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mercredi 29 octobre 2008

Godin à Bruxelles

Jean-Sebastien André Godin, un industriel parti de rien et qui a monté la plus formidable histoire du socialisme utopiste en France, à travers le phalanstère de Guise et de son usine de poêles en fonte. C'est dans l'ère de l'industrialisation, à partir du milieu du XIX è siècle, que cet homme s'installe dans la petite ville de Guise en Picardie.

Il construira à Bruxelles une entreprise sur le même principe, pensant à un éventuel exil en Belgique, si l'Etat français continuait harcèlement débuté. A l'époque, Napoléon III arrivant au pouvoir, les idées socialistes n'étaient pas les plus populaires, et qu'un homme vive avec une société d'hommes en semi-autarcie étaient encore plus mal venu.




Bref, Godin avait prévu son plan de secours, celui-ci étant de s'installer à Laeken et continuer son projet en Belgique. J'ai découvert ça le week-end dernier, en sortie à Guise. Et bien entendu, à peine ai-je entendu le nom de Laeken, que je me suis empressé d'y jeter un œil.




En quoi consistait le phalanstère de Guise:
Les ouvriers bénéficiaient d'une série d'avantages en terme de logement (espace, lumière, air), non pas l'eau courante encore, mais chaque étage des immeubles étaient alimentés par une fontaine, et des toilettes. Un théâtre, une piscine, une buanderie à l'extérieur, ainsi qu'un jardin d'agrément avec des serres chauffées par les eaux de l'Oise, réchauffées par leur passage dans les hauts fourneaux de la fonderie.
Tout autour, les ouvriers bénéficiaient également de petits jardins, mais ceci fut une négociation avec Godin, qui avait prévu un économat qui leur offrait tout ce dont ils avaient besoin à des prix extrêmement réduits. Ils payaient grâce à un livret de compte qu'ils alimentaient à partir de leur salaire. Ce livret permettait d'ailleurs d'acheter à crédit sans intérêt jusqu'à un certain plafond sans doute. Pour finir Godin mit son entreprise en gestion partagée avec ses ouvriers, devenant un actionnaire comme eux. Il fut élu gérant par les ouvriers.

J'imagine que l'usine de Laeken était gérée de la même façon. Il est juste dommage que cette utopie réalisée, ce que Charles Fourier, Saint Simon, Benjamin Constant et tant d'autres ont espéré, que seul Godin a réussi, présent sur deux pôles en France et en Belgique disparaissent sous les coups de la modernité. Depuis peu, un projet européen réhabilite le site de Guise. Je ne sais pas ce qu'il en est pour celui de Laeken, mais de ce que j'ai pu lire sur les différents sites au sujet du projet utopia, il n'est pas pris en compte.

Pour quelques chiffres, il est sûr, que Guise c'était plus de 1000 ouvriers à la fin du XIXe siècle, alors que Laeken que 263. Mais au-delà de ce comparatif qui n'explique rien, le site est encore à peu près sur pied, mais apparemment en cours de déstructuration généralisée. Est-ce que quelque chose à bougé depuis le dernier article en ligne de mai 2008?


A mon avis, ce serait vraiment intéressant que ces deux sites retrouvent leur histoire, et qu'au lieu d'être de simples lieux de passages, notamment pour Laeken, qu'on s'y arrête deux minutes, et qu'on réfléchisse devant ces restes de bâtiments recelant une des plus grandes aventures humaines! Il paraît que l'entreprise a été fermée dans les années 1960's, donc ce n'est pas si vieux que ça toute cette histoire....




J'ai piqué toutes ces photos sur le site d'inter-environnement Bruxelles, remerciant ainsi Guido Vanderhulst... J'ai perdu malheureusement les miennes dans un empressement de mise à jour de mon numérique... Bref, j'espère que son appel sera entendu! Sauvons ce qu'il reste de Godin à Bruxelles!

Nico et Carla à Louise!

Aujourd'hui, petite sortie vers Louise, où nous avons copieusement dîné (déjeuné pour les lecteurs français) dans le fast food de la diététique, ou plutôt dans le fast food dont la devise est : "natural, fresh, and ready".

Je passais dans les deux rangées latérales cherchant désespérément mon repas de midi... je voguais entre la soupe, les salades de pâtes, de riz, les salades tout court, puis mon oeil fût attiré par des petits sandwichs, genre "mise en bouche". Mon estomac un peu malade se disait:
"ah ah, c'est bien ce qu'il te faut! Manger comme à une réception à raison de 4, 25€ les deux mini-sandwich".
Je regrettai déjà la possibilité du pistolei à 2,5€ ou ma portion énorme de frites de Flagey vers ces eaux là aussi, mais avec une sauce en plus! Satanée gastro!

Mais ce qui m'interpella le plus c'était que ces mini-sandwich étaient nommés. L'un s'appelait John et Yoko. Tout de suite, référence asiatique voulait que le futur consommateur heureux se rende compte que c'était Lennon et sa compagne japonaise. Mais lorsque je passe à la rangée suivante, je suis estomaqué!

C'était les sandwich:


LE CARLA ET NICOLAS......


Au départ, j'me suis dit... Mais de quel Nicolas et Carla parlent-ils? Après l'affaire Ryan Air, Exki n'aurait tout de même pas osé faire un sandwich Carla et Nicolas, en plus les deux sandwich dans une pause totalement indécente, l'un montant l'autre!!!! Quoiqu'en Belgique, l'humour permet beaucoup de choses, même de choquer le petit français que je suis. Mais bon, pas mon président quand même!








Par curiosité, je regarde la composition des sandwichs (vous remarquerez d'ailleurs que je me suis planté dans mon écriteau, c'est l'inverse) :
- le Carla: pain bio, fromage rigatello, radicchio, tomate, tapenade moutarde gingembre, sel et poivre.
Le Nico: pain bio, brie fermier de Normandie, tomate, graines de sésame, roquette, huile d'olive.

Alors pour le Carla: pain bio (formidable sa femme était mannequin.. comme toutes d'ailleurs sauf la première, mais il n'était pas encore riche); rigatello (forcément elle est italienne), radicchio (pour faire encore plus italienne), et puis le reste ça donne une orientation "open on the world".

Pour la Sarko: pain bio (il court tous les matins, ça fait celui qui s'entretient), brie fermier de Normandie (homme de terroir le Nico? hmm.. mais bon, il y a toujours possibilité), roquette (si je devais faire un trait d'humour, je dirais que si nous omettions le "te" de fin de roquette, il y a peut être un message caché, blague belge, je la sens venir!).

Bref, nous y sommes, quel autre homme que moi peut clamer haut et fort que j'ai croqué Carla?

Pour Nico... Ben jaloux comme il était, je n'ai pas eu le choix, à force de pester le lait à tourné et il m'a fait un gros fromage... donc, zouh!


La photo où je croque Carla est faite sans effets spéciaux, en revanche la seconde oui, Nico vers la poubelle, vous pensez bien! Improbable, d'autant qu'on dit bien à nos jeunes qu'il ne faut pas jouer avec la nourriture. Alors pour toutes les âmes sensibles que j'ai blessées, prière de m'excuser, et sachez que j'ai même mangé Nico.

mardi 21 octobre 2008

Les poissons urbains

Depuis mon installation, mes parcours d'Ixelles jusqu'au centre ont toujours été ponctué de poissons urbains. Durant un an, j'ai tenté de trouver une signification, une explication, mais je n'ai toujours rien trouvé à ce sujet.

Alors, le week-end dernier, en descendant en ville, je me suis amusé à prendre en photo tous les "poissons urbains" que j'ai croisé sur mon chemin, ce qui donne quand même ceci:

Ils sont situés sur la chaussée d'Ixelles; aux étangs près de l'Athénée; en descendant vers le centre après la porte de Namur par la Place Royale; Place Fernand Cocq et enfin juste à côté de l'hôtel Hilton vue depuis Louise.































La grande question est donc de savoir d'où ça vient, qui en est l'auteur, y'a-t-il une raison particulière?

Malgré mes recherches, je n'ai jamais rien su, et pourtant ces poissons occupent l'espace de la ville décharné, ou bien en chair, l'air menaçant parfois, ou grave...

Le toit de lumière




Voilà le fameux toit de lumières qui brille au-dessus de la Grand-Place.

Je m'attendais à autre chose, plus coloré, ou différent... Mais bon, c'est là l'oeuvre expliqué par son auteur sur TLB comme:

la discontinuité des lumières symbolise la Belgique qui se chamaille au niveau communautaire; mais symbolise également l'Europe à travers sa diversité.

Les câbles lumineux traversent la place de part en part représentant les points cardinaux. Voilà la prouesse de Yann Kergalé, visible jusqu'au mois prochain à Bruxelles.

lundi 13 octobre 2008

Un toit de lumière pour la grand Place

Le 14 octobre, c'est à dire demain en somme, la Grand Place aura un toit de lumières, orchestré par Yann Kergalé, plasticien français qui a fait à Berlin du Sony Center que j'ai pris en photo en janvier de cette année:
















ça:

L'exposition lumière intitulé "convergences" sera visible jusqu'au 19 novembre. Donc d'ici là, unanbxl aura l'occasion d'aller photographier tout cela! On essaiera de faire un avant/après comme dans les pubs maigrir en deux mois c'est possible!

samedi 23 août 2008

Le traditionnel tapis de fleurs

Cette année est l'année du tapis de fleurs, qui est réalisé tous les deux ans sur la Grand Place de Bruxelles.

Les habitants et les touristes ont l'occasion de découvrir alors le motif, qui semble être gardé secret jusqu'au tapis dévoilé.

Cette année, le motif, est celui d'un tapis aux motifs français du XVIIIè siècle. Mais je ne vais pas trop m'attarder là-dessus, car quoiqu'il arrive, nous sommes, apparemment, traditionnellement dans des motifs assez complexes.


Les spécialistes du genre, sont les Gantois, et ce sont eux, qui réalisent ces tapis de fleurs à Bruxelles, qui n'est pas un événement unique au monde car plusieurs autres villes l'organisent. A Bruxelles, il a lieu tous les deux ans, et c'est plus d'un million de bégonias (800 000? j'ai également trouvé sur un site) qui constituent ce tapis de 300m²...

Cette tradition remonte à 1971 pour la ville de Bruxelles et a été amorcée E. Stautemans, qui réalisa son premier tapis de fleurs après plusieurs tentatives. Et le procédé fonctionne, bien que la Belgique du moment connaît un climat venteux et fort pluvieux... Il paraît que les bégonias ont leur système de lutte contre le vent justement, et puis la pluie, ça ne fait que leur apporter l'eau nécessaire!

On trouve pleins d'infos sur cette adresse:



et parce que je trouvais l'édition 2002 sympa, voilà le tapis de l'époque, agrémenté de fontaines et de bassins:
Et pour une vidéo du tapis 2008:

vendredi 18 juillet 2008

La maison de blanc rénovée


La maison de blanc, grand magasin de linge du XIXè siècle du centre de Bruxelles, située rue du Marché aux Poulets, est totalement rénovée, du moins la partie supérieure. Lorsque je suis arrivé à Bruxelles, et que j'ai participé à la Biennale Art Nouveau, combien de fois ai-je entendu parlé du désastre urbanistique qu'a été cette maison... notamment du fait que l'on y trouve un casino en-bas qui a totalement massacré la devanture de l'ex-magasin.




Dernièrement, en passant par cette rue, j'ai été frappé par les couleurs multiples, du ocre au dorure, et surtout la restauration des panneaux de Privat Livemont. Bref que du bonheur. Au moins, le centre a retrouvé l'un des éléments Art Nouveau a ne pas manquer, et tout de même signé par un grand nom de cette richissime période que constitue l'architecture de la fin du Grand Siècle!

mardi 24 juin 2008

Un hôtel dans une église?


Dans le registre des histoires intéressantes, une plus d'actualité, est celle concernant l'église jésuite face au Botanique. Depuis quelques années, celle-ci est totalement désaffectée, les pères jésuites ayant décidé de rejoindre une nouvelle demeure. On y organise aujourd'hui des concerts (comme les Verts l'ont fait il y a quelques jours), mais très bientôt, toute activité va toucher à sa fin, puisque ce monument sera totalement réhabilité.

Quant on dit réhabilité c'est vraiment le cas! On va y aménager un hôtel de luxe, aménager paraît-il aussi une piscine, et dégager la cloche. Et dans cette partie du clocher, devrait se trouver la suite la plus luxueuse de l'hôtel, à savoir la chambre présidentielle! Rien de moins. Enfin c'est le gros projet, qui semble surfer sur la vague de l'acceptation.

Bon des projets de ce genre ont déjà leur précédent à Bruxelles, puisque l'église des Brigittines est devenue un centre artistique, et un concert en ces lieux reste quand même un événement à voir au moins une fois. De plus, l'église du Gesu près du Botanique a une particularité intéressante, c'est que derrière sa façade, il y a un cloître assez important, ce qui offre au futur hôtel une place de choix, et surtout de l'espace. L'église n'en sera que la fantaisie de celui qui aura les moyens de dormir dans son clocher.

Mais ce que j'ai vraiment trouvé intéressant sur ce projet, c'est la façon dont l'accord a été conclu. En Belgique, tout comme dans les autres pays européens, notamment dans le mien, ma chère France, on a vu ces deux dernières années des tentes se monter sur les places publiques, pour rappeler aux gouvernants le problème du logement, et surtout celui des SDF! Promesses, et promesses, pourtant les choses ne bougent pas vraiment plus que cela. D'ailleurs en Belgique, le type qui était sensé s'occuper de cette question a été très vite viré du gouvernement constitué suite à une mauvaise blague où on le voyait dans sa voiture stationné devant les institutions, prétextant qu'il était victime lui-même de la crise du logement (cf un lointain billet précédent).

Pourquoi revenir sur ça... Lorsque les jésuites ont quitté leur cloître, ils ont émis un projet tous ensemble, qui était différent de celui qu'ont voulu mettre en place des associations d'aides aux logements, de lutte contre la précarité, et de soutien aux sans-papiers. En effet, les jésuites partis, les SDF, les sans-papiers ont investi les lieux, aménagés par des associations, qui espéraient établir dans ce large espace, une ASBL de réinsertion dans la société, en utilisant ces locaux pour loger ces populations déshéritées, et les aider à partir d'un nouveau point d'appui et d'une structure bien présente un retour à la vie. Les Jésuites comme je le disais n'avaient pas prévu ça, puisqu'ils avaient déjà vu le fameux projet de construction d'un hôtel luxueux dans leur cloître, où l'on y mène en général une vie tournée vers la méditation, la chasteté et la pauvreté, un peu comme le Christ. L'idée associative apparemment les a moins touchée que le cachet des investisseurs, et ils ont demandé à ce que les SDF soient expulsés de ce haut lieu, où règnera désormais l'argent (il faut bien payer les chambres), la chasteté... n'y croyons guère dans un hôtel aussi luxueux soit-il, et la méditation? hmmmmmm....

Les jésuites sont entrés dans le monde en sortant de leur cloître, et apparemment, ils ont vite rattrapé leur retard!

samedi 21 juin 2008

La vach'art dramatique à Bruxelles

En 2003, Bruxelles avait accueilli la fameuse exposition internationale Cow Parade, au cours de laquelle plusieurs artistes internationaux ou locaux ont peint une vache en fibre de verre, puis la laissèrent paître tranquillement dans un recoin de la ville. Qui aurait pu penser que cela était le début d'une véritable histoire à la belge?!

Cette manifestation a remporté à la fois un vif succès, et une vive polémique par la même occasion. En effet, la presse a d'abord encensé l'évènement, puis s'est amusée à le démonter, suite à des intérêts marketing trop importants des banques belges et autres industries qui ont parrainé telle ou telle vache, puis pour finir, a marqué son indignation sur les méfaits que subissaient les vaches, dont le point culminant a été le vandalisme que certaines d'entre-elles ont subi, et même la disparition de Deci-Bella, une vache parrainée par Fortis. Les organisateurs s'enflamment alors, expliquant que ces vaches seront après l'exposition plein-air vendues aux enchères, omettant le fait que les parrains (banques, industries, etc) toucheront 22% du pactole remporté, se remboursant alors une partie de leur investissement. Le reste sera versé à une oeuvre caritative. L'artiste dans tout ça, celui qui a peint l'oeuvre? apparemment rien n'est prévu pour lui.

Après qu'on ait reçu la lettre de réclamation de Déci-Bella, qui appelle à "l'émeuh - te", une seconde vache a disparu, mais on en parla moins... Jusqu'au jour, où on a retrouvé sa moitié, puisqu'elle aura été immolée, symbole de la grogne des artistes qui demandent un art décommercialisé! La presse s'enflamme comme jamais, au point que des leçons de morale de-ci de-là apparaissent, signées du sabot de la vache, comme la fameuse vache Victorine:

"Aujourd’hui, seuls les hindous nous honorent encore. Aux Indes, nous sommes libres et protégées de Krishna (…) Et c’est sans compter qu’en retour, nous y offrons aux hommes notre lait, nos fils pour qu’ils tractent les charrues et notre bouse pour qu’elle nourrisse la terre (…) Là-bas, nous sommes encore sacrées. Et présentes dans les villes telles des ambassadrices rappelant aux humains le respect qu’ils doivent à leur terre nourricière. C’est un peu pour cela, aussi, que nous étions installées pour l’été à Bruxelles".
Bon, ce que vient faire cette morale soit-disant pro-artistique en donnant une justification sacrée, se moquant même des Hindous, du fait qu'ils vénèrent de vraies vaches eux, et non des vaches peintes, et de surcroit constituées en fibre de verre, sans compter le sponsoring fait derrière, c'est un peu exagéré. Néanmoins, vu la fureur médiatico-artistique du moment, on s'aperçoit que cette triste indignation mène au point culminant du n'importe quoi!

Pour clore ce scénario de l'improbable et pourtant du réel, les organisateurs de l'exposition sont jusqu'à aller demander le renfort des services de l'ordre et de société de sécurité pour faire face à l'assaut des commandos anti-vaches et des vandales. Certains pensaient même placer les vaches sous cloches et demander à ce qu'une enquête sérieuse soit ouverte, puisque ces actions faisaient pâlir l'image de la capitale. Bref, encore une fois le spectre de la société sécuritaire est brandi pour se débarrasser de ces artistes embarrassants, finalement les seuls laissés pour compte de cette campagne marketing et commerciale. N'empêche, c'est peut être con.... Mais ils ont dû vraiment se marrer à organiser ces enlèvements!

Sinon, ben j'en ai croisé deux de ces vaches ces derniers jours... C'est ça qui a motivé ce billet d'ailleurs! La première dans une école à Uccle, près de Drogenbros, qui est maintenant la vache chétive des enfants, puisqu'elle sert d'attraction dans la plaine de jeux de l'école. Elle est bien sûr à l'abris des regards, mais apparemment, sous témoignage d'un élève, sa vie est dure, puisqu'elle aurait déjà été par deux fois victimes d'une chute de la tête... La seconde était par contre à l'extérieur, en train de paître dans une ruelle de Woluwe-St-Lambert, sans doute qu'elle doit y vivre des jours heureux maintenant.

Incroyable histoire.....

vendredi 13 juin 2008

Un quartier des millionnaires à Bruxelles

Récemment, comme souvent sur ce blog, nous avons l'information à chaud de mes découvertes! Mais sans doute, ces informations là sont ancrées dans la culture bruxelloise dès l'enfance. En tout cas, j'ai découvert sans que cette découverte m'appartienne, un quartier fort étrange tout au fond de l'avenue Louise, côté Bois de la Cambre!

On l'appelle le "square des milliardaires", mais depuis que nous sommes passés à l'Euro, celui-ci a été déclassé et n'est plus que celui des "millionnaires".

Tout commence par une petite place, sorte de rond point intérieur, servant de parking, mais surtout d'entrée vers le square du bois, ornée d'une statue de J. de Lalaing, celui dont nous avons parlé la fois passée, au sujet du mât électrique de Schaerbeek.


Derrière les "cavaliers luttants", une longue rue, close par un imposant portail automatisé renferme paraît-il les grandes fortunes de Bruxelles! Au départ [selon mon éternel site d'info eurobru], c'était l'emplacement d'une maison de campagne d'un industriel bruxellois, qui fut loti après sa mort. Néanmoins, ce lotissement s'établit autour d'un règlement strict:

"il faut que chaque habitant du square soit d'occupation honorable et bourgeoise".















Pourtant, juste à côté de ce richissime clos, il y a un pissoir public et gratis. Il est dit qu'il a été détruit, pourtant il subsiste deux pans d'urinoir, donc si jamais vous avez une envie pressante, sachez qu'au fond de Louise, y'a moyen, tout comme contre Ste Catherine! Il y a du bon près du square du bois. Je rêve juste de pouvoir y entrer un jour, il paraît qu'une maison a été décorée par Delvaux.

Bon, juste pour un ordre d'idée, un appartement à loué, 175m², cuisine équipé, garage, ça vaut 6500€ par mois. Pour les appartements à vendre, je garde la discrétion, puisque... c'est horriblement coûteux, mais juste pour indication, il n'est même pas besoin de se présenter pour visiter un appartement sans la lettre de notoriété bancaire, soit une garantie d'au moins 1 millions d'euro!!!!!! Bien bien bien, square du bois, voilà une belle adresse bruxelloise!

La Feria Andalouse au Heysel


Toujours sur le même week-end, après les grandes courses de l'Europe, nous voilà au Heysel, à la Feria, fête reconduite chaque année si j'ai bien saisi. Mais bon, on s'attendait à faire un véritable voyage en Espagne sous l'atomium, prévoyant même d'y manger et pourquoi pas d'y squatter un endroit sympatoche, mais voilà.....

Lorsque nous arrivâmes dans ce cadre hispanisé, nous nous sommes retrouvés dans une véritable feria commerciale, où les différents stands pour la plupart de bouffe, rivalisant de clichés, entre la sangria, la musique à fond comme à Ibiza, ou la Costa del Sol, la paëlla, et puis grosso modo, voilà. Ca, sur de nombreux mètres, il paraît que c'était sur environ 1,5km.

Au milieu de tout ça, nous avons pu voir quelques éléments de l'exposition 58, avec le pavillon du bonheur, pâle copie d'une idée publicitaire diffusée sur les chaînes belges. En effet, le pavillon du bonheur est construit à partir de casiers de bière, sous la forme d'un temple venu de la période de l'entre-deux-guerres, puisqu'il a une forme assez futuriste. Enfin... en même temps, il est difficile de faire autre chose qu'un cube avec des casiers de bière j'imagine...

bon, grosso modo, nous y sommes restés très peu de temps, et au lieu d'avoir mangé espagnol, nous avons mangé une bonne pizza!!!!

mercredi 4 juin 2008

Une oeuvre étrange


A Schaerbeek, au croisement de l'avenue Voltaire et de l'avenue Louis Bertrand, à l'extrême fin de l'avenue P. Deschanel, une œuvre en bronze est exposée. Lors de mon premier passage, j'ai cru que c'était une réplique de la Tour Eiffel, stylisée à travers une vision plus naturaliste, et ainsi offrir un bout d'art Nouveau avec la recherche stylistique de la Nature en reprenant la Grande Dame de fer.

Malheureusement, ma première idée marque surtout un trou de culture... même si j'ai tapé juste pour la période de création, fin XIXè siècle, début XXè siècle. Cette oeuvre est celle de Jacques de Lalaing (1858-1917), dont cette sculpture erigée à Schaerbeek représente un peu l'oeuvre de sa vie, selon ce que je viens d'apprendre...

Ce n'est rien d'autre qu'un mât électrique, et non une représentation naturaliste de la Tour Eiffel ou de je ne sais quoi encore! Jacques de Lalaing a travaillé en effet, sur l'esthétisme de la base des mâts électriques, sujet à la mode pour cette fin du XIXè siècle, les villes s'équipant durant cette période d'électrification urbaine. Afin de rendre le poteau électrique plus attrayant, dont aujourd'hui nous percevons que le côté ultra aseptisé d'un corps érectile lisse, l'idée d'allier l'art aux ouvrages industriels laisse sous-entendre qu'on peut placer la sculpture à la base de l'ensemble de ces mâts électriques.
Jacques de Lalaing en fit le pari, mais il ne le remporta pas vraiment.

Cette œuvre a connu de nombreux déboires, déjà pour être acceptée par la ville, qui essuiera refus sur refus pour des questions budgétaires. Puis, une fois l'œuvre constituée, elle ne trouvera pas de place durant plusieurs années, jusqu'à ce que la Commune de Schaerbeek décide de l'accueillir jusqu'aux années 1950, où elle sera reléguée aux oubliettes des entrepôts de la ville, suite à des travaux de voieries.


En 1993, elle en ressortira pour prendre place aux croisements actuels avenue Voltaire. Il est incroyable de penser, qu'une telle curiosité se trouve là, à un croisement, et que silencieusement, elle nous raconte une histoire pleine de rebondissements, de la passion de son auteur, aux difficultés de son insertion dans l'espace publique, et enfin, la lutte pour qu'elle puisse y demeurer.


Plus d'infos:
http://www.jacquesdelalaing.be/

mardi 3 juin 2008

Un pan du mur de Berlin à Bruxelles

Petit tour du côté du Parlement Européen, un dimanche. Autant dire que c'est plutôt désert, que l'ombre que projette les importants immeubles du Parlement, donne un aspect triste et lugubre à cette ruelle policée, où demeurent seuls de personne de Sécuritas, assis sur un banc à l'entrée du sas... Mais, en longeant la grille, où les herbes toutes folles, qui grimpent, et forment un amas qui semble non entretenu, laisse entrevoir, entre les grilles, un pan de mur bariolé. De l'autre côté de la route, je me demandais bien ce que le Mauer pouvait faire à Bruxelles. A toute question, lorsque c'est l'Europe, et pour des raisons pédagogiques, un panneau explique l'entre-fait.


La cité ouvrière du Linthout

Encore une cité ouvrière direz-vous! Ben oui, mais j'avoue que celle-ci, c'est un parfait hasard si je suis tombé dessus... Je donnais cours à l'école de Roodebeek, une école Art Nouveau d'ailleurs, encore une de ces écoles Jacobs [dirais-je sur un ton blasé... non, j'déconne, c'est toujours un plaisir d'en découvrir une nouvelle!]. Et donc voilà... Un jour, alors que j'arrivais bien trop tôt pour mon cours, j'ai décidé de faire quelques pas dans le quartier. En remontant le boulevard sur le côté droit, un petit passage (dont je n'ai eu que l'idée de photographier le passage inverse...):



et comme j'aime bien les passages, je m'y suis engouffré.

Mais je dois retourner la palme à Bxlblog.be, car l'un des blogeurs, Mich l'a trouvé avant moi, et grâce au commentaire d'un internaute, m'a permis de mieux comprendre, après coup, l'organisation de cette cité.

En fait, il y a deux parties, la première avec les maisons ouvrières, et la seconde les immeubles à appartements, qui sont d'ailleurs datés des années 1930. Aujourd'hui, les immeubles servent de contre-fort au petit quartier, dont plus que quelques maisons subsistent, puisque l'urbanisation aidant, une partie des maisons ont été détruites.

En ce qui concerne les immeubles, voir la première photo.

En revanche, les maisons ouvrières s'alignent autour de deux chemins, qui permettent de traverser de la rue du Général Gratry au boulevard de Roodebeek, et là, oh stupéfaction, le principe du jardin, des petites ruelles pavées, l'ombre des arbres, et un petit bout de propriété autour des maisonnettes donnent un charme irrésistible à l'endroit:

Zinneke Parade

Ce 31 mai 2008, Bruxelles était une fois de plus en fête, mais ce coup-ci, pas n'importe laquelle. Il y en a comme ça, qui revêtent un caractère plus important que d'autres, qui mettent en branle une partie considérable de la capitale par son réseau dense d'associations, le tout coordonné par le comité d'organisation central, du moins si j'ai bien saisi le fonctionnement.

Mais la Zinneke, c'est quoi?

Sur leur site [http://www.zinneke.org/2008/presentation/], on apprend qu'on a utilisé ce terme pour désigner celui qui a des origines multiples, symbole du caractère cosmopolite et multiculturel de Bruxelles. Pour la multiculturalité, c'est en effet ici, qu'on s'y sentira le plus proche! Dans la rue, on parle plusieurs langues, deux langues officielles se partagent la capitale, l'Europe y est installée, des quartiers ethniques demeurent par-ci, par-là, bref, une capitale cosmopolite et multiculturel, à qui, il ne restait plus qu'à trouver sa fête. Et la Zinneke fut....

Des associations, réseaux d'habitants, tout le monde peut y participer. Il suffit pour cela, juste d'ouvrir son atelier créatif cérébral, et de mettre en oeuvre son personnage, son fait, son idée dans le thème associé à la Parade, point d'orgue de la Zinneke.

Ca donne par exemple, l'histoire de la Reine de l'Eau, qui fut un des ateliers de la Zinneke, où l'on a créé le personnage, et où les enfants lui ont donné vie:




Voici par exemple le projet G.A.R.E., dont un blog des préparatifs a été soigneusement confectionné à cette adresse: http://zinneke-gare.spaces.live.com/







Après avoir préparé, répété son rôle au cours de la Parade, on défile dans les rues de la capitale, dont le parcours semble changer chaque année. Cette année, ce fut dans le Pentagone, au rythme de percussions, d'instruments divers, que les Zinnodes ont parcouru les rues, offrant au public de tout âge [les plus âgés assis par terre aux côtés des plus jeunes], leur folie créatrice, à travers leurs déguisements de bestioles des fonds marins, les pirates à l'abordage du public, ou encore les nymphes aux douceurs de mélodie classique.



La Zinneke est donc une parade multiculturelle qui a lieu tous les deux ans à Bruxelles, et qui met à contribution diverses associations, écoles, comités de quartier, jeunes qui ont envie de monter un projet, leur permettant durant une après-midi, de revêtir l'habit de leur rôle, l'habit de leur personnage et se laisser transporter par le rythme de la parade!

dimanche 1 juin 2008

la magrittamania

Bruxelles va enfin se doter d'un musée Magritte. Bon j'avoue, ça fait bien longtemps que nous sommes au courant, mais c'est que les travaux ont commencé, et que hier, en descendant à la Zinneke Parade, un panneau de signalisation routière semblait s'impatienter de l'ouverture du musée. En fait, la ville se pare, de-ci, de-là, d'indices d'une effervescence pour Magritte. Enfin, ça c'est ce que j'en dis, histoire de justifier mes photos!

Pour le musée, il ouvrira ses portes selon les dires actuels, le 9 juin 2009, regroupant près de 170 oeuvres du peintre. Magritte aura enfin un musée qui lui sera consacré (il y en a déjà un, son habitation, mais dont je ne trouve personnellement pas indispensable de s'y arrêter, j'ai été assez déçu par leur exposition), où le surréalisme sera au rendez-vous. C'est maintenant qu'André Breton se mordra les doigts! Lui qui a envoyé une lettre à Magritte, lui expliquant qu'il n'était pas un véritable surréaliste, et qu'il ne lui prédisait nullement une carrière fulgurante dans ce courant...

Pour la devantures, nous avons droit à "l'empire des lumières", c'est un régal maintenant le Mont des Arts, avec cette toile qui s'offre à nous!
et puis, ça fait un peu surréaliste, non la façade tirée en rideau sur une des oeuvres la plus connue du célèbre peintre?


Et comme je le disais, à Porte de Namur, un panneau de signalisation a décidé de coiffer ce qu'il averti d'un merveilleux chapeau melon, avis aux amateurs de Magritte.



samedi 24 mai 2008

Le terrain vague de Bruxelles

Quelle vue de désolation... A Bruxelles, il existe un énorme terrain vague, le coin laissé là, sans que des projets semblent vraiment naître. C'est le chantier de Tour et Taxi, à proximité du canal, et pas loin, puisqu'on le voit non loin de là, l'ensemble du quartier Rogier.

En fait je triche un peu, car le site de Tour et Taxi qui est à droite de la photo ci-dessus, a été rénové, et accueille des expositions, des foires multiples et de grands événements d'entreprises ou festifs. Mais l'autre côté, après le parking, c'est la zone délaissée, où s'entassent les vieux rails rouillés de l'ancienne gare qui s'y trouvait, puisque c'est ici qu'on a les anciens entrepôts de la ville de Bruxelles.

Le canal proche était une des voies de communication les plus importantes au XIXè siècle. Il reste également tout autour quelques vestiges industriels, à l'abandon, dépecés par le temps qui passe. Ils font un peu office des vieux grands-pères bienveillants, observant de leur terrain vague les nouvelles constructions verticales de Rogier, qui s'étend, alors qu'ici le temps c'est arrêté par le démembrement de leurs vieux atouts, et finalement ont été abandonnés.
















ahhhhhhhhhhh........... le fameux adage du temps qui passe...

mercredi 14 mai 2008

Envie de Ski, pensez Yéti!

Toujours à Anderlecht... Qu'est-ce qu'on y fait pas là-bas, me direz-vous, d'ailleurs je ne saurai répondre à cela... on peut également skier sur de l'herbe, chez Yeti Ski. Alors ne pensez pas que je fais de la publicité sur "unanbxl" pour ce club, c'est simplement que j'n'ai pas l'habitude de voir ces choses là, moi...

De là où je viens, on a les Vosges, et il nous suffit d'attendre l'hiver ou de participer aux activités d'été pour faire ce genre de truc. Alors vous pensez bien, en pleine ville voir un chalet alpin, avec de la musique qui rappelle les tubes d'hiver, un tire-fesse, et des gens qui arrivent en t-shirt et short, alors qu'ils enfilent une combinaison pour faire du ski sur herbe, désolé, mais ça me marque!

D'ailleurs c'est vrai ça, pourquoi la combinaison... C'est pour des mesures de sécurité, ou c'est pour l'ambiance du lieu?









C'est aussi la première fois que je vois une piste de ski sur herbe. J'ai toujours pensé que c'était de la vraie herbe et non une série infinitésimale de petites touffes en plastique vert, qui ressemblent effectivement à de l'herbe, que l'on humidifie pour mieux faire glisser les lattes. D'ailleurs c'est amusant, puisque le bruit qui s'en échappe, est exactement le même que celui que font les skis sur une piste enneigée.


Voili voilou une activité, qui reste malheureusement coûteuse entre la location du matériel, les pass, mais pourquoi pas pour une après-midi histoire de tester ça!

Sur le site de yéti ski, ils évoquent la raison du pantalon de ski, des guêtres et des gants. C'est tout simplement pour ne pas se mouiller, à cause des gicleurs utilisés pour humidifier la piste, et sans doute aussi, pour amortir un peu la choc si l'on tombe. Ca fait mal aussi sur une piste damée!

http://www.yetiski.be/