jeudi 7 février 2008

Conjuguer Marx aux temps bruxellois

Un enfant.... puis deux enfants.... puis de fécondes écritures, notamment celle qui restera l'un des plus gros best-sellers, le Manifeste du Parti Communiste! Cependant... le temps se conjugue en trois années... 1846: il débarque; 1847: il vit; 1848: il se fait expulser ainsi que toute sa petite famille. Il est considéré comme un troublion, organisant les partis ouvriers avec son complice de toujours, Engels.Tout débuta par un cours à devoir donner.... Le Marxisme, en 1h à une classe en formation professionnelle. Vaste sujet qu'est le marxisme, déjà me remonte les douces utopies de révolution des années où vivait Marx, qui vécut les révolutions de 1830 et 1845. Aussi, je frémissais à ce pauvre Engels qui ne laissa pas son nom dans le terme trop globale qu'est "le marxisme", qui vécut auprès de ses ouvriers (papa était chef d'entreprise) les évolutions techniques et la constitution de cette classe prolétarienne, à travers une vision de terrain. Le XIX è siècle, quoi! Mais, en repensant à tout ça, j'me souvenais de cette plaque, à la maison du Cygne:














J'ai appris aujourd'hui qu'elle fut inaugurée avec un cher Jacques Attali, son livre sous le bras... Ce même Attali, conseiller et proche de Nicolas Sarkozy.

Karl est donc passé par là, avec son ami Engels. Normal, auparavant cette maison s'appelait tout simplement "Au cygne", repère des ouvriers bruxellois, et dans les années 1890, des mouvements anarchistes. J'ai été étonné que ce lieu ait pu renfermer tant de protestations, alors qu'aujourd'hui il renferme tant de mets culinaires si chers... En plus? Ben ils ont des heures d'ouverture qui obligent d'y entrer pour manger, même pas moyen d'y boire une bière et poser ses fesses aux environs des tables où se tenaient Marx fumant sa pipe, et déclarant à Engels:
"- crois-tu qu'on nous reprochera d'abolir l'exploitation des enfants par leurs parents? Les bourgeois risqueraient de ne pas saisir que l'éducation n'est qu'emprise de la société, et qu'ils se fourvoient en pensant qu'ils ont librent cours sur les destinées...".

Je ne sais pas ce qu'on peut dire aujourd'hui devant "des bonbons croustillants de langoustines au Basilic" arrosé d'un vin maison!











A propos de maison. Karl vivait pas loin de la rue de Dublin, il vivait l'actuel maison située au 50, rue Jean d'Ardennes, dont il me semble que c'était la rue d'Orléans. Mais il me reste encore à vérifier tout ça... si un jour je mets la main sur les archives de la ville d'Ixelles.









En tout cas, aujourd'hui, aux archives de la ville de Bxl, j'ai pu mettre la main sur la fiche de police concernant un dénommé Marcx Charles.. Après un premier doute, en observant quelques éléments cités par l'agent, j'ai reconnu quelques titulatures de Karl. C'est bien lui, enfin le signe de sa présence à Bruxelles. Malhereusement l'écriture est minuscule et difficile à déchiffrer. Un bon petit travail de paléographie va m'être nécessaire, quitte a appeler à l'aide pour pouvoir consigner les principaux points écrits sur cette misérable feuille d'espionnage. Elle renvoie d'ailleurs à des dossiers, il y a un fond Marx qui se cache quelques part dans la ville, ça se sent......

_________________________________________________________


Petit clin d'oeil d'ailleurs.... Ils avaient l'air bien complice les deux compères, toujours assis et debout, le regard haut vers l'horizon pour une conception du monde qui espère le meilleur. (photo prise dans le Berlin Est de la Bundesrepublik)!

lundi 4 février 2008

Le carnaval de Binche

Ce dimanche, petite sortie hors de Bruxelles, direction la Wallonie pour voir une curiosité festive populaire dans le pays, j'ai nommé: LE CARNAVAL DE BINCHE!

Le carnaval de Binche, c'est une année de travail, la fabrication des costumes, les répétitions des musiciens, et l'enseignement des origines de ce carnaval. Bref un truc de fou! Durant 3 jours, les gens y font la fête, la bière coule à flot, le boudin blanc se grille, et les confetis font un jolie tapis de sol. La ville est en fête. Et le ptit plus?
Le carnaval de Binche a été classé Patrimoine Mondial de l'UNESCO... C'est pour dire la renommée de ce carnaval!


En tout cas, ça en valait la peine de voir ça. Un monde, incroyable le nombre de personnes que ça peut attirer. J'ai eu du mal à me garer, et ensuite, nous avions du mal à bouger tout au long du cortège, les rues étaient noires de monde.

Les bars aussi étaient pleins, et d'ailleurs, chose étrange, l'ensemble des balcons et des fenêtres étaient grillagés



Mais en fait, ce qui est typique à Binche, c'est le Gilles,









qui possède même sa statue:

Il paraît que son chapeau est fait à partir de plume d'autruche. D'ailleurs RTL a diffusé un communiqué, précisant que les Gilles ne seront pas coiffés si jamais la météo annonce de la pluie (ce qui semble être le cas).


A notre arrivée à Binche, on aurait pu croire qu'il n'y avait qu'une activité auprès des bars Sur la Grand' Place, quelques badauts ennivrés de Piels sillonnaient sur le pavé.



Mais très vite, en rejoignant la zone de la gare, nous avons croisé le cortège, et avons rencontré la foule. Les costumes faisaient preuve d'imagination et d'intérêts pour l'actualité: Le personnage de Ratatouille (le film d'animation); Miss France 2008 portée par des Madame de Fontnay par dizaine; des corsaires; Flick et Fluck; des pro Belgique unie avec des variations:




et même le gruyère suisse est à la fête avec la croix blanche.

Voilà un peu le gros du cortège... Il y a aussi les bébés sur les épaules qui servent de garde munition de confétis pour honorer le cortège:













et pour finir une chtite vidéo, avec le pas traditionnel, paraît-il des festivités belges:

_________________

Il y a juste un petit hic à ces grandes festivités. Il apparaît dans quelques articles que j'ai pu lire sur internet, que chaque année, on déplore des blessés, et l'an dernier un mort. L'alcool faisant sans doute, les festivités sont entâchées de ces crimes sordides et surtout incompréhensibles... Je ne vais pas rajouter les coupures de presse, parce que le crime commis est révélateur d'un enfantillage, une bagarre, qui termine avec des couteaux. Ce qui est intéressant, j'ai eu vent par la radio, que les nights shop n'avaient pas le droit de vendre de l'alcool au-dessus de 15%, et ne pouvait écouler que des bouteilles en plastique. Les bouteilles de verre ne devant sortir des magasins. Les raisons.... soit pour éviter les combats de tessons de bouteilles, soit pour ne pas dégrader la ville... no sé...

La modernité à Delacroix...

La modernité de certaines installations est parfois assez particulière, comme on peut l'observer à la station Delacroix. En effet, ce dimanche matin, partant faire mes courses au marché des Abattoirs, j'ai eu l'occasion de poireauter durant plusieurs minutes devant ça:
Ouai, un simple escalator vu de là, mais finalement bien plus. Malheureusement lorsque j'ai tenté de m'engager, il ne fonctionnait pas, en panne... Déjà, alors qu'il paraît qu'il a été à peine installé. Le fonctionnement est assez particulier. Le feu tricolore que l'on peut apercevoir est l'indicateur pour l'usager, de "stop and go". Rouge, on attend, les gens descendent, vert, c'est bon on peut y aller. Le problème est que lorsqu'il y a trop de personnes qui descendent, on ne peut pas monter, car ce n'est pas un système alternatif minuté, mais par priorité. C'est à dire que tant que des gens descendent les usagers du bas, ne peuvent monter.. Alors pour se consoler, il reste les escaliers! Encore heureux!



(cliquez sur l'image pour l'aggrandissement)

Tout est bien expliqué là..

et pour le fun:













Celui que j'ai trouvé amusant, c'est un signe sans doute de mode à Bruxelles, le challe long ou le cache-nez qui traîne.... Attention pour l'escalator! (ils auraient pu aussi mettre le sigle pour les femmes aux cheveux hyper long ;-)

samedi 2 février 2008

Un petit air de nostalgie...

"AVEC LA SABENA VOUS Y SEREZ DEJA"

Petite nostalgie de l'air Sabena sur Bruxelles durant cette après midi. Perso j'n'ai jamais connu... mais de voir ce nom que j'n'avais croisé que dans le musée Magritte, où j'ai appris que le chien de l'artiste bénéficiait d'une place particulière en 1ère classe.... Cet aprèm à Bruxelles, j'ai l'occasion de voir :















Les variantes de Manneke

Un ouvrage d'histoire moderne de 1865 mentionne différentes fontaines de la ville de Bruxelles, s'étonnant que les trois évacuent l'eau par voies particulières.
Le Manneken Pis, urine tranquillement.
Le cracheur, un peu comme s'il vomissait.
Une autre qui a disparut aujourd'hui, trois femmes qui évacuaient l'eau par les seins... Celles-ci n'existe malheureusement plus.

L'auteur en concluait que la Belgique est un pays du "bon buveur", où le vin est toujours à l'honneur pour l'invité. Pour lui, c'est un des symbole national du pays, qui représente au mieux les Belges, les bons vivants...

Voilà les fontaines présentées, sauf pour la troisième qui n'existe plus.















Cette dernière est la Jeanneke, établis par un restaurateur dans une impasse de la rue des Bouchers. A côté, il est dit, que l'ensemble des dons que l'on y fait seront versé à une oeuvre de charité.

vendredi 1 février 2008

Si petit et pourtant si grand

Le Manneken Pis... Un pote me disait que c'est fou, la fierté nationale de la France fait 300m de haut, alors que celui des Belges fait 30cm... En fait, c'est environ 60cm de haut. A la BR, je suis tombé sur un petit livret édité en 1953 par l'office de tourisme de la ville de Bruxelles. Voilà ce qui y est dit:

Histoire du plus petit bourgeois de Bruxelles.


La statuette existait déjà en 1452. A cette époque, on l’appelait manneken-Pist ou Juliaensken Borre, « fontaine du Petit-Julien ». On la cite encore sous ce nom en 1498. En 1668, avant déjà peut être, elle est définitivement Manneken-Pist ou Manneken Pis.

Elle fut d’abord en pierre. Mais le 13 aout 1619, un grand sculpteur bruxellois, Jérôme Duquesnoy, qui donna son nom à une rue de la ville, fut chargé de la couler en bronze. Il reçut pour son travail la somme de 50 florins du Rhin. « Le 16 décembre suivant, le tailleur de pierre Daniel Raessens entreprit de fournir pour cette fontaine, moyennant 140 florins du Rhin, un pilier de six pieds de haut, une cuvette longue de six pieds, large de 4 et haute de trois, et une autre cuvette. En 1770, on substitua au piédestal qui portait Manneken-Pis, une niche en pierre bleue qui avait été destinée à la fontaine du marché de la Chapelle.

1695, lors du bombardement de Bxl par les troupes de Louis XIV, il fut sauvé par les Bruxellois, afin de le soustraire aux boulets de canon français.
Il fut remis en place le 19 aout 1695 au milieu de la joie du peuple qui le porta en triomphe, et l’on inscrivit au-dessus de lui des vers latins dont la traduction : « Il m’a posé sur une pierre et maintenant il élève ma tête au-dessus de mes ennemis ».
1745, il fut enlevé par des Anglais et l’emportèrent jusqu’à Grammont (Flandre Orientale). Des habitants de la ville parvinrent à le dérober, et, quand les ennemis eurent quitté le pays, ils le rendirent aux Bruxellois après l’avoir exposé sur la Grand Place de leur cité, où, l’on peut encore en admirer une copie.
En 1747, Louis XV dominait la Belgique, dont les Bruxellois souffraient de cette domination. Quelques uns de ces français présents, enlevèrent le Manneken-Pis, mais trouvant que le pauvre petit homme les embarrassait, ils l’abandonnèrent à la porte d’un cabaret, au coin de la Petite-Ile. On l’y retrouva et on le reporta sur son piédestal. Quelques temps après, il fut insulté par des grenadiers français. Louis XV punit ses soldats, et offrit un costume au Manneken, comme le fit l’électeur de Bavière auparavant, en donnant une fête à Bruxelles. Il fut également adoubé noble et devint chevalier de l’ordre de Saint Louis.

Il faut enlevé une dernière fois dans la nuit du 4 au 5 octobre 1817 par un forçat libéré, nommé Lycas. Mais il fut retrouvé peu de temps après et le voleur figura au carcan le 26 novembre.

Telle est la véridique histoire de celui que ses compatriotes ont surnommé le plus ancien bourgeois de la ville.
« Un grand sculpteur, un de ceux à qui le pays s’honore d’avoir donné le jour, le coula en bronze. L’électeur Maximilien enrichit sa garde-robe ; le roi Louis XV l’anoblit et le créa chevalier de Saint-Louis ; Napoléon Ier le fit chambellan. Des poètes l’ont chanté ; de riches bourgeois lui ont constitué des rentes ; vers 1822, une dame de Bruxelles lui légua mille florins. Il possède 106 costumes dont huits de grand gala ; on l’habille avec magnificence le jour de la Fête-Dieu et le jour de la kermesse de Bruxelles : il a eu un valet de chambre payé pour l’habiller. Ses revenus sont considérables et comme ses goûts sont modestes et qu’il use peu, on se demande s’il ne finira point par posséder une fortune égal à celle des rois de la finance."

_______________________________

Alors cette affaire concernant la fortune du Manneken Pis m'interesse fortement, car j'n'ai toujours rien trouvé le concernant... Pour la suite de ses enlèvements parce qu'il en connut d'autres on recense sur le site eurobru.com:

1951: nouvelle disparition, retrouvée quelques jours plus tard.
1955 et 1957: on lui enlève son zizi...
1958: une dentellière fait échouer une nouvelle tentative.
1963: un commando d'étudiant d'Anvers s'empare du pti Putti.

Après il semblerait qu'il vécut heureux, toujours à sa place...


Pour finir la chanson exclusive de Maurice Chevalier:


Alerte Mercure Bruxelles

La semaine dernière, aux alentours de jeudi 21 ou vendredi 22 janvier, un vent de panique s'empara de moi. Comme à mon habitude, devant TLB (Télé Bruxelles.... j'm'amuse parfois à me dire que le "L" est l'équivalent de "Libre", comme ici, soit c'est libre, soit c'est catho...). Bref, donc devant TLB, j'entends, pas de panique une petite alerte au Mercure est signalée, rien de quoi s'affoler, mais soyons vigilant quand même. Ca vient de Forest, sans doute d'une entreprise.

Paniquer? Qui? moi? L'hypochondriaque de service?

Je passe ma soirée à remarquer les nouveaux symptômes de ma contamination au Mercure. En ce moment je respire mal, je suis angoissé ou nerveux je ne sais trop, toujours assez fatigué. C'est bon, mon mal est là, j'dois être contaminé... En plus, Où???? Forest? Là où je fais mon stage.... S'en est bon de moi, comme j'y vais à vélo, avec l'air frais, je dois forcément incruster les dangereuses particules de Mercure dans mes poumons, incruster par l'irritation que cause le froid.

Le lendemain, comme aucune veille sanitaire a été annoncée, je me sentais comme le seul intoxiqué dans toute la ville. Résultat? je vais toujours aussi bien, mis à part que je m'engraisse comme un ours durant les périodes hivernales pour se tenir chaud.

Bon, quoiqu'il en soit, les dernières nouvelles sont plutôt rassurantes. Il s'avère déjà que nous n'avons pas dépassé les seuils de danger fixé par l'OMS en matière de pollution au Mercure. D'ailleurs pour me rassurer, ce n'est pas sur la respiration que ça joue, mais plutôt sur les reins et sur l'activité cérébrale... Ouai bon, je sais cette dernière avec mon hypochondriaquie peut être mise en doute en ce qui concerne son bien être.

Enfin, le fin mot de l'histoire est surtout là: Nous avons trouvé le coupable!!!! Et devinez quoi... C'est une entreprise française, ben ouai, comme on ne peut plus polluer en France, pourquoi ne pas polluer chez nos voisins Belges! L'usine FMM (Fonderie Manufacture de Métaux) spécialisée dans le recyclage de batteries industrielles, de voiture et de tuyaux de plomb, située à Anderlecht (et non à Forest, .... merci TLB!!!!). Mais un hic se pose encore. Déjà les batteries à recycler viennent de France, mais surtout ne devraient pas comporter de mercure... Ainsi, des analyses sur la provenance et la qualité de ses batteries vont être effectuées ces prochains jours. Encore un futur quiproquo avec du Made in China? Ah la mondialisation.... ce qu'on s'ennuirait sans elle. Petit topo:

Une entreprise française, employant des salariés belges, recycles des batteries françaises à Bruxelles. Ces batteries dont la fabrication ne nous est pas connue, provoquent une pollution sur la ville au Mercure. Du coup, il risque d'y avoir pour les 24 employés un chomage technique le temps des analyses, puisque l'activité est bloquée. Quel sera le dénouement final de cette péripétie? Peut être dans un prochain billet nous le saurons.

Par contre... La production maraîchère bruxelloise, qu'en est-il? Est-il toujours bon de manger les produits des jardinets de la ville... les informations ne se sont pas concentrées là-dessus, on a juste émis l'idée que la production locale risquait d'être touché par le mercure.

A croire qu'on ne fout plus rien...

Difficile de se remettre au clavier pour mettre à jour le blog. Il y a quatre articles en préparation, certains de longue date, d'autre beaucoup plus récent.
Donc ce soir, j'm'y attèle, il serait bien temps d'ailleurs. Je ne pourrai pas éternellement faire passer ça comme une fainéantise hivernale, puisque l'hiver est relativement doux, même qu'on doit se contenter de la pluie....

Bref, @ ce soir pour les billets!

mercredi 30 janvier 2008

Une journée à Bruxelles...

Petite note d'ambiance de ma vie matinale bruxelloise.
(Enfin, quand je dis matinal..)

Réveil difficile, plutôt embêtant pour un tout jeune enseignant stagiaire... Mais bon, même s'il est 7 heure, qu'il fait encore nuit, ils annoncent à la radio: "Soleil aujourd'hui! et Joyeux anniversaire à tous ceux qui sont nés aujourd'hui". Ce n'est pas mon cas... d'ailleurs faudrait quand même que je pense à me lever. Thé, hé oui, exceptionnellement pas de café, pas que ça me fasse un sale effet sur l'estomac, en plein cours.. ce serait détestable, accompagné d'un morceau de tarte préparé la veille. Elle est pourtant bonne, mais il y a comme un frein au plaisir matinal.

Je descend, les yeux vaguement stabilisés, je grimpe sur mon vélo et j'attaque la route pour me rendre à l'Athénée A. Thomas, à Forest. C'est pas trop loin! Plutôt cool comme chemin. Mais bon, ça caille, les freins de mon vélo ont décidé de se mettre en grève justement ce matin là, ce qui est une bonne idée, surtout à Bruxelles, une ville au cent dénivellé... Bref, le jonglage habituel, la râlerie, expression caractérisée par un visage rougie et paralysée par le froid, traversé par quelques sillons de glaces, traînées lacrimals d'yeux encore ensommeillés.

Arrivé à l'Athénée, comme d'habitude, au poste de la cours de récré, là où je dois attendre avant le feu vert qui me permettent de rejoindre la classe où m'attendent mes élèves.

- QUOI??????? LES 6ème C SONT EN SORTIE CINEMA???? A CETTE HEURE-CI?
- Oui, désolé, vous commencez à 11h finalement. C'est chouette vous pouvez soit rester en salle des profs, ou rentrer chez vous, vous n'habitez pas loin je crois.

je partais déjà, le "crois" résonnait encore vaguement dans le couloir entre les "hihihihi" et les - censurés - autres bruits de couloir.

Bon j'ai deux heures et demi à m'occuper, ce qui n'est pas tellement la mort, hein. J'me décide à squatter un bar du coin, histoire, de boire un ...... ouai j'sais, j'disais le contraire, mais là plus rien ne m'aurait arrêté, un ... café.

C'est au Café "Au Paradis" à forest, à quelques grands pas de mon Athénée que je pose mes guêtres. C'est un quartier populaire, sympatoche, du moins il y a de la vie, et d'après le café, ça m'a tout l'air d'être une dominante espagnol. Le Café Paradis est tenu par une charmante petite dame, Marguerita, qui propose mille choses avec votre café. Mais, attention, pas d'alcool pour bibi, il enseigne dans quelques heures. Ce ne serait plus les joues rougies par le froid, mais par la chaleur du coup sang. Ce qui est sympa au Paradis, et ça semble un peu partout dans le quartier, c'est que les tables sont en ligne accolée, et non individuelle. Il y avait aussi Marco, la mascotte du bar, un berger allemand tout joyeux.
La musique qui passait dans le transistor était de celle qu'on entendrait sur la riviera de la Costa del Sol, rythmé par un beat de pop'-rock. Déco? Typique du vieux bar des habitués. Tout en bois, et des coupes, des coupes partout, mais vraiment partout, ornés de quelques coupures de presses au sujet de tournoi de quilles. Au fond trone également une carte de l'Espagne éditée par la Banco de Bilba. Les vieux sont au bar, accroché comme les coupes sur leur devanture sirottant la spécialité de la maison, Une Bière-cigarette. Une dame, un peu marginal, assise à l'entrée du bar, qui vous dit bonjour et aurevoir, parle de temps en temps dans le vent, s'adressant à l'imaginaire du café. Marco (la mascotte) est assez intrigué, et parfois se rend près d'elle, mais très vite ennuyé de converser avec une humain disparaît en s'approchant de la porte, en grommelant. La vieille dame lui ouvre alors la porte, et Marco s'en va, arranguant les passants... La patronne sort alors pestant de l'intelligence de son chien, à savoir ouvrir les portes.

Et moi dans tout ça.... J'suis là avec mon papier, mon stylo, mon café, mon verre d'eau, et remarque que c'est l'heure de retrouver mes élèves de 5ème pour leur parler de la colonisation... Et si j'commençais mon cours en leur parlant du café?

vendredi 25 janvier 2008

Le quartier européen.







Nous sommes quasiment fin janvier, et le blog est resté un peu lettre morte ces derniers jours. La raison en est, que depuis le début de la semaine, en plus d'être étudiant, je suis aussi enseignant stagiaire dans le secondaire. J'y reviendrai sans doute dans certains billets, mais cela justifie le surplus de travail que j'ai, car ce sont mes tous premiers pas auprès des jeunes. Et pour tout avouer, ça se passe plutôt bien!

Parmi les cours que j'ai à préparer, j'en avais un sur les questions européennes. J'ai donc un peu plus exploré le quartier, car j'avais besoin de documents. Saviez-vous qu'il faut prendre rendez-vous pour accéder à la bibliothèque de l'Union? Savez-vous également, qu'il est plus facile d'y accéder si nous faisons parti des Institutions que si nous sommes qu'un "simple enseignant"? Ben oui..., pour les documents et les questions liées aux activités de l'UE, il y a un point info en face de la Commission, où l'on trouve tous ce que les eurocrates éditent en terme de document d'explication de leur bonne oeuvre.



Ce jour-là, il faisait beau sur la rue Béliard... Mais il y a toujours autant de voitures, sur ce boulevard qui ressemeble à une entrée de métropole bouchonnée, polluée par les gaz d'échappement, par les klaxons, etc etc....

L'évocation de la froideur, de la laideur de ce quartier, je l'ai trouvé au café des voyageurs, dans le guide du routard, édition 2002:

"On est bien obligé d'en parler, puisqu'il existe. L'axe principal est la rue de la Loi, qui aboutit au rond-point Robert Schuman. Cette rue "courant d'air", sinistre à mourir, est raide comme la loi. Ne vous promenez pas un soir de déprise ou vous allez faire une bêtise. L'édifice symboliquement l'Europe avec un grand "E" fut longtemps le "Berlaymont" surnoomé le "Berlaymonstre", ancien siège de la Commission de l'Union Européenne, en forme de croix, aujourd'hui vide et emballé comme un paquet [ce n'est plus le cas aujourd'hui]. Cadeau depuis qu'on a découvert que l'amiante dont il était farci était dangereux. Aujourd'hui iul est détroussé par le nouveau Parlement européen, qui a reçu le doux surnom de "Caprice des Dieux" à cause de sa forme rappelant un célbère fromage et surtout de son coût. Tous les édifices de secteur abritent des institutions, principalement entre la rue de la Loi et la rue Béliard. C'est par là qu'on trouve le nouveau "Mamouth" par le Juste-Lipse bunker à Eurocrates. On vous passe les détails, vous risquez de piquer du nez. Malgré le travail acharné des comités de quartiers, la théorie de sectorisation dans la fonction est en marche. Toute l'Europe est ici, et nulle part ailleurs. Les associations quant à elles défendent la mixité des fonctions, mêlant les institutions à une vrai vie de quartier. Ce ne sont pas à l'évidence les choses qui ont été faites ici."


Interessant non? La communauté ne semble guère troublée par cette critique, puisqu'elle est même reprise sur la présentation du site européen à Bruxelles. Mais bien, sûr, l'avis de la Commission est également repris, et on se rend bien compte, qu'ils n'en peuvent guère grand chose eux, c'est le Premier ministre belge en 2002 qui a pris ces décisions. Eux, ont voulu que Bruxelles continuent à vivre comme il est bon pour eux, et surtout que l'UE ne leur cause pas plus de désagrément. Le coût du foncier..... fait parti, mais ce n'est pas pour autant d'après les textes édités à cette adresse: http://www.eurobru.com/ue-aera.htm ; qu'ils ne prévoient pas un agrandissement de la zone européenne de Bruxelles.

mercredi 9 janvier 2008

le blocus à Berlin!

Bien bien, voici mon dernier jour à Bruxelles avant mon retour d'un petit séjour à Berlin. Demain soir, l'avion m'attend pour décoller direction Berlin la majestueuse, le fleuron capitaliste et socialiste, la ville coupée en deux jusqu'en 1989, et indépendante qu'à partir de 1990.... J'inverse donc les couleurs du drapeau et j'passe chez les voisins de demain à mardi!



Ce n'est pas très sérieux, car en ce moment, nous sommes dans la période du "blocus", c'est-à-dire la période de révision intensive des étudiants belges pour les sessions d'examen du mois de janvier. Pour ma part j'n'en ai que trois à passer, dont un que je reporte en seconde session en août, pour mon petit séjour. En quelque sorte, je passe mon blocus en Allemagne, on dira ça. Puis dès mon retour, j'débute les stages, pendant que mes collègues étudiants passeront leurs examens, pour certians ce sera le début, pour d'autre, la fin....

Ce qui est génial pour le blocus, c'est que Radio campus qui diffuse sur Bruxelles organisent des plages musicales spéciales blocus et même la Première en fait autant. Les bibliothèques sont pleines à craquer, hé oui, ici, quand on révise c'est de l'ultra sérieux. Les pharmacies font leurs chiffres d'affaires, tout le monde stress à mort (enfin ... beaucoup), et l'on peut même surprendre quelques discussions d'angoissées à l'université, entre quinze cloppes et trente cafés. Tout est en tout cas réuni pour que le blocus se passe comme il faut, puisque tout le monde pense à ses petits universitaires chéris. Ca me fait assez bizarre de prendre autant conscience de la période d'examen, j'ne dois plus être habitué avec le CAPES. A Mulhouse on s'rendait compte de la période, parce que le campus était étrangement vide, la bibliothèque également, et même le restaurant universitaire ou la cafèt' totalement désertée, et où il n'était plus nécessaire de faire la queue pour notre universelle sandwich au thon.

Bref... petite nostalgie des grandes heures d'exam..... Même la Dernière Heure s'y met:


Les étudiants de la nuit

(09/01/2008)

© DH

Petits conseils pour ceux qui ont décidé de faire leur blocus pendant les heures sombres

BRUXELLES Même si cette méthode est souvent déconseillée par les professionnels, certains étudiants décident de vivre à l'envers le temps de leur blocus. Période fatigante, stressante et détestée par la majorité d'entre eux, elle est l'objet d'une organisation toute particulière. Pour les travailleurs de nuit, qui préfèrent le calme ambiant pour une concentration maximale, il ne faut toutefois pas négliger des détails importants. Quelques conseils pour ces drôles d'oiseaux.

Former une équipe. Il est plus facile de tenir jusqu'à 7 heures du matin lorsqu'un ami ou un partenaire de cours étudie dans la pièce à côté. De plus, si on a des questions, il est difficile de réveiller le premier de la classe au beau milieu de son sommeil et il n'est jamais très rassurant de rester bloqué sur un chapitre particulièrement ardu.

Le café en petite quantité. Véritable drogue pour certains, il ne doit pas remplacer toutes les boissons. L'eau reste la boisson la plus importante pour hydrater le corps. À trop forte dose, le café apportera des effets indésirables comme des tremblements ou de petites crises de tachycardie.

Se ménager des pauses. Même si le seul programme qui se retrouve à la télévision durant ces heures tardives est Chasse et pêche, il est bon de s'arrêter d'étudier toutes les deux heures. Un tour du quartier, chaudement couvert, ou une pause goûter avec de la musique, permet de repartir l'esprit reposé.

Ne pas dépasser ses limites. Une fois un certain seuil de fatigue franchi, même si toute la matière prévue n'a pas été étudiée, mieux vaut aller se coucher !

À éviter les veilles d'examens. Cer tains préconiseront de ne pas changer de rythme d'étude mais, la veille d'un examen, il est conseillé d'aller se coucher relativement tôt. Il serait dommage pour ceux qui ont travaillé toute la nuit qu'ils s'endorment devant leurs feuilles d'examen, ou pis, qu'ils bâillent sans arrêt pendant leur test oral.

Positiver. Que l'on étudie de jour ou de nuit, la pensée positive est importante. Ne dit-on pas : "Y croire, c'est 50 % de la réussite".

S. Lag.
© La Dernière Heure 2008



ou l'UCL:

Il est également bon de savoir qu'il existe un lieu du site de l'ULB qui propose des blagues pour le blocus:

http://www.ulb.ac.be/students/cm/blagues/blaguesbloc.htm

Mais bon.... là c'est le pti bloc', celui de juin s'avère un peu plus intéressant, on verra ça d'ici quelques mois!
Bis Bald

dimanche 6 janvier 2008

Le blog des blogs!

Faire un blog sur Bruxelles est ce qu'on appelle le métroblog! Ben ouai, l'originalité commence à être complexe. Ainsi, j'ai découvert le pendant de unanbxl.blogspot.com, qui est:
bxl.blog - le métroblog bruxellois

Du coup j'ai une toute autre vue sur unanbxl. Nous faisons partis d'une grande famille de blogeur urbain, s'intéressant à la ville qui nous entoure, sans que nous la quittions. Pour ma part, il y a déjà eu quelques entorses, mais nous avons mis le haut-là. Pfiou.... encore un peu, nous aurions été
"as been". Bref, des blogs et des blogs ça existent, mais quand les bloggeurs d'un même thème s'y mettent, ça entraîne la création du blog of blogs! Le pire? Unanbxl... n'est même pas cité, ni même référencé!!!!!! Alors que nous on fait quoi? Ben on les référencie. Sans me moquer, je vais accrocher sur unanbxl le crucifix saint de bxlblog, qui pour tous les amateurs de la ville, trouveront les mêmes infos que sur unanbxl (bah oui on est de la même famille), sauf autrement, en mieux, en moins bien, peu importe, mais en complément. C'est pourquoi je partage l'info.

Idem pour les voyageurs. Pour ma part je ne connaissais pas, mais si jamais vous voulez apprendre quelques trucs sur les coins que vous visiterez, passez sur le blog des blogs de la ville où s'arrêtent votre chemin! Il paraît que plusieurs villes européennes sont couvertes.

Juste une info supplémentaire dans le vent!

Un peu d'exotisme dans le gris belge

[Petit rajout, selon Catherine, que je remercie au passage, c'est une perruche jeune veuve, cf. commentaire, et non une perruche à collier comme je le prétends dans l'article]

Je parlais dans un des billets précédents de la perruche de Bruxelles. Du moins, ce que moi j'appelerai perruche, alors qu'il se peut que ce soit une autre sorte d'oiseau... Bref, ce dimanche, petite ballade vers le parc de Forest, où j'avais découvert ces petits cris exotiques et ces couleurs chatoyantes rappelant les îles du Pacifique, cela, en plein coeur de la capitale belge.

Nous en entendons pleins des histoires à ce sujet. Parmi ces histoires, certains disaient que les anciens colons, de retour en Belgique après l'indépendance du Congo Belge, auraient ramené ces oiseaux, qui se seraient enfuis plus tard et auraient colonisé la ville. Les ornithologues apporteraient bien plus de précision sur l'espèce que j'ai photographié. Je vous laisse admirer les bestioles:







Selon l'ASBL déjà ancienne de la Protection des Oiseaux (L.R.B.P.O.), la venue de ces perruches est toute autre:

Les perruches à collier ont fait leur apparition depuis 1974 environ, dont la population est estimée à 5000 individus. Leur reproduction au sein de la ville aurait débuté par un laché d'une quinzaine d'individus depuis Laeken, où se situait l'ancien parc animalier du Meli Park sur le plateau du Heysel. Deux compères pensaient par leur geste offrir des couleurs exotiques à la capitale! Comme dit l'ASBL: "C'est gagné!!!!"


Seulement là, pour l'histoire, l'oiseau star de ce billet est une Perriche jeune-veuve originaire d'Amérique latine, qui fait son nid dans les hauts arbres du parc à l'aide de brindilles. On dirait presque le nid du Marsupilami!



Il y aurait d'autres découvertes à faire dans la capitale, telle que l'Ouette du Nil; La Bernache du Canada; la Tortue aux joues rouges (importé d'Amérique, abondante dans les étangs de la ville comme ceux d'Ixelles, il paraît qu'elles peuvent entailler un doigt, c'est pourquoi des proprios les ont relâché dans la nature urbaine...); La grenouille rieuse; le rat musqué; le Ragondin et même une espèce de coccinelle chinois. (tu m'étonnes qu'on pensait un moment donné qu'il y avait des crocodiles dans les égoûts de la ville!)

Voilà donc des petites choses que l'on trouve à Bruxelles sans même sans douter, au détour d'une petite ballade. J'en avais entendu parler, car il est célèbre au détour d'une conversation d'entendre parler d'un mythique vol de perruche observé furtivement par l'interlocuteur, mais de là, les voir ainsi, c'est plutôt sympathique!

Néanmoins, malgré l'enthousiasme que j'éprouve à travers cette petite découverte, il apparaît que ces oiseaux constituent un danger pour la faune indigène, car ils occupent la niche écologique d'espèce locale et leur gourmandise entraîne parfois la concurrence à la nourriture. Mais grâce à la scène à laquelle nous avons assisté aujourd'hui, nous avons pu remarquer que de nombreuses personnes venaient déposer des sachets de pain mouillé au pied des nids des Perriches, pour qu'elles puissent mieux passer l'hiver.

Sur ce..... bonne aventure exotique à Bxl!