise chose, puisque dans la construction des Etats, il est nécessaire d'avoir l'adhésion du peuple, qui doit se sentir un et uni.

Ce que j'aime au Petit Sablon c'est un peu cette idée, où l'on retrouve les symboles, les personnages, les guerriers de l'indépendance et de la liberté, les intellectuels qui ont fait la Belgique, et qui sont la Belgique. Le Petit Sablon raconte en quelque sorte une histoire à travers sa statuaire, qui permet de voyager au cours du temps et comprendre comment une civilisation forge ses références.


Le parc apparaît ainsi sous l'impulsion du bourgmestre Charles Buls en 1880, dans un plan générale de refonte du quartier. Le square ne vient qu'ajouter une touche d'ornement dans des ruelles embellies de ce siècle de construction et d'élargissement de la ville, où les Communes alentours découvrent l'Art Nouveau et le Néo-Renaissant Flamand. Quelle époque!

A l'entrée du parc, ce sont les métiers qui nous accueillent, je ne sais plus combien il y a de statues, chacune avec ses attributs, mais en tout cas, qui nous permettraient de nous replonger dans un savoir faire séculaire, pour certains métiers perdus aujourd'hui...

Lorsqu'on pénètre dans ce charmant parc, dont selon ce que je viens de lire, neuf massifs de buis taillés qui représenteraient les 9 Provinces Belges de l'époque (dont aujourd'hui il en demeure 10, du fait que le Brabant s'est séparé en deux, l'un flamand et l'autre wallon). Puis place, aux personnages de la Belgique, bien qu'on y trouve des personnages que peuvent revendiquer aussi bien les espagnols, que les Pays-Bas... Et oui, l'histoire est ici compliquée pour remonter aux origines.







Mais l'honneur est sauf, car au milieu de tous ces personnages sur lesquels on pourrait débattre, il y a les comtes d'Egmont et de Hornes, deux farouches personnages dans le panthéon belge, qui ont lutté contre la tyrannie espagnole.

Une épitaphe leur est dédiée sur la fontaine du parc:

Aux Comtes d'Egmont et de Hornes
Condamnés par
Sentence inique du duc d'Albe et Décapités à Bruxelles
5 Juin 1568
Aan de Graven van Egmont en Hoorn
Onrechtvaardig
Veroordeeld door de Hertog van Alva en
Onthoofd te Brussel
de 5 Juni 1568.

Fièrement, aux côtés de Guillaume d'Orange Nassau dit le Taciturne, dont nous retrouvons une représentation dans les statues tout autour, l'indépendance, la résistance à l'étranger, l'élément intellectuel et culturel, la représentation des métiers (qui était la base de la Commune dans sa gestion à l'époque médiévale), ce parc nous invite par une initiation historisante à travers ses personnages au voyage de la Belgique d'hier, qui a donné la Belgique d'aujourd'hui!

vendredi 18 juillet 2008

des moulins à Woluwe St Lambert

Woluwe est une commune que j'ai peu traversée, peut être que la raison en est le dénivelé, et qu'à chaque fois que j'y vais, je me perds très vite... N'empêche, elle recèle plusieurs petits lieux sympas, et parfois nous donne l'impression d'un petit coin sympatoche, où il y fait bon vivre...

Mais pour ce billet, ce sont les moulins qui sont à l'honneur!

Deux moulins, l'un à vent, l'autre à eau. Le premier se trouve près de la clinique universitaire de l'UCL, et l'autre, proche du centre commercial de Woluwe.

Comme le moulin Louise d'Anderlecht, Woluwe a son moulin, dans un espace protégé, qui peut être visité une fois par mois le dimanche. L'espace protégé est un bout de nature situé entre le boulevard et la clinique, où paissent tranquillement quelques chevaux, et lapins aventureux.










C'est un moulin à vent, sans que celui-ci ait une particularité différente de celui d'Anderlecht. Pour ma part c'est juste le fait qu'il y ait là un moulin à vent en ville qui fait toute son originalité....





A quelques km de là, sur le parcours de la Promenade Verte, il y a un autre moulin, le moulin de Lindekemale, celui-ci à eau, totalement restauré, ainsi que son chenal de fonctionnement.

Il paraît qu'il en existait plusieurs à Bruxelles des moulins à eau. On peut imaginer que le voûtement de la Senne a entraîné la disparition de plusieurs d'entre-eux. Il n'en resterait que deux, celui-ci et un autre à Uccle.

















Y'a donc de quoi faire des balades champêtres à Bruxelles sans aucun problème. Je crois que Bruges aime bien aussi ce concept de moulin urbain. En tout cas, on a là un élément topographique intéressant pour une ville, car on oublie souvent qu'avant l'ère de l'industrialisation, la ville aussi, avait son"ban", et que le moulin, tout comme le château, etc était monnaie courante, d'autant que Woluwe, Anderlecht etc... devait bien plus avoir de la physionomie du bourg, du village que de la ville!


Ahhhhhhh ces doux airs d'un passé révolu....

D'ailleurs le moulin de Lindekemale possède aujourd'hui une partie consacrée à un restaurant de gastronomie française. La reconversion semble bien engagée.

Du nouveau mobilier urbain en ville

Un plot de travaux... dans un parc, comme un rond-point, établissant un sens directionnel pédestre, ou tout simplement servant de banc?

Le parc de la Putterie, tout comme l'Albertine et encore celui devant Sts-Michel-et-Gudule accueillent un nouveau mobilier urbain, fraichement établi depuis environ une semaine. La ville de Bruxelles a en effet organisé un petit concours pour redynamiser ou tenter une nouvelle expérience du parc, à travers un mobilier plus design ou plus contemporain.


C'est pourquoi un énorme plot de signalisation orne le parc de la Putterie, ou une limbe, ou encore des bancs profilés. L'initiative part donc d'une nouvelle décoration urbaine, et c'est pour trois ans minimum que les oeuvres qui ne sont finalement que du mobilier absolument à utiliser seront exposées dans les trois sites.

Le plot et la limbe sont les deux que je préfère. Le plot parce qu'il est omniprésent dans le milieu urbain et qu'au lieu de signaler des travaux, pour une fois, signale une zone de repos, ou une zone de plaisance, et la limbe, parce qu'on ne sait pas vraiment comment s'y prendre.

Les deux concepteurs de la limbe ont exprimé le souhait que les gens s'en servent vraiment selon leur envie. Ils craignaient qu'elle soit plutôt perçue comme une oeuvre, et qu'on n'ose pas trop s'en approcher. Apparemment, cette crainte a vite été effacée, puisque je ne suis jamais passé devant, sans qu'elle ne soit utilisée... là, un groupe de jeune qui y profite du bon temps, d'autrefois, des gens qui tentent la résistance du filet, ou le prenant comme un trampoline, d'autre couchés, faisant une petite sieste avec vue sur la capitale, bref, une limbe multi-usage!

Le lauréat de St Michel et Gudule semble, pour sa part avoir moins de succès, d'autant, selon moi, que la ville a mal géré le coup. Ces bancs profilés ont un souci esthétique intéressant, malheureusement, sur ce même site, un autre banc rival semble imposer sa loi, ou semble faire preuve d'un narcissisme plus important. De plus, cela fait un petit moment qu'ils y sont.

Ce mobilier est une sorte de chaise-longue, où l'on est assez à l'aise à vrai dire. Je ne sais pas s'il fait partie d'un autre concours, en tout cas, l'idée est très bonne. Les Japonnais les prennent en photo, les gens se prélassent tranquillement dessus, et les touristes l'ont élu comme lieu de méditation et d'observation de la belle cathédrale. Bref, au temps du Faucon, c'était le lieu idéal pour observer les mouvements éventuels en ne faisant aucun effort, sauf se réchauffer du froid hivernal. Le seul hic à cette idée que je trouve aussi génial, c'est l'endroit choisi... Pourquoi ne pas avoir pris un parc où l'on est au calme, plutôt que St Michel et Gudule qui ressemble à un énorme rond-point où circule les taxis, les bus, les voitures, où le calme n'existe quasiment pas...
Bruxelles est donc en train de revêtir de nouveaux habits. Quelle idée géniale de proposer un attrait urbain à travers le mobilier.


Pour la référence liée à tout ce qui se cache derrière ce mobilier urbain:

http://www.parckdesign.be/fr

mercredi 16 juillet 2008

Quelques ballades balisées à Bruxelles....


Hier, j'empruntais les routes sinueuses et parfois même chaotiques de la ville avec mon vélo qui ne me quitte jamais. Une spéciale dédicace pour lui, car il m'est d'un précieux secours, et au combien pratique en ville. Merci "Merco Death", c'est son p'tit nom, la terreur des routes de la capitale.

Ce que j'aime à Bruxelles, c'est que même si l'on croit avoir fait le tour de la ville, que l'on croit connaître beaucoup de choses, on remarque qu'il y a toujours un p'tit truc qu'on voit tous les jours, mais qu'on a manqué. Du coup, il reste des milliers de choses à découvrir.... Un an bientôt, et j'ai l'impression de n'avoir esquissé qu'un brouillon des richesses culturelles, historiques, géographiques, architecturales, festives, sociales, ethniques, et tout et tout de la ville....

J'ai pu découvrir que même si l'on ne savait plus quoi faire, il y a deux ballades, l'une assez longue, et l'autre qui arpente la ville de façon originale et discontinue.

Tout d'abord, la promenade verte, qui n'est rien d'autre qu'un parcours en boucle qui rejoint les espaces verts de la deuxième couronne de la Région Bruxelles-Capitale... Ce parcours? Rien de moins qu'environ 65km... Ben ouai, on fait quand même le tour de Bruxelles!

Donc avis aux amateurs de grandes promenades ou aux cyclistes de la ville!








c'est toute la partie qui ressort bien à l'écran, en jaune ou vert très clair entourant la ville. Y'a vraiment de quoi faire avec un tour pareil!









L'autre possibilité, est une ballade plus originale, qui s'articule autour d'une oeuvre physique et d'un poème, ou bien simplement d'un poème. C'est l'action de Vers Bruxelles, poésie dans la ville, qui cherche à traverser à travers ses rimes les 19 communes de Bruxelles Capitale, en proposant à ces cosmopolites rêveurs de la réalité d'écrire leurs sentiments après avoir visité un quartier proposé.

Sur ce site, nous retrouvons les quartiers qui ont déjà été ornés de leur poème, avec un descriptif des artistes et du quartier en question.


Pour ma part, j'ai découvert l'action à Montgomery, où un siège d'arbitre de tennis, malheureusement non accessible car les barres pour y monter sont trop hautes, qui n'est autre que l'œuvre d'un plasticien, et se trouve au sol un poème:





















Et il y a ainsi plusieurs sites à découvrir dans les différentes communes de la ville.

Quelques nouvelles des Vach'arts!

Non pas que je sois obsédé par l'expo plein-air des Vaches customisées, mais depuis que j'ai vu ma première vache dans une cours de récréation, j'ai l'oeil averti pour celles qui vivent encore à Bruxelles.



Il y en a une qui vit paisiblement dans la ferme pédagogique du Parc Maximilien [un peu normal, elle s'est mise au vert!]








et une autre, apparemment plus gourmande, du côté de Woluwe-St-Lambert, dans la petite cours de l'hôtel Monty:

(juste pour clarifier le statut de cette vache... Elle est rouge non pas parce qu'elle est marxiste, mais parce qu'elle s'accommode avec le mobilier et le style intérieur de l'hôtel


)






j'en avais vu une autre, proche du centre de Woluwe, mais je n'ai plus réussi à mettre la main ou du moins l'objectif sur elle. Aurait-elle disparu?

Les fermes pédagogiques

Elles sont plusieurs à Bruxelles, mais pour ma part je n'en aurai visité qu'une, car ce jour-là, j'ai préféré m'attarder du côté du centre de la ville que de courir, du moins pédaler jusqu'au fin fond de Jette!


Je me suis donc arrêté à la ferme pédagogique du Parc Maximilien, qui se trouve 21 Quai du Batelage, 1000 Bruxelles.

(http://www.fermeduparcmaximilien.be/).


Lorsque je suis arrivé, quai du Batelage, je m'imaginais un espace autre que la proximité directe du quartier Rogier, ses hautes tours, ses hauts immeubles à appartements, son bitume. A côté de la ferme passe la petite ceinture, bondée de voitures durant les heures de pointes, et l'unique bande verte abrite pourtant des animaux de la ferme, paisibles, broutant l'herbe, se reposant dans la quiétude d'une ferme.....

Plutôt atypique comme endroit également, car on ne s'y attend pas. Nous sommes séparés de ce monde urbain par de hauts arbres qui servent de haies, seul le bruit des moteurs fusants nous parviennent.

Dans cette ferme pédagogique, nous sommes libres de déambuler à notre guise, seule consigne, respecter l'environnement et les indications sur les écriteaux. C'est un peu comme si l'on se retrouvait dans un parc avec des animaux dans leurs enclos, et un aménagement pour rendre le lieu un peu plus vrai.

Mais cette ferme est plus qu'un simple parc, puisqu'une visite pédagogique peut y être organisée, où l'on nous explique comment rendre notre vie urbaine plus écologique, nous sensibiliser aux questions de recyclage, et d'autres éléments plus techniques, comme, faire notre propre composte etc etc... De même, les enfants peuvent y passer une journée, peut être même plus, puisque la ferme est équipée d'une sorte de centre aéré, qui doit s'organiser sans doute autour des activités de la ferme!










Bref un endroit à découvrir, et surtout à humer les bonnes odeurs d'une campagne en plein coeur de la ville!

vendredi 11 juillet 2008

du néo renaissant Flamand

Par hasard, en me balladant du côté de la Porte d'Anvers, j'ai croisé le théâtre flamand rue de Laeken. Un beau bâtiment néorenaissant Flamand, tout doré, et surtout tout en couleur. Le quartier est un peu étrange... Dire que je pensais que la prostitution visible se cantonnait à la rue d'Aerschot, mais apparemment je me trompais vivement. Bref, cela rend les alentours du théâtre assez vivant et très très féminin!

Mais bon, là n'est pas l'histoire, même si je ne m'attendais pas à ça. J'en parle, du fait que je viens tout juste de lire un article intéressant sur le site d'un comité de quartier au sujet de caméras de surveillance établies par la police qui jusqu'à présent semblent avoir été totalement inefficaces.

Revenons à nos moutons:

Le théâtre flamand est un bâtiment à usage multiple à transformation. Au départ, construit à la fin du XVIIIè siècle, il servait d'entrepôt portuaire public, d'autant qu'il était installé juste au bord d'un bassin le reliant au canal. En 1860, près d'un siècle de loyaux services dans la perception des taxes liées à son activité d'entrepôt, le bâtiment est investi par "l'armée" (?), servant de Magasins de l'Artillerie et du Génie. En 1883, confié à un architecte, il est métamorphosé en théâtre!

Aujourd'hui encore les éléments d'époque sont visibles. Ci-dessous, une photo montrant le lien entre le bassin et le canal avec au fond ce qui est aujourd'hui le théâtre flamand. De cette photo, il reste le Bassin. A droite, la vue arrière du théâtre, où l'on voit encore marquée sur le frontispice sa fonction d'Arsenal.

Mais les travaux les plus conséquents pour le théâtre n'ont pas été effectués sur ces parties là du bâtiment, mais bien sur la façade côté rue de Laeken, et à l'intérieur. L'architecte Jean Baes, chargé du projet s'est laissé porter par son art pour nous faire admirer une façade néo renaissante flamande, axant la structure sur la sécurité à travers les issues de secours que l'ont voit sur le côté droit du bâtiment. Néanmoins la structure a été violemment endommagée, notamment les décorations intérieures par un incendie dans les années 1950, ce qui fait qu'il fut longtemps fermé pour sa rénovation.

La troupe du théâtre flamand, des néerlandophones sont alors à nouveau dans les locaux, et renouent avec leur répertoire! C'est vraiment une façade qui rompt avec les alentours, ce qui lui donne un cachet atypique dans ce quartier dont on dispose encore assez de traces pour s'imaginer l'activité des temps passés.




mercredi 4 juin 2008

Une oeuvre étrange


A Schaerbeek, au croisement de l'avenue Voltaire et de l'avenue Louis Bertrand, à l'extrême fin de l'avenue P. Deschanel, une œuvre en bronze est exposée. Lors de mon premier passage, j'ai cru que c'était une réplique de la Tour Eiffel, stylisée à travers une vision plus naturaliste, et ainsi offrir un bout d'art Nouveau avec la recherche stylistique de la Nature en reprenant la Grande Dame de fer.

Malheureusement, ma première idée marque surtout un trou de culture... même si j'ai tapé juste pour la période de création, fin XIXè siècle, début XXè siècle. Cette oeuvre est celle de Jacques de Lalaing (1858-1917), dont cette sculpture erigée à Schaerbeek représente un peu l'oeuvre de sa vie, selon ce que je viens d'apprendre...

Ce n'est rien d'autre qu'un mât électrique, et non une représentation naturaliste de la Tour Eiffel ou de je ne sais quoi encore! Jacques de Lalaing a travaillé en effet, sur l'esthétisme de la base des mâts électriques, sujet à la mode pour cette fin du XIXè siècle, les villes s'équipant durant cette période d'électrification urbaine. Afin de rendre le poteau électrique plus attrayant, dont aujourd'hui nous percevons que le côté ultra aseptisé d'un corps érectile lisse, l'idée d'allier l'art aux ouvrages industriels laisse sous-entendre qu'on peut placer la sculpture à la base de l'ensemble de ces mâts électriques.
Jacques de Lalaing en fit le pari, mais il ne le remporta pas vraiment.

Cette œuvre a connu de nombreux déboires, déjà pour être acceptée par la ville, qui essuiera refus sur refus pour des questions budgétaires. Puis, une fois l'œuvre constituée, elle ne trouvera pas de place durant plusieurs années, jusqu'à ce que la Commune de Schaerbeek décide de l'accueillir jusqu'aux années 1950, où elle sera reléguée aux oubliettes des entrepôts de la ville, suite à des travaux de voieries.


En 1993, elle en ressortira pour prendre place aux croisements actuels avenue Voltaire. Il est incroyable de penser, qu'une telle curiosité se trouve là, à un croisement, et que silencieusement, elle nous raconte une histoire pleine de rebondissements, de la passion de son auteur, aux difficultés de son insertion dans l'espace publique, et enfin, la lutte pour qu'elle puisse y demeurer.


Plus d'infos:
http://www.jacquesdelalaing.be/

mercredi 14 mai 2008

La Neerpede d'Anderlecht



Voilà un endroit dont il est difficile de trouver des renseignements sur internet, pourtant c'est un lieu très fréquenté.

La Neerpede, est apparemment un cours d'eau qui s'écoule dans les vallées proches de Bruxelles, bordé d'un énorme parc, d'une zone de loisirs, et de sports, puisque des chemins bornés en partent pour les marcheurs et les cyclistes. Elle se trouve derrière la zone commerciale d'Anderlecht, et est une des limites de la capitale. Dès la zone commerciale passée, on se retrouve dans ce bout de campagne, en périphérie de Bruxelles, ponctué par quelques villages alentours, dont certains revêtent une apparence assez traditionnelle [maison plein-pied en briquette; rues étroites et pavées; grands prés alentours avec de l'élevage; etc...].

Bref c'est un endroit sympathique pour flâner, car si l'on ne veut pas de la nature agricole, on peut se réfugier dans la nature retravaillée dans le sens du Parc, avec étangs, fontaines, parcours vitæ, tout le tralala habituel.

Pourtant dans cette zone, il y a quelques petites choses qui se cachent par-ci, par-là, notamment une grotte de dévotion à la Vièrge, dont je n'ai trouvé aucune information. Etant donné que la période de l'entre-deux-guerres a été prolixe en terme d'apparitions en Belgique, j'ai pensé peut être qu'elle y avait fait un tour. Mais dans ce cas, je pense que le lieu aurait au-moins été recensé et aurait fait l'objet d'une courte publication ou d'une indication. Là absolument rien... les images votives, les cierges allumés, tout autour des bancs, et la pierre de la grotte a été taillée pour faire place à une sorte de chaire d'usage pour le culte. Peut être tout simplement un espace plein-air pour la messe finalement... La grotte se trouve d'ailleurs dans ce qui semble être un ancien cloître, aujourd'hui occupé par une école flamande, et des salles des Cercles (sortes d'associations en Belgique).
[si jamais quelqu'un en sait plus et qu'il passe par hasard par ce blog, je serai ravi d'apprendre la raison du pourquoi].

Si l'on pousse la ballade au-delà des étangs, nous croisons outre des moutons et des vaches -dont il est précisé qu'il ne faut pas trop les nourrir sous peine de les rendre malades; le fameux moulin d'Anderlecht ou de Dilbeek, puisqu'il se trouve entre les deux finalement. J'en parlerai tout à l'heure.

C'est un endroit sympathique, même si le parc traversé, et la zone de loisirs atteinte, avec le golf royal, le stade de football et la piste de ski sur herbe, on a l'impression de se retrouver au milieu d'un énorme chantier ou d'une sorte de finistere non aménagé, ou plutôt laissé à l'improvisation du moment...

Bref, c'est assez sympa comme lieu, d'autant que nous avons de très belles vues sur la ville de Bruxelles, au loin les tours, le palais de justice (suffit de cliquer sur la photo pour l'agrandir), l'incroyable palais de justice de Poelart, et les fameux chaudrons de la centrale nucléaire. N'empêche que j'ai trouvé le coin vraiment agréable à la ballade en cette fin de journée! Et, il y a des pistes VTT et vélo qui ont l'air intéressantes, dont les cartes sont disponibles sur le site de la Commune d'Anderlecht ou directement à la maison communale.


mardi 13 mai 2008

Fête de l'Iris 2008.




Ce week-end du 9-10 mai, nous avons eu droit à deux jours de festivité de la Région Bruxelloise. L'Iris était en fête! Pour l'occasion, des concerts gratuits sur la place des Palais, des animations de rue, des descentes de caisse à savon pour rappeler le bon temps de Quick et Fluck [c'est ce que disait le programme], du cirque de rue, et la visite du parlement de la région Bruxelles capitale. Bref, que de festivités!

Tout débuta samedi soir, par une série de trois concerts, spécial groupe belge, qui devait symboliser la bonne entente entre les communautés, puisque Sharko, groupe francophone, était suivi de Daan et d'Ozark Henry groupes néerlandophones. Bref, tout débute bien, d'autant plus que le soleil est de la partie, la place des Palais est très vite submergé, mélangeant tout ce que Bruxelles peut apporter de population: les indigènes belges, mais aussi les européens, sans oublier les japonais! Touristes et Bruxellois firent donc la fête ensemble ce samedi soir, et allait remettre ça le lendemain!

Dimanche, les festivités prennent une ampleur plus grande, puisqu'elle se déroule dans tout le Pentagone. Déjà, on a droit à une nouvelle journée sans voiture, et ça.... c'est la plus belle réalisation de la ville je trouve. Certains s'en plaignent, d'autant que dimanche c'était la fête des mamans de Belgique, donc un jour de grand déplacement, mais c'est vraiment sympathique de marcher sur ces grandes artères, sans avoir à croiser de voitures, de faire attention en traversant la route etc etc... Moi j'serai pour que tous les week-ends, ou tous les dimanches soient décrétés journées sans voiture, pour le CO2, comme disait un type, mais aussi pour le bien être au sein d'une ville, car ça lui change toute son atmosphère, elle prend un air de bourg agréable!

Ainsi, dimanche était placé sous le signe de la ballade, parcourant les allées du centre, agrémenté de divers stand, promotion et vitrine des actions d'ASBL, et de cercles pour égailler la ville, proposer des activités, ou tout simplement pour sensibiliser à certains problèmes quotidiens. Tout cela s'organisait autour de place de concerts, ou d'activités rafraîchissantes. Mais ce qui fut vraiment intéressant, ça été l'ouverture des portes de l'Assemblée de la Région Bruxelles Capitale. Un riche bâtiment à la rue des Lombards, composés de diverses salles de réceptions, de travail, de salles de délibérations, et de conseils, ainsi que l'hémicycle du Parlement où y sont débattus l'ensemble des questions et des projets de lois proposés par le gouvernement de la Région Bruxelles Capitales. Nous avons été reçu par le président de l'Assemblée, Eric Thomas qui nous a expliqué le fonctionnement de la Région, qui dispose également de deux organes, la COCOF d'un côté et la VGC, l'une qui prend en compte les questions liées aux francophones de Bruxelles, et l'autre aux des néerlandophones...
Comme quoi, même à Bruxelles, on ne se mélange pas...
Ca m'a fait plaisir de croiser quelques compatriotes français, en vacance en Belgique, repérable aisément dans le public, notamment lors de la séance des questions au président de l'Assemblée (c'est pour faire officiel):
- Nous avons été surpris... Comment se fait-il qu'il y a un Parlement National, et un Parlement de la Région Bruxelles?

- C'est une Fédération mademoiselle, répondit un homme aigri et blanchi.

- La Belgique a une particularité, il y a beaucoup de Parlements, réplique Mr le président de l'Assemblée. etc etc....
Bref, bien que les actualités françaises se soient penchées avec une recherche réelle de compréhension de la situation politique chez leur voisin, il apparaît que la notion de fédéralisme n'ait pas encore pénétré dans le cerveau du français touriste. Ca viendra... on est toujours un peu long à la détente....

Bien, outre ces questions politico-administratives, nous avons eu droit un concert sympa mené par le bourgmestre de St Josse, à la batterie et ses acolytes dans l'hémicycle. D'ailleurs génial, puisqu'ils nous ont interprété l'opportuniste de Dutronc, sans une petite pointe d'ironie d'ailleurs.


C'est excellent ce savoir-faire belge, à la fois nonchalant et incroyablement ironique, sans jamais dépasser la limite de la méchanceté, ça reste bon-enfant.
Puis l'aventure débute, nous déambulons à travers le bâtiment, malheureusement que d'une partie, puisque les locaux de l'Iris sont assez vastes. Nous apprenons au détour d'un couloir, qu'il existe sous les bâtiments de larges caves voutées et pavées, dont il paraît que c'est un véritable dédale. La dame nous confie même qu'elle n'a jamais osé y pénétrer. Ce lieu se remplit de mystère, mais nous ne pourrons pas constater. Dommage... Nous traversons la cafétéria, la bibliothèque, les trois salles de délibérations, et enfin, nous arrivons à la salle des glaces, type Louis XV, pleine de dorure, de pilastres, parquet, bref, assez sympa en fait... Elle donne sur deux jardins suspendus, le premier qui est une sorte de jardin à la française, avec ses chemins de déambulation, l'autre, en revanche, bien plus moderne est accessible, après avoir traversé les salons de réceptions, où trône deux grandes tapisseries médiévales (les fameux tapis aux murs).


Le jardin est conceptualisé autour de nouvelles formes artistiques, c'est-à-dire qu'il forme un tout indissociable, la sculpture est partie intégrante de l'espace, elle n'est pas décorative, elle est intégrée dans la structure générale. Et alors, ce que j'ai le plus adoré, c'est sans doute cette façade naturelle, agrémenté d'ornements verts, incroyable.
En revanche question entretien ça doit être assez embêtant. N'empêche, que ça donne des idées en terme artistique, après la nature morte peinte, pourquoi pas la nature morte vivante, et surtout réelle! Un concept en tout cas intéressant et assez rafraîchissant.

Bien, bien, le parlement et toutes ses intrigues dévoilées [bien que nous ayons visité que le 1/3 de tout l'ensemble, et surtout, sans accéder aux caves...], retour dans la rue, où les badauds se pressent aux différentes activités, aux stands de gaufres, de crêpes, ou encore d'escargots de mer cuits dans une sorte de bouillon, nous nous sommes dirigés progressivement vers la Place des Palais, car le bouquet final allait être donné.

Au Mont des Arts, nous aurions bien aimé pénétré dans le BIP, le nouveau bureau central d'information sur la ville, le haut lieu touristique, c'est ici dorénavant que vous pourrez trouver toutes les informations nécessaires pour une bonne exploration de la ville, bibliothèque à l'appui! Malheureusement, nous n'avions pas les pass nécessaires, en tant qu'indésirables, nous sommes allés écouter les messages de sympathies d'un groupe qui reprenait les chansons des Beatles.
Le must était la clôture de la fête de l'Iris: le groupe Abbamania!!!!! Ils nous ont interprété merveilleusement les titres de ce légendaire groupe nordique, qui a bercé sans doute toutes les enfances et années de jeunesse de ces dernières décennies. Une foule de tous les âges étaient réunis, se trémoussant sur les titres les plus connus et d'autres un peu moins, parfaitement interprété par la blonde et la brune, le guitariste et le pianiste! Le groupe quoi.... Ils n'ont pas lésiné sur les costumes non plus, les deux chanteuses ayant récupéré les mêmes tenus que leurs idoles, ces fameux collants à paillette, récupéré par le kitsch du fitness des années 80!

Et comme je ne peux m'empêcher, voilà la méga ambiance balancée par ces plagiaires du mythique groupe! J'ne cache pas ici ma "fanitude" pour Abba, et j'ai vraiment trouvé ces interprètes géniaux. Un généreux internautes a déposé sur youtube trois vidéos que voici (merci à lui):








Voilà voilà.... Comment faire pour qu' unanbxl.blogspot.com
devienne un site des groupies d'Abbamania.... lol. Bref, sympa non????!!!! I love Bruxelles