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jeudi 29 mai 2008

Hoek van Holland


Hoek van Holland se trouve comme son nom l'indique en Hollande. Le côté sympa de ce petit bout de terre côtier, est que nous nous situons à l'entrée du grand port de Rotterdam, avec au loin ses navires cargos, et de l'autre côté de la rive, ses grandes industries. Pourtant, à Hoek van Holland, la vie semble se dérouler autrement.

De grandes étendues de plage, à accès payant pour les voitures, ouvrent un rivage organisé pour un tourisme balnéaire d'un côté, avec les activités qui s'y prêtent et d'un autre côté une activité industrielle. Pour les séparer, une grande jetée est aménagée, où se pressent les pêcheurs et les badauds qui profitent de la fin de soirée pour s'y balader. En contre-bas du rivage, un complexe d'appartements est en cours de construction preuve sans doute que nous sommes dans un endroit en plein développement.

Du côté de la plage, nous trouvons d'autres éléments touristiques pour diversifier sans doute la clientèle, que ce ne soit pas simplement balnéaire. Un musée de la Seconde Guerre mondiale, rappelle par ses locaux que le Mur de l'Atlantique s'établit jusqu'ici. Et, pour nous rappeler que nous sommes tout proche du grand port européen de Rotterdam, une petite esplanade, par laquelle nous avons accès par un grand mur de béton, sur lequel sont dessinés des contenaires, ouvre le musée du port.

Mais ce qui n'est pas banal à Hoek van Holland, c'est que tout cela est visible presque d'un même endroit. Alors que la grande étendue de plage faisant front à la Mer du Nord, ne laisse apercevoir que les ombres des grands navires marchands, la jetée est la véritable porte d'entrée du port de Rotterdam. On se baigne juste à côté de l'entrée des porte-contenaires, des pétroliers, et des bateaux de transports de tout genre, ainsi que le ballet incessant des péniches.


Le port de Rotterdam est constitué de multiples industries, de zones de stockage, très règlementées, car chaque catégorie est classée, là le port des automobiles, là des contenaires, ou encore ici des industries chimiques, ou là des réservoirs pétroliers.


Tout ça se superpose, apparemment sans déranger les pêcheurs, en pleine quiétude, leur ligne flottant dans le canal autoroutier du Nord.

Les environs sont aussi atypiques, ou peut être pittoresques. Oui je crois plutôt pittoresques, même s'il manque les moulins, il y a les canaux, les serres pour les fleurs, et les petits bateaux des propriétaires des maisons en bord de canal... Bref, une petite vie qui nous a fait un quelque peu rêver...

lundi 26 mai 2008

Adolphe Sax, un petit air de Dinant

Après Beauraing, il aura fallu s'arrêter à Dinant! J'appris ici, tel un hurluberlu sortant de sa torpeur, juste avant de garer ma voiture dans une ruelle derrière l'imposante église, et me retrouvant nez à nez avec un énorme saxophone, planté là sur ce petit rond-point. On se gare et direct, je me rends là pour apprécier la nouvelle que je m'enquiers d'apprendre:



















Hé oui, si le saxophone doit venir de quelque part, c'est bien de là! Adolphe Sax est né ici, mais c'est à Paris [où il est enterré d'ailleurs], dans son atelier où il forgera l'un des instruments les plus langoureux, et les plus tonitruants du jazz!


Mais je trouve que Dinant ne se raconte pas vraiment, Dinant se vit et Dinant s'inspire. Qui dit nan? ahhhhhh ah. Ben on se moque bien de Nancy chez nous! Nan? si si....

Bref, trêve de plaisanterie de bas étage d'estaminet dans une soirée bourrée à la lourdeur du houblon, les vapeurs cérébrales noirs de suifs sans plus aucune capacité de réflexion, Dinant est vraiment sympa.

C'est une ville-rue.. encaissée, et coupée par la Meuse. Dès l'entrée de la ville, on voit à quoi on s'attend:

Ma tite 106 passa sans aucun problème le rocher Bayard! Bien qu'à un petit moment, j'ai douté, je l'avoue! Le rocher bayard, ce sont ces deux rochers et le petit espacement qu'il y a entre les deux coupes rocheuses. C'est ici que se fait une des entrées de la ville. Ca impressionne direct ça!


Puis dès qu'on entre dans le coeur, on a droit au très beau spectacle de la citadelle, à laquelle on peut accéder par téléphérique ou par d'interminables marches. Pas de chance pour nous, il se faisait tard, et nous aurions pu chopper que la dernière montée. Néanmoins, si ce n'était que ça... le prix d'accès est en fait assez exorbitant.
Nous avons finalement passé notre temps à flâner, à s'interroger de toutes ces petites merveilles que nous apercevions de-ci, de-là, longeant la Meuse jusqu'à un barrage. Ce n'est qu'aujourd'hui en regardant un peu l'histoire de la ville de Dinant que je me rends compte qu'elle se situe dans une région riche d'histoire, outre le fait qu'il y a Leffe non loin de là, et surtout Bouvigne, une ville qui a conservé des morceaux de ses remparts, etc etc...

Mais pour ce qui nous concerne, nous nous sommes arrêtés à une dernière vision, romantique celle-ci, prétextant un retour sur Bruxelles après une après-midi harassante sous la pluie et de trajet jusque dans la région de Rochefort:

C'est à Beauraing qu'on aurait pu la voir?

Hé oui, c'est à Beauraing que nous aurions pu la voir, mais malheureusement, elle ne fut pas au rendez-vous. Qu'est-ce donc que Beauraing... C'est un peu le Lourdes en nettement moins commercial de la Belgique! C'est le Scherpenheuvel Wallon, mais plus grand! Bref, c'est là que Marie, "mère de Dieu" a décidé de s'adresser à ces fidèles. C'est là, sous cet arbre fleuri, là où son "double" figé, qu'elle parla:

Mais moi ce que j'aime à Beauraing, c'est que Marie est arrivée par la gare, se baladant sur le chemin de fer, c'est que Marie a squatté à Beauraing, s'amusant à effrayer les ptits enfants, puis les émerveillant, c'est là aussi qu'elle n'a rien dit jusqu'à ce qu'elle crut être le bon moment pour être entendue. Mais j'en dis trop, voilà l'histoire, telle que Beauraing nous la livre:

Le 29 novembre 1932:
5 enfants âgés entre 9 et 15 ans vont chercher une camarade au pensionnat vers 18h. Lorsque le garçon de la bande sonna au pensionnat, il se retourna et vit la Ste Vièrge se promenant en l'air, au-dessus du pont du chemin de fer surplombant la route de Rochefort. Tous la voient... Albert la signala à la soeur qui ouvrit la porte du pensionnat, mais elle ne le crut pas. Effrayés, les enfants retournent chez eux en courant, se promettant néanmoins le lendemain à la même heure.

Le lendemain elle est à nouveau au rendez-vous...

1er décembre, apparaît encore près du houe... elle est descendue du chemin de fer, disparaît, puis se trouve sous l'aubépine [photo ci-dessus]. Un peu comme si elle comprit qu'elle était à la gare au bout de 2 jours, mais qu'elle cherchait encore sa direction, ne comprenant pas trop où elle a attéri.

Là nous disposons d'une très belle description de la Vièrge, que Voltaire aurait sans doute qualifiée d'ingénue:
Elle est vêtue d'une robe blanche, avec de légers reflets bleus. La tête est recouverte d'un long voile blanc qui tombe sur les épaules. De sa tête sortent de fins rayons de lumière qui lui forment comme une couronne [hmm...]. Elle tient les mains jointes habituellement. Elle sourit.

A partir du 2 décembre, la vièrge est interrogée. Compte-rendu de son interrogatoire forcé par la curiosité enfantine:
- Que nous voulez-vous?
Marie répond: - d'être bien sages.
fin de l'interrogatoire, Marie se barre. Mais, oui il y a un mais... Marie revient le soir pour s'assurer qu'on l'ait bien compris et retourne la question:
-Est-il bien vrai que vous serez toujours sages?

8 décembre... le temps passe et passe, les enfants tombent en extase devant cette magnifique femme... [on passera les commentaires graveleux, d'autant que ça doit faire alors 6 jours que les gamins courent partout pour la retrouver, au comble du désespoir et tout et tout... rah la scène!]

Marie usant de son charme s'échappe à nouveau pour réapparaître le 17 décembre, et elle demande une chapelle...

Le 21, on réussit à la réinterroger:
- Qui vous êtes?
[Alors, une bonne femme embête les beauraingeois ou je ne sais comment on dit, et c'est que quand il y a une histoire de fric concernant la chapelle que l'on se demande quand même à qui on a à faire. Une bonne femme qui arrive par la gare, qui erre sur les rails deux jours, puis descend et se sent bien juste à ce niveau du pont, qui apparaît, disparaît, et qui demande une chapelle... quelle histoire!]
Elle répond: - Je suis la Vièrge Immaculée.
A cela bien sûr tout le monde comprend...

Le 23, on l'interroge encore une fois:
-Pourquoi venez-vous ici?
- Pour que l'on vienne en pélerinage.

C'est pas sympa ça? La vierge apparaît pour que les gens viennent en pélerinage. En France on appelle ça le service de proximité. Au lieu d'aller à Rome, on peut aller à Beauraing! Plutôt cool , non?

A partir du 30, elle livre enfin le message. On pourrait s'attendre après un mois de tout ça, à un truc incroyable, un truc que Dieu aurait murît, que son fils aurait travaillé et retravaillé, charpenté, ben non... Elle nous dit ce que Jésus nous a dit il y a deux mille ans: "Priez, priez beaucoup!"
et elle confie aussi un secret, et là pareil on pourrait s'attendre à un truc hallucinant:
-"Je convertirai les pêcheurs ! Je suis la mère de Dieu, la Reine des cieux. Aimez-vous mon fils? M'aimez-vous? Alors, sacrifiez-vous, pour moi, Adieu!".

Avec un jeu de mot à la fin... Adieu... ah ahhhhhhhhhhhhh. Mais y'a un truc qui me gêne là dedans, elle se dit la mère de Dieu, alors que c'est Dieu qui l'a inséminée si je puis dire... Et elle demande si on aime son fils, alors qu'elle est mère de Dieu, ou mère du fils de Dieu, enfin, compliqué quoi... Donc si on les aime, on se sacrifie à eux, voilà le secret qu'elle nous confie, et qu'elle convertira les pêcheurs. La pauvre, si elle savait qu'on a une littérature en best seller 2 tomes, Ancien et Nouveau Testament, traduit dans presque ou sans doute toutes les langues, qui nous rabâchent ça toutes les pages, et on ose encore prétendre que c'est un secret.... Enfin bon.

J'ai alors décidé d'allumer un cierge, heureusement que j'avais 30 cents sur moi, parce que j'me serai senti coupable de vol ou d'abus de confiance. C'est alors que je me suis senti converti, moi le pêcheur voleur, j'ai payé... Oui! Halléluia!

Après ces péripéties, nous nous sommes dirigés vers le Snack juste à côté de la gare, et de l'aubépine de Marie. J'étais en train de m'empiffrer d'un Chease Burger accompagné d'un succulent Coca-Cola, lorsqu'un groupe de catéchisme entra dans l'arrière du Snack. A part la remarque d'une jeune fille me toisant de l'oeil, disant à son camarade :"C'est ça la Belgique!" [je ne cacherai pas le fait que je l'ai mal pris....], j'écoutais d'une oreille discrète leurs discussions.

Parmi les accompagnateurs, l'un d'entre-eux leur demandait de sortir leur chapelet, et leur expliqua une chose extraordinaire.
- Mes enfants, vous savez que vous pouvez maintenant prier dans la nuit?
et là un petit répondit: "Ouiiiiiiiiiiiiiiiii, nous avons des chapelets phosphorescents!!!!!!!"

Voilà voilà... J'étais à Church Parcland, un vrai plaisir! N'empêche qu'on y a passé une chouette après-midi, comme dit, dommage qu'il pleuvait.

samedi 8 mars 2008

De Haan / Le Coq

Dimanche dernier,
Sous un beau ciel gris,
Triste de nuages alourdis
Prêts à sangloter les larmes salées
D'un voyage marin éprouvé
Sur ce morne paysage vert teinté
De cet aura brunâtre propre à la ruralité dépassée
D'un espace pris dans la rotation
D'une tertiarisation
Que même Verhaeren aurait nié.

C'est sur ces mots d'un samedi en début d'après-midi que je débute la présentation de notre sortie de dimanche dernier. Nous étions, comme nous pouvons le lire sur le pignon de la gare, a Le Coq, bourgade balnéaire du Nord de la Belgique. Comme notre Deauville français, Le Coq accueille lors de la Belle époque du début du XX è siècle les premiers vacanciers. Depuis lors, le temps paraît figé au regard de cette architecture bourgeoise, qui rappelle étrangement le cottage ou la maison de vacances des industriels fortunés de la ville.

Ici, le faste rappelle les lieux de loisirs, de détente d'un temps que nos sociétés déconstruisent totalement dans un soucis de démocratisation des sites. A Le Coq, pas de bâtiments modernes, des immeubles à dizaine d'étages, entassement de la population, mais le charme irrésistible, même si froid, d'un lieu oublié par les promoteurs, en tout cas, pour ce qui concerne certaines belles villas bourgeoises toujours debout!

Bon j'arrête ma prose, mais ça fait plaisir de croiser un tel endroit! Ca fait bien longtemps (à vrai dire qu'à Deauville ou Cabourg en Normandie) que j'ai pu me retrouver dans ces ambiances vieillottes, d'un âge aujourd'hui dépassé. En tant qu'âme d'étudiant en Histoire, j'vous assure que c'est une bouffée d'oxygène, un peu comme le site de Bois-du-Luc, on se retrouve dans nos reliques du passée.

Le Coq appartient totalement à l'esprit des poèmes de Verhaeren. A travers les yeux du poète, nous prenons conscience d'un monde en mutation, un monde où se concentre les activités et les hommes dans les villes, qui deviennent bruyantes, insalubres. C'est à la fin du XIXè, début du XXème, que les stations balnéaires vont devenir à la mode bourgeoise, qui recherche le bon air, la possibilité de sortir de ces lieux insalubres (ouai, pas d'égalité encore, on est sous le régime méritocratique bien libéral à cet époque, aussi hypocrite que cela peut l'être, on y croyait dur comme fer). Au début, on se mettait au vert à la campagne, mais cela est trop aristocratique et souvent ennuyeux. Il faut trouver autre chose, avec des vertus dignes, celles de l'eau, espace de loisirs, de discussions, d'investissement, espace vierge à conquérir, les bords de mer deviennent tendance. Le Coq voit naître ces villas qui se louent au week-end, à la semaine auprès de la société anonyme du Coq sur Mer dès 1902.








Bien entendu, les loisirs de la Mer ne sont variés qu'en fonction de ses capacités financières... Equitation, Golf, ballade sur la plage (la baignade pas trop... vu le temps, bien qu'un courageux faisait trempette), cerf-volants, et activités diverses grâce aux étendues de sable laissant libre court à l'imagination.

Ce qui est amusant c'est que sur la plage, on aperçoit au loin des constructions massives, ces fameuses cités balnéaires d'un nouvel âge, compactes, s'élevant devant l'horizon comme des forteresses. Faut dire qu'en voyant ça au loin, on respire vachement mieux à Le Coq.


Bref, pour finir notre petit tour d'horizon, nous avons mis le cap à la ville suivante, Blankenberge, qui justement est constitué d'un charmant port fermé par d'imposants immeubles. J'ai surtout halluciné au sujet d'un nouveau concept de jeu proche du port justement, une sorte de mini billard / golf. C'est-à-dire que la piste de jeu c'est celle d'un mini golf, mais celle-ci est surélevée et l'on joue avec une queue de billard.













et pour finir, juste parce que c'est cliché, et qu'à un an bxl on aime bien ce qui est cliché:

jeudi 14 février 2008

Et j'allah le loué à Scherpenheuvel/Montaigu

Montaigu pour les francophones, mais Scherpenheuvel pour les flamands... (à vos souhaits, dit l'Alsacien qui habite à Staffelfelden, non loin de Ungersheim ou du Hartmannswillerkopf..., ouai j'suis pas trop bien placé pour l'ouvrir). Bref, dimanche passé, j'ai eu l'occasion de faire une petite visite de ce haut lieu de pélerinage belge.

Le village se situe près de Louvain, entre Aarschot et Diest (ce détail est important pour mettre la main dessus sans carte), et est issu d'anciennes pratiques religieuses autour d'un chêne sacré sur une colline, là où s'élève à présent la Basilique. C'est en ça que je trouve ce lieu de pèlerinage intéressant, il part de superstition, récupéré par l'église catholique. Je m'explique:

Certaines sources font, paraît-il, état de la vénération de ce chêne dès 1300, célébré par les Germains, qui lui attribuaient des vertus curatives. En 1603, l'évêque d'Anvers décida pour mettre à bas la religion de ces ignorants animistes, d'abattre l'arbre vénéré, bien que des statues mariales y avaient été accrochées, histoire d'en imposer un plus la foi chrétienne. Ainsi, la chapelle construite en 1602 remplaça le vieux chêne, et avec les archiducs d'Espagne Albert et Isabelle, la chapelle devint une Basilique, et Scherpenheuvel devient l'un des plus grands centres de pèlerinage de la Belgique.

Un article de 1986 dans une revue Lumen Vitae - Centre international d'Etudes de la Formation Religieuse parle de persistance dans les rîtes particuliers qu'on peut trouver en ce lieu de pèlerinage. Pour ma part... j'n'en ai pas vraiment vu de particulier, mis à part, l'interrogation d'observer deux ou trois chemins de croix, chacun avec sa difficulté. Le premier aux abords de la basilique, un parcours plat et court. Le second autour de la Basilique, un parcours plus complexe, pavé et en pente; enfin le dernier, plus grand, au bas de la Basilique, sur chemin de terre battue.






Voilà ce qu'ajoute l'article:

"A Montaigu, le peuple vit sa foi en l'exprimant à sa manière, dont on ne peut guère modifier... Nous en avons fait une expérience frappante: une pratique caractéristique des pèlerins consiste à jeter de l'argent sur les marches de l'autel, et de préférence des pièces de monnaie. Cette coutume remonte au geste de l'archiduchesse Isabelle, qui, en 1627 déposa sur ces marches une caissette de bijoux pour montrer que dans ce monde le bien matériel reste une futilité. En remplacement de ce geste, qui dérangeait la messe par un bruit incessant, les clercs proposent aux pèlerins de jeter ces pièces désormais dans un tronc... Rien à y faire, le tronc est resté vide et le bruit métallique des pièces sur les marches de l'autel continua à écorcher les homélies.

La bénédiction avec l'image sainte de Marie. Le prêtre place lui-même l'image sur le front des officiants, en silence. Ceci permettant au fidèle d'entrer en contact avec cette image, et donc aussi avec Marie; et de l'autre, ce geste comporte comme une "imposition des mains", signe ancien de bénédiction et de transmission de la grâce."


Les fins de messe finissent par une procession autour de l'autel et vers le chemin de croix (lequel?), dont selon la requête, il est nécessaire de le faire dans un sens précis. Si celle-ci peut attendre, le pèlerin peut le faire à l'endroit, donc dans le sens chronologique du jour de la crucifixion du Seigneur. En revanche, si c'est urgent, le pèlerin devra le faire dans le sens inverse... Dieu repère toujours plus facilement les brebis égarés, et n'est-ce pas au berge de nous remettre sur le droit chemin... Ainsi, requête vers le ciel, sens inverse sur le chemin de la rédemption!








[moi en pèlerin pour ceux qui ne m'auraient pas reconnu...]=====================>>>>>>


En tout cas... ce que moi j'ai vu de Scherpenheuvel ou Montaigu, c'est selon, ce fut une lignée de restaurants, de petits bars, de magasins (vêtements, brocantes), et face à la Basilique, deux ou trois bazars religieux. Je me permets d'appeler cela des "bazars" dans le sens, où l'on y trouve de tout. Du Putti à la lampe décorative sans indication religieuse, au cadre bucolique pour les photos souvenirs, du puzzle Jésus Christ au mode d'emploi du chapelet à égrener en psalmodiant son cantique ou sa prière (plutôt la dernière je crois).

Il n'y avait pas vraiment de monde, du moins, j'avais l'impression que les gens étaient plus côté magasins, que côté Basilique, où des messes se succédaient (en revanche, ... à chaque fois bondées). Mais à côté de cela, le lieu m'apparaissait fané en terme religieux, un peu à bout de souffle. Il n'y a plus que les abords de la basilique qui tourne encore autour du thème de la religiosité, le reste est celui d'une petite ville flamande, sans prétention aucune... Un témoignage d'une vieille dame tirée de l'article me semble résumé un peu l'impression que j'ai eu:
"Je n'avais rien à faire aujourd'hui, alors je me suis dit, je vais aller prier à Scherpenheuvel et manger une pâtisserie". Ben si j'n'avais pas fait régime, je crois que j'aurai fait à peu près la même chose....
Mais y'a des vidéos qui circulent sur le net, alors avis au fervent, c'est parti pour la Pilgrim Party!




Et pour ceux qui sont tentés de voir le pèlerinage contemporain, une autre petite vidéo, pour prouver que même avec carte, il apparaît que ce n'est pas évident à trouver. De même, nous pouvons observer que la vie du pèlerin est toujours aussi complexe, depuis que l'asphalte est apparue, il marche sur le bitume, et dieu merci, le bonne vieille taverne pour y boire sa Piels! existe toujours aussi De Diou!

lundi 4 février 2008

Le carnaval de Binche

Ce dimanche, petite sortie hors de Bruxelles, direction la Wallonie pour voir une curiosité festive populaire dans le pays, j'ai nommé: LE CARNAVAL DE BINCHE!

Le carnaval de Binche, c'est une année de travail, la fabrication des costumes, les répétitions des musiciens, et l'enseignement des origines de ce carnaval. Bref un truc de fou! Durant 3 jours, les gens y font la fête, la bière coule à flot, le boudin blanc se grille, et les confetis font un jolie tapis de sol. La ville est en fête. Et le ptit plus?
Le carnaval de Binche a été classé Patrimoine Mondial de l'UNESCO... C'est pour dire la renommée de ce carnaval!


En tout cas, ça en valait la peine de voir ça. Un monde, incroyable le nombre de personnes que ça peut attirer. J'ai eu du mal à me garer, et ensuite, nous avions du mal à bouger tout au long du cortège, les rues étaient noires de monde.

Les bars aussi étaient pleins, et d'ailleurs, chose étrange, l'ensemble des balcons et des fenêtres étaient grillagés



Mais en fait, ce qui est typique à Binche, c'est le Gilles,









qui possède même sa statue:

Il paraît que son chapeau est fait à partir de plume d'autruche. D'ailleurs RTL a diffusé un communiqué, précisant que les Gilles ne seront pas coiffés si jamais la météo annonce de la pluie (ce qui semble être le cas).


A notre arrivée à Binche, on aurait pu croire qu'il n'y avait qu'une activité auprès des bars Sur la Grand' Place, quelques badauts ennivrés de Piels sillonnaient sur le pavé.



Mais très vite, en rejoignant la zone de la gare, nous avons croisé le cortège, et avons rencontré la foule. Les costumes faisaient preuve d'imagination et d'intérêts pour l'actualité: Le personnage de Ratatouille (le film d'animation); Miss France 2008 portée par des Madame de Fontnay par dizaine; des corsaires; Flick et Fluck; des pro Belgique unie avec des variations:




et même le gruyère suisse est à la fête avec la croix blanche.

Voilà un peu le gros du cortège... Il y a aussi les bébés sur les épaules qui servent de garde munition de confétis pour honorer le cortège:













et pour finir une chtite vidéo, avec le pas traditionnel, paraît-il des festivités belges:

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Il y a juste un petit hic à ces grandes festivités. Il apparaît dans quelques articles que j'ai pu lire sur internet, que chaque année, on déplore des blessés, et l'an dernier un mort. L'alcool faisant sans doute, les festivités sont entâchées de ces crimes sordides et surtout incompréhensibles... Je ne vais pas rajouter les coupures de presse, parce que le crime commis est révélateur d'un enfantillage, une bagarre, qui termine avec des couteaux. Ce qui est intéressant, j'ai eu vent par la radio, que les nights shop n'avaient pas le droit de vendre de l'alcool au-dessus de 15%, et ne pouvait écouler que des bouteilles en plastique. Les bouteilles de verre ne devant sortir des magasins. Les raisons.... soit pour éviter les combats de tessons de bouteilles, soit pour ne pas dégrader la ville... no sé...

mercredi 5 décembre 2007

L'écomusée du Bois du Luc



Pour mes cours d'Agrégation en Histoire à l'ULB, on nous a demandé d'organiser une sortie pédagogique pour nos élèves fictifs. Dans mon idée de découverte de la Belgique, j'ai choisi le site du Bois du Luc, intéresant à plusieurs titres dans le cadre de la révolution industrielle.



L'écomusée du Bois du Luc fait parti des sites d'archéologie industrielle les plus réputés d'Europe... C'est pourquoi je l'ai découvert, ma petite culture ne m'ayant pas permis de savoir ça, avant d'y avoir été. En effet, le site est classé, et pris en charge par une équipe scientifique, servant de centre d'archives, et surtout de bel exemple du fleuron charbonnifère belge du XIX è siècle.



Pour la situation, nous sommes du côté de la Louvière, en plein coeur du Charbonnage du centre, peut-être le Borinage déjà, puisque nous sommes entre Mons et Charleroi. Dans tous les cas, c'est la région industrielle par excellence.


Alors voilà pourquoi je trouve Bois du Luc excellent pour nos têtes blondes. Le paternalisme ressort très bien dans le plan du site:





Tous les éléments que l'on retrouve sur le plan sont encore bien visibles dans l'espace, encerclé des terrils de charbon, aujourd'hui largement recouvert de végétations.


Le site s'échelonne donc entre l'espace industriel, et l'espace résidentiel ouvrier. De même, tous les éléments organisant la vie des prolétaires sont toujours bien présents: écoles, hospice, hopital, église.


L'espace industriel, et le puît Emmanuel:























La porte des ateliers a été modifiée dans les 1880's, suite aux grèves qui ont sévi dans la région. Les ouvriers s'en étaient pris à l'ancien système, des portes coulissantes, qui avaient cédé sous leur force, et ils ont ainsi pu s'introduire dans l'entreprise. Les directeurs ont choisi un système de portes "guillotines" pour que cela ne puissent plus se reproduire.




Les habitats ouvriers:






La salle des fêtes incrustées dans les carrés d'habitations des ouvriers.


























Voilà l'arrière des habitats en ligne et non en carré.

Je n'ai malheureusement pas le plan de la maison en elle-même pour estimer ce qu'est le petit habitat de l'ouvrier... Mais je le récupèrerai, je l'ai dans un dossier.

Et pour les plus curieux, vous pouvez faire une visite virtuelle du site:
http://www.ecomusee-regional-du-centre.be/parcours.phphttp://www.ecomusee-regional-du-centre.be/parcours.php

Pour info, aujourd'hui le site est géré par l'Etat, et sert de logements sociaux. La maison de direction est occupée par le CPAS, et l'hospice s'est transformé en hôpital pour handicapés mentaux... Le site est assez triste lorsqu'on le visite au final, mais bon, le temps joue aussi beaucoup!