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mardi 25 août 2009

De Bruxelles à Amiens et d'Amiens à Pointe à Pitre



Allez c'est reparti!

L'an passé, c'était une année assez difficile, et je n'avais sans doute pas assez de matière, pour tenir un blog à la hauteur et à la réputation d'unanbxl....

J'aurai tari à ma réputation de fouineur urbain, et surtout de bloggeur, car mine de rien ce fut une fichue année que celle de l'an passé à Amiens! Début de ma carrière professionnelle, avec peu de temps pour flâner la Picardie, et surtout mes week-end bruxellois qui se révélèrent un aller-retour hebdomadaire, qui creusèrent la fatigue et finalement le peu d'ancrage du côté picard...

Mais il y a de quoi y faire aussi, même si Amiens n'est et cela se conçoit pas Bruxelles. En même temps, aurai-je pu tenir un blog sur la ville de Mulhouse aussi conséquent qu'unanbxl.... Na, j'crois que ça aurait été dure aussi, bien qu'il y a tant de choses à dire sur ma ville natale!

Bref, comme je disais je reprends de la bouteille, mais cette fois accompagné de Flo et d'Eva dans nos découvertes! Je laisserai ici le lien pour nous suivre sur la Guadeloupe, notre nouveau chez nous pour un petit bout de temps! Encore une fois, ce n'est pas notre "nous", pas de voyeurisme familiale, ni d'exhibition de notre part, mais je pense qu'il est sympa qu'on puisse trouver des informations, des témoignages, des trucs de la vie des Antilles pour casser bon nombre de préjugés, et peut être que quelques métropolitains découvriront autrement ce bout de France en Amérique.

See you in our new website:

mercredi 29 octobre 2008

Nico et Carla à Louise!

Aujourd'hui, petite sortie vers Louise, où nous avons copieusement dîné (déjeuné pour les lecteurs français) dans le fast food de la diététique, ou plutôt dans le fast food dont la devise est : "natural, fresh, and ready".

Je passais dans les deux rangées latérales cherchant désespérément mon repas de midi... je voguais entre la soupe, les salades de pâtes, de riz, les salades tout court, puis mon oeil fût attiré par des petits sandwichs, genre "mise en bouche". Mon estomac un peu malade se disait:
"ah ah, c'est bien ce qu'il te faut! Manger comme à une réception à raison de 4, 25€ les deux mini-sandwich".
Je regrettai déjà la possibilité du pistolei à 2,5€ ou ma portion énorme de frites de Flagey vers ces eaux là aussi, mais avec une sauce en plus! Satanée gastro!

Mais ce qui m'interpella le plus c'était que ces mini-sandwich étaient nommés. L'un s'appelait John et Yoko. Tout de suite, référence asiatique voulait que le futur consommateur heureux se rende compte que c'était Lennon et sa compagne japonaise. Mais lorsque je passe à la rangée suivante, je suis estomaqué!

C'était les sandwich:


LE CARLA ET NICOLAS......


Au départ, j'me suis dit... Mais de quel Nicolas et Carla parlent-ils? Après l'affaire Ryan Air, Exki n'aurait tout de même pas osé faire un sandwich Carla et Nicolas, en plus les deux sandwich dans une pause totalement indécente, l'un montant l'autre!!!! Quoiqu'en Belgique, l'humour permet beaucoup de choses, même de choquer le petit français que je suis. Mais bon, pas mon président quand même!








Par curiosité, je regarde la composition des sandwichs (vous remarquerez d'ailleurs que je me suis planté dans mon écriteau, c'est l'inverse) :
- le Carla: pain bio, fromage rigatello, radicchio, tomate, tapenade moutarde gingembre, sel et poivre.
Le Nico: pain bio, brie fermier de Normandie, tomate, graines de sésame, roquette, huile d'olive.

Alors pour le Carla: pain bio (formidable sa femme était mannequin.. comme toutes d'ailleurs sauf la première, mais il n'était pas encore riche); rigatello (forcément elle est italienne), radicchio (pour faire encore plus italienne), et puis le reste ça donne une orientation "open on the world".

Pour la Sarko: pain bio (il court tous les matins, ça fait celui qui s'entretient), brie fermier de Normandie (homme de terroir le Nico? hmm.. mais bon, il y a toujours possibilité), roquette (si je devais faire un trait d'humour, je dirais que si nous omettions le "te" de fin de roquette, il y a peut être un message caché, blague belge, je la sens venir!).

Bref, nous y sommes, quel autre homme que moi peut clamer haut et fort que j'ai croqué Carla?

Pour Nico... Ben jaloux comme il était, je n'ai pas eu le choix, à force de pester le lait à tourné et il m'a fait un gros fromage... donc, zouh!


La photo où je croque Carla est faite sans effets spéciaux, en revanche la seconde oui, Nico vers la poubelle, vous pensez bien! Improbable, d'autant qu'on dit bien à nos jeunes qu'il ne faut pas jouer avec la nourriture. Alors pour toutes les âmes sensibles que j'ai blessées, prière de m'excuser, et sachez que j'ai même mangé Nico.

samedi 6 septembre 2008

helli hello...

Un petit coucou de Bruxelles pour un week-end, unanbxl ne touche pas encore tout à fait à sa fin, il est en réflexion, en remaniage, en redéploiement, ou en arrêt. Pour le moment, il n'y aura plus de post, car j'ai été muté à Amiens pour mon premier emploi, en tant que stagiaire dans l'enseignement. Fini, les vacances à pouvoir déambuler dans Bruxelles.

Amiens, ce n'est plus Bruxelles, mais j'y repasserai encore très souvent puisque nous ne sommes qu'à environ 1h45-2h de route! yeah! et surtout qu'y reste ma petite famille! Hé oui!

Aussi, il me reste quelques articles à écrire concernant encore le mois d'août. Mais n'ayant pas le net dans mon nouveau chez moi aminien, il va falloir que je patiente un peu pour me remettre aux écrits!

Alors, à bientôt, et dès que possible pour la suite des articles, et le dénouement du blog.

jeudi 14 août 2008

Mini-Europe by night




Toujours samedi, qui fut une journée pleine d'occupations, nous sommes allé faire un tour à Mini-Europe, car j'étais vraiment intéressé par ce que je pouvais y trouver. En plus, rentrant de Roumanie, vous imaginez bien le dépaysement qu'est de retrouver quelques éventuels monuments visités.

Bon... il n'en fut rien, je n'ai que pu m'extasier devant les éternels issues de mes expériences longues. Paris, Venise, Belgique, et j'ai reconnu le site irlandais car j'y suis passé... Bref, finalement ce n'aura pas été grand chose par rapport à la collection offerte.

Mini-Europe agit en collaboration lointaine ou proche de l'action européenne. C'est-à-dire qu'avec les élargissements, on distingue nettement les anciens des nouveaux pays européens. La Roumanie, la Slovaquie, la République Czech, Pologne etc n'ont quasi aucune représentation comparé aux éléphants que sont la Belgique, la Hollande, l'Allemagne, la France, et l'Italie.

Le parc a une popularité touristique, mais faut dire que samedi soir, c'était un peu particulier, car il y avait un feu d'artifice. Pour ironiser, je disais à Flo qu'on aura sans doute un mini feu d'artifice, comme si nous étions des marionnettes de mini-Europe. Ben... à bonne ironie, bonne réalisation d'humour, ce fut le cas. Le feu d'artifice était à la haute du parc, mais du parc en général! Au moins, grâce à lui, nous aurons évité la fameuse photo avec la tortue, leur effigie, ce qui nous aura permis de ne pas exposer nos visages flétris et sans doute assez ridicules à la sortie. Mais au-delà de ça, quelques petites représentations plus animées permettaient de diversifier un peu la découverte. L'Etna ou le Vésuve, on a pas trouvé l'affiche, pour le côté italien, qui se met à vrombir, et à cracher de la fumée. Il y a aussi une fusée Ariane qui décolle, et une plate-forme Total en plein exercice de forage off-shore, pour la pub.

Ainsi, nous déambulions au milieu de ces petites maisonnettes, avec éclairage approprié, parfois non... sous les boules protectrices et tout aussi actives de l'atomium, qui brillait de milles feux!



A part le prix exorbitant de l'entrée du parc (mais au moins on peut observer un exemple de la destruction du Mur de Berlin.... en live!), nous avons passé un agréable moment à rire de nombreuses choses, et à écouter quasiment tous les hymnes nationaux des pays représentés. J'ai juste été déçu que les jeux qui nous ont été proposés à la sortie n'étaient pas en mesure de fonctionner....

dimanche 10 août 2008

Une ptite rue Marolienne et une maison pour le plaisir.

Débutons par la maison, qui se trouve rue Haute, dont j'ai l'impression qu'on passe facilement sans la voir... Pourtant, ce n'est pas comme si elle était totalement invisible! Alors sur unanbxl, tous ceux qui passeront la verront:


Puis un peu plus bas, il y a une rue, par laquelle on a accédé par Foire du Midi, dont je n'ai pas relevé le nom, mais que j'ai trouvé hyper sympathique, parce que j'avais l'impression d'être dans un vieil axe un peu oublié par la vie trépidante de la capitale...




















Où l'on y trouve une poêlerie et une ancienne fabrique de Churros ayant fermé ses portes pour cette dernière. Le siffleur, je crois que c'était une sorte de brocante... mais j'n'en suis plus trop sûr. Ce sont encore des billets de juillet.... donc ma mémoire n'est plus trop au beau fixe! En tout cas, j'ai souvenir de l'atmosphère incroyablement tranquille et villageoise de cette ruelle, en ce samedi après-midi de ballade, pour rejoindre progressivement le centre de la ville.

Sur ce, reprenons le cours des activités pour le mois d'août!

Un cloître réaménagé dans les Marolles


Voilà un billet qui n'apportera guère grand chose au genre humain... mais c'était une interrogation que je m'étais posé, lorsque nous étions au Palais de Justice, pour admirer une des fameuses vues panoramiques de Bruxelles, qui donne sur les Marolles.

Au milieu d'un amas de toits, sur le côté de droit de l'ascenseur, je me rends compte qu'une croix trône sur l'un d'entre-eux. (j'avoue il faut ouvrir l'oeil pour la trouver, sauf si agrandissement).
En descendant par l'ascenseur, j'ai tenté de trouver l'emplacement de cette église. Par chance la grande porte qui nous sépare de l'imposante cours intérieure de ce qui devait être un ancien cloître était ouverte.

Dès l'entrée le ton est donné. Nous sommes en plein coeur de la chrétienté par une statue représentant un Christ, un abbé, et un enfant à qui l'on prodigue d'un signe de compassion, la charité chrétienne.

Il suffit de passer le porche, assez vaste, pour arriver dans la cours, où à gauche des logements sociaux, avec le premier terrain de basket que j'ai vu entre deux bâtiments sur un toit... Incroyable! En tout cas, on peut y jouer à l'ombre sans aucun problème, avec accès garantie par la fenêtre de l'immeuble.



Puis à droite (vous remarquerez l'effort de présentation et de cohérence), l'église, ou une chapelle. De ce qu'on a pu voir, j'ai l'impression qu'aujourd'hui elle est utilisée comme salle d'activité. C'est un peu de coutume aux Marolles... Les Bénédictines déjà, et celui-ci.

Néanmoins, je n'ai réussi à trouver aucune information concernant ce lieu un peu cachotier. Les magasins, les bars sur la place entrave la perception d'un ancien lieu consacré juste là derrière. Donc si jamais, je pars à la pêche aux infos!



samedi 9 août 2008

De retour, et on reprend le blog


Me voilà de retour de mes petites vacances dans les néo-confins européens, et je vais pouvoir reprendre les activités bruxelloises et compléter à nouveau le blog.

Durant mes vacances, j'ai eu une proposition de mise à jour concernant le fameux mât électrique de Jacques de Lalaing, qui a connu durant ces dernières semaines sans doute, une réhabilitation, aujourd'hui au centre d'un rond-point. J'en reparlerai donc brièvement.

Il me reste aussi quelques activités comme les rencontres musicales du Parc Royal les dimanches après-midi; une ruelles des confins marolliens; et une ancienne abbaye aujourd'hui réaménagé en logement et activités associatives toujours aux Marolles. Mais je n'en dis pas plus, car là, les meyboom ont déjà engagé leur cortège pour planter l'arbre rue des Sables. Et manquer ça.... ce serait impardonnable, donc c'est parti!

dimanche 20 juillet 2008

des soupçons d'art nouveau réactualisés

Lorsqu'on parle de l'Art Nouveau, tout comme moi d'ailleurs, on s'émeut souvent de voir disparaître certaines maisons, de la tragédie de la rue Béliard, son incroyable sacrifice au profit des installations modernes des Institutions européennes et bureaux de tout genre.


Mais à la rue Fontainas, outre sa friterie de quartier, il y a un sympathique lot d'appartements, où les décorations de façades ne sont pas sans rappeler des courbes et des structures de l'Art Nouveau, notamment en ce qui concerne la stylisation de la flore.



Ainsi, l'Art Nouveau ne semble pas être du désintérêt généralisé, mais fait comme un retour en force par de nouvelles expressions, comme tout art, il évolue, mais ne perd en rien de son influence.

vendredi 18 juillet 2008

des moulins à Woluwe St Lambert

Woluwe est une commune que j'ai peu traversée, peut être que la raison en est le dénivelé, et qu'à chaque fois que j'y vais, je me perds très vite... N'empêche, elle recèle plusieurs petits lieux sympas, et parfois nous donne l'impression d'un petit coin sympatoche, où il y fait bon vivre...

Mais pour ce billet, ce sont les moulins qui sont à l'honneur!

Deux moulins, l'un à vent, l'autre à eau. Le premier se trouve près de la clinique universitaire de l'UCL, et l'autre, proche du centre commercial de Woluwe.

Comme le moulin Louise d'Anderlecht, Woluwe a son moulin, dans un espace protégé, qui peut être visité une fois par mois le dimanche. L'espace protégé est un bout de nature situé entre le boulevard et la clinique, où paissent tranquillement quelques chevaux, et lapins aventureux.










C'est un moulin à vent, sans que celui-ci ait une particularité différente de celui d'Anderlecht. Pour ma part c'est juste le fait qu'il y ait là un moulin à vent en ville qui fait toute son originalité....





A quelques km de là, sur le parcours de la Promenade Verte, il y a un autre moulin, le moulin de Lindekemale, celui-ci à eau, totalement restauré, ainsi que son chenal de fonctionnement.

Il paraît qu'il en existait plusieurs à Bruxelles des moulins à eau. On peut imaginer que le voûtement de la Senne a entraîné la disparition de plusieurs d'entre-eux. Il n'en resterait que deux, celui-ci et un autre à Uccle.

















Y'a donc de quoi faire des balades champêtres à Bruxelles sans aucun problème. Je crois que Bruges aime bien aussi ce concept de moulin urbain. En tout cas, on a là un élément topographique intéressant pour une ville, car on oublie souvent qu'avant l'ère de l'industrialisation, la ville aussi, avait son"ban", et que le moulin, tout comme le château, etc était monnaie courante, d'autant que Woluwe, Anderlecht etc... devait bien plus avoir de la physionomie du bourg, du village que de la ville!


Ahhhhhhh ces doux airs d'un passé révolu....

D'ailleurs le moulin de Lindekemale possède aujourd'hui une partie consacrée à un restaurant de gastronomie française. La reconversion semble bien engagée.

Du nouveau mobilier urbain en ville

Un plot de travaux... dans un parc, comme un rond-point, établissant un sens directionnel pédestre, ou tout simplement servant de banc?

Le parc de la Putterie, tout comme l'Albertine et encore celui devant Sts-Michel-et-Gudule accueillent un nouveau mobilier urbain, fraichement établi depuis environ une semaine. La ville de Bruxelles a en effet organisé un petit concours pour redynamiser ou tenter une nouvelle expérience du parc, à travers un mobilier plus design ou plus contemporain.


C'est pourquoi un énorme plot de signalisation orne le parc de la Putterie, ou une limbe, ou encore des bancs profilés. L'initiative part donc d'une nouvelle décoration urbaine, et c'est pour trois ans minimum que les oeuvres qui ne sont finalement que du mobilier absolument à utiliser seront exposées dans les trois sites.

Le plot et la limbe sont les deux que je préfère. Le plot parce qu'il est omniprésent dans le milieu urbain et qu'au lieu de signaler des travaux, pour une fois, signale une zone de repos, ou une zone de plaisance, et la limbe, parce qu'on ne sait pas vraiment comment s'y prendre.

Les deux concepteurs de la limbe ont exprimé le souhait que les gens s'en servent vraiment selon leur envie. Ils craignaient qu'elle soit plutôt perçue comme une oeuvre, et qu'on n'ose pas trop s'en approcher. Apparemment, cette crainte a vite été effacée, puisque je ne suis jamais passé devant, sans qu'elle ne soit utilisée... là, un groupe de jeune qui y profite du bon temps, d'autrefois, des gens qui tentent la résistance du filet, ou le prenant comme un trampoline, d'autre couchés, faisant une petite sieste avec vue sur la capitale, bref, une limbe multi-usage!

Le lauréat de St Michel et Gudule semble, pour sa part avoir moins de succès, d'autant, selon moi, que la ville a mal géré le coup. Ces bancs profilés ont un souci esthétique intéressant, malheureusement, sur ce même site, un autre banc rival semble imposer sa loi, ou semble faire preuve d'un narcissisme plus important. De plus, cela fait un petit moment qu'ils y sont.

Ce mobilier est une sorte de chaise-longue, où l'on est assez à l'aise à vrai dire. Je ne sais pas s'il fait partie d'un autre concours, en tout cas, l'idée est très bonne. Les Japonnais les prennent en photo, les gens se prélassent tranquillement dessus, et les touristes l'ont élu comme lieu de méditation et d'observation de la belle cathédrale. Bref, au temps du Faucon, c'était le lieu idéal pour observer les mouvements éventuels en ne faisant aucun effort, sauf se réchauffer du froid hivernal. Le seul hic à cette idée que je trouve aussi génial, c'est l'endroit choisi... Pourquoi ne pas avoir pris un parc où l'on est au calme, plutôt que St Michel et Gudule qui ressemble à un énorme rond-point où circule les taxis, les bus, les voitures, où le calme n'existe quasiment pas...
Bruxelles est donc en train de revêtir de nouveaux habits. Quelle idée géniale de proposer un attrait urbain à travers le mobilier.


Pour la référence liée à tout ce qui se cache derrière ce mobilier urbain:

http://www.parckdesign.be/fr

mardi 3 juin 2008

La cité ouvrière du Linthout

Encore une cité ouvrière direz-vous! Ben oui, mais j'avoue que celle-ci, c'est un parfait hasard si je suis tombé dessus... Je donnais cours à l'école de Roodebeek, une école Art Nouveau d'ailleurs, encore une de ces écoles Jacobs [dirais-je sur un ton blasé... non, j'déconne, c'est toujours un plaisir d'en découvrir une nouvelle!]. Et donc voilà... Un jour, alors que j'arrivais bien trop tôt pour mon cours, j'ai décidé de faire quelques pas dans le quartier. En remontant le boulevard sur le côté droit, un petit passage (dont je n'ai eu que l'idée de photographier le passage inverse...):



et comme j'aime bien les passages, je m'y suis engouffré.

Mais je dois retourner la palme à Bxlblog.be, car l'un des blogeurs, Mich l'a trouvé avant moi, et grâce au commentaire d'un internaute, m'a permis de mieux comprendre, après coup, l'organisation de cette cité.

En fait, il y a deux parties, la première avec les maisons ouvrières, et la seconde les immeubles à appartements, qui sont d'ailleurs datés des années 1930. Aujourd'hui, les immeubles servent de contre-fort au petit quartier, dont plus que quelques maisons subsistent, puisque l'urbanisation aidant, une partie des maisons ont été détruites.

En ce qui concerne les immeubles, voir la première photo.

En revanche, les maisons ouvrières s'alignent autour de deux chemins, qui permettent de traverser de la rue du Général Gratry au boulevard de Roodebeek, et là, oh stupéfaction, le principe du jardin, des petites ruelles pavées, l'ombre des arbres, et un petit bout de propriété autour des maisonnettes donnent un charme irrésistible à l'endroit:

samedi 24 mai 2008

A Evere Bruxelles


Bruxelles est en fait un véritable mouchoir de poche, puisqu'en réalité, la ville de Bruxelles n'est que ce qui se trouve dans le Pentagone et les alentours proches. On en fait très vite le tour, puis comme à Paris, par système d'arrondissement, les Communes offrent une poursuite du bâti, et une harmonie par quartier à la ville, avec chacun ses petits coins, ses endroits clés, ses histoires et sa politique, bien évidemment.

Lorsque je suis passé près de la Meunerie Bruxelloise, j'ai d'abord été à Evere, ici bien connu car on y trouve le siège de l'OTAN, longeant le grand axe d'entrée vers la capitale. Mais ce n'est pas de ce Evere là que je tiens à parler ici, c'est le côté plus vers le canal, vers Vilvoorde, ou de l'acqueduc, celui qui ressemble à un petit village avec les enfants qui jouent au ballon sur le parvis de la petite église St Vincent qui date du XIIIè siècle. C'est le Evere des jardins, des badauds qui promènent leurs chiens comme si nous étions en campagne, alors que tout proche de là se concentrent les usines, les entreprises.

En fait, le bas Evere est vraiment sympathique, on y trouve vraiment une ambiance un peu champêtre, rurale. L'autre côté c'est une autre histoire, on sent la ville! Mais qu'importe.




Le seul grand hic, celui qui nous rappelle l'urbanité lorsqu'on s'y arrête pour faire une halte, c'est ce ballet incessant des avions de Zaventem, toutes les 3 ou 4 minutes, un décollage. Mais c'est sympa pour les photographes qui ont envie de se constituer une base de belles photos d'avion au décollage!

mardi 13 mai 2008

Fête de l'Iris 2008.




Ce week-end du 9-10 mai, nous avons eu droit à deux jours de festivité de la Région Bruxelloise. L'Iris était en fête! Pour l'occasion, des concerts gratuits sur la place des Palais, des animations de rue, des descentes de caisse à savon pour rappeler le bon temps de Quick et Fluck [c'est ce que disait le programme], du cirque de rue, et la visite du parlement de la région Bruxelles capitale. Bref, que de festivités!

Tout débuta samedi soir, par une série de trois concerts, spécial groupe belge, qui devait symboliser la bonne entente entre les communautés, puisque Sharko, groupe francophone, était suivi de Daan et d'Ozark Henry groupes néerlandophones. Bref, tout débute bien, d'autant plus que le soleil est de la partie, la place des Palais est très vite submergé, mélangeant tout ce que Bruxelles peut apporter de population: les indigènes belges, mais aussi les européens, sans oublier les japonais! Touristes et Bruxellois firent donc la fête ensemble ce samedi soir, et allait remettre ça le lendemain!

Dimanche, les festivités prennent une ampleur plus grande, puisqu'elle se déroule dans tout le Pentagone. Déjà, on a droit à une nouvelle journée sans voiture, et ça.... c'est la plus belle réalisation de la ville je trouve. Certains s'en plaignent, d'autant que dimanche c'était la fête des mamans de Belgique, donc un jour de grand déplacement, mais c'est vraiment sympathique de marcher sur ces grandes artères, sans avoir à croiser de voitures, de faire attention en traversant la route etc etc... Moi j'serai pour que tous les week-ends, ou tous les dimanches soient décrétés journées sans voiture, pour le CO2, comme disait un type, mais aussi pour le bien être au sein d'une ville, car ça lui change toute son atmosphère, elle prend un air de bourg agréable!

Ainsi, dimanche était placé sous le signe de la ballade, parcourant les allées du centre, agrémenté de divers stand, promotion et vitrine des actions d'ASBL, et de cercles pour égailler la ville, proposer des activités, ou tout simplement pour sensibiliser à certains problèmes quotidiens. Tout cela s'organisait autour de place de concerts, ou d'activités rafraîchissantes. Mais ce qui fut vraiment intéressant, ça été l'ouverture des portes de l'Assemblée de la Région Bruxelles Capitale. Un riche bâtiment à la rue des Lombards, composés de diverses salles de réceptions, de travail, de salles de délibérations, et de conseils, ainsi que l'hémicycle du Parlement où y sont débattus l'ensemble des questions et des projets de lois proposés par le gouvernement de la Région Bruxelles Capitales. Nous avons été reçu par le président de l'Assemblée, Eric Thomas qui nous a expliqué le fonctionnement de la Région, qui dispose également de deux organes, la COCOF d'un côté et la VGC, l'une qui prend en compte les questions liées aux francophones de Bruxelles, et l'autre aux des néerlandophones...
Comme quoi, même à Bruxelles, on ne se mélange pas...
Ca m'a fait plaisir de croiser quelques compatriotes français, en vacance en Belgique, repérable aisément dans le public, notamment lors de la séance des questions au président de l'Assemblée (c'est pour faire officiel):
- Nous avons été surpris... Comment se fait-il qu'il y a un Parlement National, et un Parlement de la Région Bruxelles?

- C'est une Fédération mademoiselle, répondit un homme aigri et blanchi.

- La Belgique a une particularité, il y a beaucoup de Parlements, réplique Mr le président de l'Assemblée. etc etc....
Bref, bien que les actualités françaises se soient penchées avec une recherche réelle de compréhension de la situation politique chez leur voisin, il apparaît que la notion de fédéralisme n'ait pas encore pénétré dans le cerveau du français touriste. Ca viendra... on est toujours un peu long à la détente....

Bien, outre ces questions politico-administratives, nous avons eu droit un concert sympa mené par le bourgmestre de St Josse, à la batterie et ses acolytes dans l'hémicycle. D'ailleurs génial, puisqu'ils nous ont interprété l'opportuniste de Dutronc, sans une petite pointe d'ironie d'ailleurs.


C'est excellent ce savoir-faire belge, à la fois nonchalant et incroyablement ironique, sans jamais dépasser la limite de la méchanceté, ça reste bon-enfant.
Puis l'aventure débute, nous déambulons à travers le bâtiment, malheureusement que d'une partie, puisque les locaux de l'Iris sont assez vastes. Nous apprenons au détour d'un couloir, qu'il existe sous les bâtiments de larges caves voutées et pavées, dont il paraît que c'est un véritable dédale. La dame nous confie même qu'elle n'a jamais osé y pénétrer. Ce lieu se remplit de mystère, mais nous ne pourrons pas constater. Dommage... Nous traversons la cafétéria, la bibliothèque, les trois salles de délibérations, et enfin, nous arrivons à la salle des glaces, type Louis XV, pleine de dorure, de pilastres, parquet, bref, assez sympa en fait... Elle donne sur deux jardins suspendus, le premier qui est une sorte de jardin à la française, avec ses chemins de déambulation, l'autre, en revanche, bien plus moderne est accessible, après avoir traversé les salons de réceptions, où trône deux grandes tapisseries médiévales (les fameux tapis aux murs).


Le jardin est conceptualisé autour de nouvelles formes artistiques, c'est-à-dire qu'il forme un tout indissociable, la sculpture est partie intégrante de l'espace, elle n'est pas décorative, elle est intégrée dans la structure générale. Et alors, ce que j'ai le plus adoré, c'est sans doute cette façade naturelle, agrémenté d'ornements verts, incroyable.
En revanche question entretien ça doit être assez embêtant. N'empêche, que ça donne des idées en terme artistique, après la nature morte peinte, pourquoi pas la nature morte vivante, et surtout réelle! Un concept en tout cas intéressant et assez rafraîchissant.

Bien, bien, le parlement et toutes ses intrigues dévoilées [bien que nous ayons visité que le 1/3 de tout l'ensemble, et surtout, sans accéder aux caves...], retour dans la rue, où les badauds se pressent aux différentes activités, aux stands de gaufres, de crêpes, ou encore d'escargots de mer cuits dans une sorte de bouillon, nous nous sommes dirigés progressivement vers la Place des Palais, car le bouquet final allait être donné.

Au Mont des Arts, nous aurions bien aimé pénétré dans le BIP, le nouveau bureau central d'information sur la ville, le haut lieu touristique, c'est ici dorénavant que vous pourrez trouver toutes les informations nécessaires pour une bonne exploration de la ville, bibliothèque à l'appui! Malheureusement, nous n'avions pas les pass nécessaires, en tant qu'indésirables, nous sommes allés écouter les messages de sympathies d'un groupe qui reprenait les chansons des Beatles.
Le must était la clôture de la fête de l'Iris: le groupe Abbamania!!!!! Ils nous ont interprété merveilleusement les titres de ce légendaire groupe nordique, qui a bercé sans doute toutes les enfances et années de jeunesse de ces dernières décennies. Une foule de tous les âges étaient réunis, se trémoussant sur les titres les plus connus et d'autres un peu moins, parfaitement interprété par la blonde et la brune, le guitariste et le pianiste! Le groupe quoi.... Ils n'ont pas lésiné sur les costumes non plus, les deux chanteuses ayant récupéré les mêmes tenus que leurs idoles, ces fameux collants à paillette, récupéré par le kitsch du fitness des années 80!

Et comme je ne peux m'empêcher, voilà la méga ambiance balancée par ces plagiaires du mythique groupe! J'ne cache pas ici ma "fanitude" pour Abba, et j'ai vraiment trouvé ces interprètes géniaux. Un généreux internautes a déposé sur youtube trois vidéos que voici (merci à lui):








Voilà voilà.... Comment faire pour qu' unanbxl.blogspot.com
devienne un site des groupies d'Abbamania.... lol. Bref, sympa non????!!!! I love Bruxelles

Parfum d'été à Bruxelles


Depuis quelques jours, le soleil ne quitte plus la ville. Dès le matin la chaleur estival envahi la capitale belge, et durant toute la journée, ravivent les fous de parc, allument les barbecues dans les jardinets ou sur les terrasses, bref, l'air est vivifié de ce doux parfum qui nous annonce les prochaines vacances. Les touristes sont aussi bien là.




Mais il demeure de petits havres de paix, au sein des parcs de la ville,
où les badauds sont alanguies dans les herbes bordant les étangs d'Ixelles, au parc royale, du kiosque à la moindre parcelle exploitable pour un fessier près à braver la dureté de la terre. Bref, quelle plaisir!

Même les canards en sont de la fête, puisque j'ai eu le droit d'assister à cette petite naumachie!

lundi 5 mai 2008

Le quartier de la Roue à Anderlecht

Toujours ce fameux 3 mai, il était l'heure de réparer mon vélo à Décathlon (j'me répète peut être), et donc, j'ai décidé de faire une petite escapade sur le chemin pour faire un tour d'horizon d'Anderlecht. En longeant le canal, une des voies de pénétration vers Bruxelles, qui est encore bel et bien active, j'me suis aventuré dans le quartier de la Roue sans vraiment le savoir. C'est après vérification que j'ai bien pu l'identifier.


Néanmoins, nous sommes tout de suite frappé par l'architecture du type phalanstère, du quartier ouvrier de la fin du XIXè siècle. Pour ce quartier, il s'avère que la construction date plutôt de 1907 et aurait duré jusque dans l'entre-deux-guerres.



Ce qui fut appréciable, c'est l'atmosphère qu'on trouve dans ce quartier, à la fois champêtre, villageois, mais dès qu'on en sort, on retourne dans l'urbain. C'est sans doute le canal juste derrière l'ensemble d'habitation, ainsi que le grand parc, la plaine des loisirs, qui se trouve en plein centre du quartier.

C'était assez amusant de rencontrer ce quartier ouvrier du début du siècle sur mon chemin, puisque le 1er mai, nous avons rencontré les acteurs de la Fonderie, une association qui soutien le classement du patrimoine industrielle de la ville, où j'ai appris que Mollenbeek disposait du même surnom que Mulhouse, la Manchester belge, l'idée de la ville au cent cheminées industrielles! Bref, automatiquement, il allait de soi qu'on allait retrouver du quartier ouvrier, la grande oeuvre paternaliste des patrons du XIXè - début du XXè siècle européen.


Rajout: Non par fierté, mais pour des témoignages du quartier, facebook, qui n'était pas encore à la fête à l'époque du blog possède une page sur le quartier (témoignage de personne y ayant vécu et surtout une douzaine de photos sympa du quartier de la roue)

samedi 3 mai 2008

Parc Joséphat


Encore une belle journée ensoleillée, prompte à enfourcher Merco Death (mauvais jeu de mot, mais le nom de mon vélo quand même), et partir à la découverte des quartiers encore inconnus de la ville. Il y a quelques temps je découvrais Schaerbeek, dont mon ignorance me faisait croire que son centre battant était... j'en ai honte la rue d'Aerschot. Depuis que j'ai débuté mon stage à l'école Fernand Blum (encore une école Jacobs mais qui tombe en désuétude...) j'ai découvert le parc Joséphat, la belle allée Voltaire, les quelques parcs et surtout les sacréments beaux immeubles à appartements moderne! Bref, j'redécouvre Schaerbeek, tout comme je viens de concevoir que St Joss de Noddle englobe la chaussée de Louvain.

Ma ballade en vélo débuta justement par là, en redescendant des institutions, j'ai croisé cette surprenante église, avec son clocher monumental.

Bref, mais mon but était d'arriver à Schaerbeek et surtout au Parc Joséphat, un parc du début du siècle, sur le principe du jardin anglais, entre sauvage et aménagement ordonné, le contraire du jardin à la française, si je ne me trompe pas. Bref, lorsqu'on arrive par l'avenue P. Deschanel puis que l'on tourne sur la rue Voltaire, le Parc s'étend sur notre droite, offrant quelques pistes de pénétrations, et de pelouse en petit coin de bois, d'étang en étang, on parcourt ce coin de nature, entouré de maison Art Nouveau, dont les couleurs des sgraffites et des panneaux de carrelages peints s'entremêlent au reflet du soleil dans les branches.

Le plus étonnant dans ce parc, c'est cette structure que l'on retrouve au bois de la Cambre, une sorte de parc en vallée encaissée, en plein coeur urbain. Je ne suis pas tant habitué à voir cela, mais à Bruxelles ça paraît courant! Du coup, c'est comme si l'on s'engouffrait dans un îlot verdoyant, débordant d'une nature à l'apparence sauvage. Il est juste dommage que comme un peu partout, il y a ait des bouts de travaux en cours, des barrières un peu partout pour des raisons de sécurité sans doute. En tout cas, le Parc Joséphat vaut largement le détour!


J'y retournerai à l'occasion pour voir si les ânesses Siska, Punda et celle qui était petite... Manouche (comme le surnom que m'a donné ma colloc'), sachant que l'article que j'ai lu à ce sujet date de 2001... histoire de voir si elles sont toujours là. Je ne savais pas, mais il paraît qu'on donne le surnom à Schaerbeek la cité des ânes, non pas pour qualifier la population, mais parce qu'à une époque, il y aurait eu bien plus d'ânes à Schaerbeek que d'habitants. Les marchands les utilisaient pour transporter leur marchandise, et depuis lors, cette tradition de l'âne y serait resté. En revanche je n'ai jamais entendu cette expression encore, qu'on dit courante de quelqu'un qui ne sait pas une chose courante: "il a fait ses études à l'université de Schaerbeek". Si un Schaerbeekois me lit et que je me trompe où qu'il a plus d'infos j'en suis avide. Donc Schaerbeek, la cité des ânes, et Joséphat, l'abris des ânes, faudra vraiment que j'y retourne. C'est ça qui est génial dans le blog, on découvre, puis on affine et finalement on y retourne pour observer tout ce qu'on a râté la première fois!