samedi 8 mars 2008

De Haan / Le Coq

Dimanche dernier,
Sous un beau ciel gris,
Triste de nuages alourdis
Prêts à sangloter les larmes salées
D'un voyage marin éprouvé
Sur ce morne paysage vert teinté
De cet aura brunâtre propre à la ruralité dépassée
D'un espace pris dans la rotation
D'une tertiarisation
Que même Verhaeren aurait nié.

C'est sur ces mots d'un samedi en début d'après-midi que je débute la présentation de notre sortie de dimanche dernier. Nous étions, comme nous pouvons le lire sur le pignon de la gare, a Le Coq, bourgade balnéaire du Nord de la Belgique. Comme notre Deauville français, Le Coq accueille lors de la Belle époque du début du XX è siècle les premiers vacanciers. Depuis lors, le temps paraît figé au regard de cette architecture bourgeoise, qui rappelle étrangement le cottage ou la maison de vacances des industriels fortunés de la ville.

Ici, le faste rappelle les lieux de loisirs, de détente d'un temps que nos sociétés déconstruisent totalement dans un soucis de démocratisation des sites. A Le Coq, pas de bâtiments modernes, des immeubles à dizaine d'étages, entassement de la population, mais le charme irrésistible, même si froid, d'un lieu oublié par les promoteurs, en tout cas, pour ce qui concerne certaines belles villas bourgeoises toujours debout!

Bon j'arrête ma prose, mais ça fait plaisir de croiser un tel endroit! Ca fait bien longtemps (à vrai dire qu'à Deauville ou Cabourg en Normandie) que j'ai pu me retrouver dans ces ambiances vieillottes, d'un âge aujourd'hui dépassé. En tant qu'âme d'étudiant en Histoire, j'vous assure que c'est une bouffée d'oxygène, un peu comme le site de Bois-du-Luc, on se retrouve dans nos reliques du passée.

Le Coq appartient totalement à l'esprit des poèmes de Verhaeren. A travers les yeux du poète, nous prenons conscience d'un monde en mutation, un monde où se concentre les activités et les hommes dans les villes, qui deviennent bruyantes, insalubres. C'est à la fin du XIXè, début du XXème, que les stations balnéaires vont devenir à la mode bourgeoise, qui recherche le bon air, la possibilité de sortir de ces lieux insalubres (ouai, pas d'égalité encore, on est sous le régime méritocratique bien libéral à cet époque, aussi hypocrite que cela peut l'être, on y croyait dur comme fer). Au début, on se mettait au vert à la campagne, mais cela est trop aristocratique et souvent ennuyeux. Il faut trouver autre chose, avec des vertus dignes, celles de l'eau, espace de loisirs, de discussions, d'investissement, espace vierge à conquérir, les bords de mer deviennent tendance. Le Coq voit naître ces villas qui se louent au week-end, à la semaine auprès de la société anonyme du Coq sur Mer dès 1902.








Bien entendu, les loisirs de la Mer ne sont variés qu'en fonction de ses capacités financières... Equitation, Golf, ballade sur la plage (la baignade pas trop... vu le temps, bien qu'un courageux faisait trempette), cerf-volants, et activités diverses grâce aux étendues de sable laissant libre court à l'imagination.

Ce qui est amusant c'est que sur la plage, on aperçoit au loin des constructions massives, ces fameuses cités balnéaires d'un nouvel âge, compactes, s'élevant devant l'horizon comme des forteresses. Faut dire qu'en voyant ça au loin, on respire vachement mieux à Le Coq.


Bref, pour finir notre petit tour d'horizon, nous avons mis le cap à la ville suivante, Blankenberge, qui justement est constitué d'un charmant port fermé par d'imposants immeubles. J'ai surtout halluciné au sujet d'un nouveau concept de jeu proche du port justement, une sorte de mini billard / golf. C'est-à-dire que la piste de jeu c'est celle d'un mini golf, mais celle-ci est surélevée et l'on joue avec une queue de billard.













et pour finir, juste parce que c'est cliché, et qu'à un an bxl on aime bien ce qui est cliché:

Eros center/villa tinto revu pour d'Aerschot

Comme promis, un petit billet au sujet du projet de Franky De Coninck.

Franky (prénom bien choisi pour faire cliché dans le milieu) est le patron de la Villa Tinto d'Anvers. Il proposa en 2006 par courrier à la Commune de Schaerbeek de construire un complexe où pourraient travailler dans des conditions sanitaires strictes et sous contrôles les prostituées de la rue d'Aerschot. Pour cela, il propose un projet sur le principe de la villa Tinto d'Anvers.

La DH, qui semble la plus informée... nous en dit, que les esquisses du bâtiment ont été pris en charge par l'architecte Pierre Blondel, actuellement sur le projet du quartier Léopold en cours de construction du côté de l'Europe, du gros en quelques sortes. Ce projet consiste en un bâtiment de 750m² en surface au sol, sur 8 étages, avec dans les sous-sols, un parking, puis dans les étages, des commerces, et bien entendu des cabines de prostituées, ainsi que des appartements et des studios. Afin d'assurer la sécurité, il propose l'installation d'une antenne de la police dans les locaux. Et dans sa bonne âme, la location d'un carré pour une prostituée ne serait que de 75€ par journée, alors que selon lui, un carré coûte actuellement à une prostituée environ 200-250€. Pour se faire une idée, il est dit sur des forums qu'une prostituée demande entre 30 et 50€ la passe, soit de 4 à 8 passes dans la journée, simplement pour payer la location... à compter de 10 à 30mn l'acte sexuel octroyées, cela veut dire qu'une prostituée peut passer à 1h de travail à 6 heures pour les tarifs les plus élevés et les plus longs... Plutôt inquiétant! Bref, De Coninck apparaît presque comme un sauveur, si l'on admet que la prostitution n'est pas une mesure de dernier recours à la précarité des femmes, et qu'elles font usage de leur bon droit sur leur propre corps, passant notamment par sa commercialisation, en tant qu'objet consommable, un réceptacle comme le chantait j'ne sais pas plus qui dans une chanson qui prônait la tristesse d'un monde en décrépitude.

Bref, mais nous voilà à qu'est ce que la villa Tinto, qui n'est plus un projet mais bel et bien un temple du sexe en activité. Le bâtiment regroupe 51 cabines et un poste de police situés dans les rues piétonnes de Shiperstraat, le client entrant par une courte galerie. Chaque cabine des prostituées est reliée à l'antenne de police par un dispositif. Tout est standardisé, les dimensions de la cabine, les ambiances luminaires, une femme de ménage passe après chaque pause de 12h et les prostituées les louent pour 12h au maximum 6 jours par semaine. Toutes les femmes peuvent louer ces cabines, occasionnelles ou permanentes, il suffit de déposer sa carte d'identité, une caution de 100€, et c'est parti. Pratique, il encourage même quelque part la prostitution, puisqu'il n'y a là, aucun conflit de territoire, n'importe qui peut s'y prostituée, à condition d'accepter d'être fichée par la police. Il paraît que l'endroit étant semi fermé offre aux prostituées une meilleure reconnaissance, car l'ensemble des personnes qui y pénètrent sont des clients potentiels et non des jeunes comme j'en ai cité dans mon billet précédent, qui sont là pour insulter, braver un interdit qui n'en est pas un et se sentir en surpuissance face à un phénomène qu'ils ne comprennent pas forcément encore très bien.

A préciser, que la plupart de ces informations datent de novembre 2007, depuis lors, je n'ai rien trouvé de neuf sur la question.

vendredi 7 mars 2008

La célèbre rue d'Aerschot.!


A priori, et selon certains, c'était le premier endroit que j'aurai du visiter en arrivant à Bruxelles. Et franchement dit, en voyant la rue aujourd'hui, j'ai eu un quelque peu honte d'acquiesser niaisement jusqu'à présent lorsqu'on me parlait d'Aerschot, de ses vitrines de prostituées comme à Amsterdam et tout et tout.

Il y a déjà quelques années de celà, lors d'un passage à Bruxelles, j'ai fait la fin de la rue d'Aerschot, où j'avais vu une vitrine. Dans mon for intérieur, je me suis toujours dis à l'évocation de cette place du sexe: "tout ça pour une pauvre vitrine, vraiment un drôle de pays la Belgique...". En fait, pour y être passé aujourd'hui [c'était sur mon chemin hein! n'allez pas vous faire des idées], bah c'est quand même bien plus impressionnant, et ce n'est pas que cette rue, qui est la plus fréquentée et concentrée en matière de maisons ou vitrines closes, mais les alentours également.

Il m'est même apparu que selon les ruelles, les prostituées étaient regroupées par origine. Les Africaines derrière le Botanique [amusant non? Bota - nique, ouai enfin, j'essaie de rendre ce billet encore plus attrayant que ce qu'il n'est déjà], et des filles de l'Est dans la rue d'Aerschot et d'autres.

Bref, la rue d'Aerschot longe la voie ferrée, donc bloquée par un terre-plain d'un côté, et par des vitrines léchées par les badauds mâles en surpuissance de testostérones. Le principe est le même qu'à Amsterdam, c'est-à-dire un néon rose ou bleu autour de la fenêtre et une charmante hôtesse quasiment dénudée, assise sur un tabouret, qui expose, tente d'attirer, bref, je profite de cela pour préciser que demain!!!!! C EST LA JOURNEE DE LA FEMME!!!!!!!

Il n'y a pas grand chose à dire, sauf peut être que si cette rue existe, c'est bien parce que la Belgique dispose d'un statut que la France n'a plus, c'est-à-dire la possibilité d'ouvrir des maisons closes. Amusante petite anecdote à ce sujet... J'me souviens d'un animateur de Canal + qui posait la question à un député français au sujet de ce qu'il pensait des lois interdisant la prostitution, et celui-ci répondait qu'elles permettaient l'ouverture de maisons clandestines de qualités, notamment les 4 parisiennes... L'animateur en était resté perplexe quant à cette connaissance érudite de la prostitution clandestine parisienne. J'ai pu trouver pas mal d'éléments sur youtube parlant de la rue d'Aerschot, vous pensez bien, la jeunesse munie de leurs téléphones portables caméra numérique intégrée, en sont fou, sans compter quelques personnes qui se donnent bonne conscience de leur présence en ces lieux de dépravations pour créer des scandales sur le net, pensant que les parents des prostituées vont les reconnaître après avoir mis leur vidéo en ligne (parfois.... y'a des gens qui me font mourir de rire). Il y a manifestement également un problème de nuisances lié à la prostitution, plusieurs clips le montrent également (prostituées qui hurlent, violence multiples, drogues et alcools qui ravagent le moral des filles, etc...).

Un comité s'occupe de mettre en place une gestion équitable de la question de la prostitution et surtout les nuisances qu'elles occasionnent aux riverains (dont une.... le passage incessant des voitures devant les vitrines. Dans certains forums parlant de la rue d'Aerschot, des hommes avouent faire 4 fois la rue avant de choisir leur proie.. comme quoi, même un homme qui fréquente les prostituées aime un peu le piment de la rencontre, c'est comme choisir un légume, on regarde les prix, puis la qualité, et on fait selon son porte monnaie, mais ça demande un peu de temps). J'ai appris aussi qu'un terrain aurait été acheté par un certains De Coninck pour établir une sorte de super eros sur le plan de la villa Tinto [j'en ferai un billet spécial pour en parler, car c'est un peu long, mais intéressant...], en tout cas, c'est une sorte d'hôtel de pass, où les femmes sont derrières vitrines, mais toutes concentrées dans un même bâtiment, sécurisé par une cellule de la police.

Pour conclure, la rue d'Aerschot et les projets à venir sont apparemment âprement débattus, même si la commune ne semble pas agir dans un cadre de fermeture de ces lieux, ou d'interdiction de rabattage public comme en France, ce qui crée une particularité nouvelle... La Belgique deviendrait-elle l'eldorado du sexe des voisins franchouillards?

mercredi 5 mars 2008

Festival Kraak

Petit détour aux Marolles ce samedi. De prime abord, il était d'usage de se payer une petite après-midi vers Scharbeek, mais non, il fallait avant tout voir pour les billets du festival Kraak, que je pensai être au soir. Finalement il avait déjà commencé! Donc, prise du billet, enfin du bracelet bleuâtre, et c'est parti pour l'alternatif rock/électro/acid/fusion musique, de 14h à minuit! En même temps, possibilité d'assister à de petits spots vidéos au sommet des Brigittines, qui utilisent des méthodes esthétiques qui dépassent les conventions habituelles.

Ce festival m'aura permis de découvrir deux salles de Bruxelles qui promeuvent des courants alternatifs de musique, de théâtre, voire même d'ouverture sur d'autres courants artistiques, puisqu'il paraît que des expos photos sont aussi organisés dans l'une ou l'autre salle.

Ces institutions sont les Brigittines et Recyclart. Chacune a sa particularité. En ce qui concerne les Brigittines, j'en ai parlé dans un billet précédent, pour son architecture particulière, symbole des Marolles, entre un passé riche, mais dépecé par les courants contemporains d'assainissement urbain, pour une plus grande hygiène et une meilleure assise de la bourgeoisie. Les Brigittines, c'est cette chapelle qui s'est vue greffer une structure moderne en verre et plaque ferré, d'aspect rouillé. Derrière la chapelle se dresse un logement social, qui paraît presque faire parti de la structure générale de la petite place qui nous invite à l'ilot.






Recyclart, c'est un endroit un peu particulier aussi. Une salle de concert de prime à bord, mais d'exposition également, juste en face des Brigittines, sous le chemin de fer. C'est une ancienne gare qui a été aménagé, en gardant les structures de bases. Les guichets sont devenus la devanture du bar, et une salle de concert prend place dans le hall principal. A côté, il y a le bar Recyclart', que je m'engage à explorer un de ces prochains jours, pour y voir l'ambiance.


Mais ne nous attardons pas tellement sur ces salles, sur le lieu, mais un peu sur le festival. La sélection était vraiment assez déluré, intéressante, mais bien trop brouillonne. J'ai eu un faible pour Marshall et co; et Up-Thight, car leurs considérations musicales recherchaient une esthétique et surtout une inspiration profonde dans la qualité sonore, ce que je n'ai retrouvé que dans un des derniers groupes d'Acid, Bardo Pont, très reposant après les excités des "Clock cleaner".


Malheureusement tous les autres groupes étaient pour moi trop brouillon, avec un instinct musical trop happé par des considérations bourgeoises de la musique, d'ailleurs très bien mis en valeur par Clock cleaner: drugs, sex, alcool... voici l'alchimie parfaite selon lui, à quoi répondaient favorablement bon nombre de spectateurs. N'empêche que je n'ai pas regretté d'y faire un tour, et voir ce qu'on écoutait dans les autres capitales mondiales, tel que Tokyo, qui paraît une place intéressante mine de rien en terme musical, New York, Montréal, Chicago, Londres, et autre place américaine. En tout cas, il m'apparaît à la suite de ce festival qu'il nous manque encore une chose... Trouver l'alchimie pour fusionner les nouveaux sons produits à partir de diverses sources, et leur attribuer une consécration musicale, et non pas qu'un effet rythmique ou sonore. La musique reste un chantier d'étude apparemment pour les nouveautés, vive l'alternatif qui s'y essaie!





mardi 4 mars 2008

la déclinaison du ciel

Aujourd'hui, quel temps! Me direz vous, parler du temps sur un blog, ça craint, mais bon.... D'abord un peu de neige, puis de la pluie, puis du soleil, puis un ciel..... mais alors un ciel! Voilà ce qu'on pouvait voir de l'appart':











Donc logique qu'on en parle non? Bon c'est vrai y'a un focus sur le ciel, mais j'trouvais ça incroyable.....

Les bains publics de la ville

Bruxelles regorge de certains trésors insoupçonnés. Sur les conseils de notre sauveur en informatique, je suis allé faire un tour à la piscine des Marolles, ou plutôt aux bains publics. A l'occasion, j'irai faire un tour dans la zone des bains, car là j'ai toujours été à la piscine. J'ai donc décidé une nouvelle rubrique, celle des piscines de la ville. Du moins... que celles qui ont un intérêt particulier.

Pour 3€, car non habitant de Bruxelles, la piscine, située au 4ème étage du bâtiment ouvre ses portes. On y entre par un corridor métallique, jonché de portes, qui constituent à la fois autant de cabines de déshabillage, que de cabines de dépôt des habits. Avant de sauter les pieds joints dans la piscine, il suffit juste de retenir le numéro de sa cabine.

Puis c'est parti, et là, la particularité de la piscine prend tout son sens. En effet, au 4ème étage de l'institution, une baie vitrée s'ouvre sur la ville, ce qui permet de nager en apercevant le clocher de l'église à la jonction de la rue haute et basse des Marolles, et au-dessus des pignons des maisons que surplombe la piscine.



Aux étages inférieurs, on y trouve outre l'administration, le bassin pour les enfants, et au rez-de-chaussée, les bains publics. Voilà un peu l'organisation de cette institution.


En revanche, il y a des choses bizarres, notamment l'imposant dispositif de sécurité au sein de la piscine. Des caméras un peu partout nous donne l'impression d'être dans un star piscine académie, quatre à l'extérieur, et il me semble autant dans l'eau. Ce qui est sympa, est que les caméras immergés donnent accès à une petite télé extérieure, et nous pouvons voir les gens nager... Bref, sympatoche quoi. Et lorsqu'on en a marre de regarder les nageurs et de nager, nous pouvons nous approcher de la baie vitrée, et regarder la nuit tomber sur la ville, ou bien la vie à l'extérieur, exhibant son bidon aux yeux des badauds qui ont les yeux trop souvent en l'air.

samedi 23 février 2008

Et si Eddy Merckx se contait à la façon métro

Station Eddy Merckx


Récemment je cherchais mon chemin sur le site de la STIB, pour arriver à Erasme. La grande question que je me posais était:

"-puis-je entrer dans le métro avec mon vélo?"

STIB info, rechercher mon "vélo-métro".
Résultats:
- Station Eddy Merckx, vélo, métro.
- Oui tu peux prendre ton vélo dans le métro à condition de respecter les heures qui te seront imposées, STIB a dit.

Ca fait un peu genre, la première réponse c'est pour ta culture personnelle, la seconde réponse c'est pour que tu comprennes comment fonctionnent les choses. J'ai bien entendu le message, et je me suis donc arrêté à la station Eddy Merckx, où, paraît-il, le vélo du champion est exposé. Naaaaaaaaaa, pas possible me dis-je.

Ben si....

Eddy Merckx, pour ceux qui ne le connaissent pas, c'est lui, le recordman cycliste, le champion belge qui a fait parler de lui au niveau international. Maintenant à la retraite, il consacre son temps à diverses activités. Pour lui rendre hommage, la ville de Bruxelles lui a dédié une station de métro.



On y trouve d'ailleurs son vélo, celui qui lui permit d'exploser le record du monde cycliste de l'heure en 1972 à Mexico. J'ai vérifié, et en tout cas, ils ont la même couleur!!!!










Donc notre champion a bien déposer ce vélo ici, comme le confirme cette vidéo, prise par un espion chinois en 1972 à Mexico:




[Je profite aussi de cette occasion pour remercier la banque de données Youtube, et tous les sites internet qui me permettent d'enrichir mon blog de photos, de vidéos, etc etc.... Donc merci aux internautes, ce blog est votre blog dirai-je si j'étais une star, mais comme j'suis un peu égoiste, et un peu narcissique aussi, enfin... non j'ne dis rien vaut mieux, on en reste à ce merci.]

Bon c'est pas tout, mais j'en viens à l'essentiel. Parce qu'un billet sur Eddy Merckx c'est quelque chose... En Belgique, les sportifs ont une reconnaissance propre, je parlerai dans un billet prochain sans doute de Jean-Mimi le champion de ping-pong. Mais ce n'est pas le sujet.

Lorsque je suis arrivé à la station, je suis sorti du mauvais côté, et j'ai cru me faire arnaquer sur la présence du vélo d'Eddy. Par contre, je suis rentré de l'autre côté, et c'est là que je l'ai aperçu. Mais à mon passage à l'extérieur, me retrouvant dans une zone peu habitée, début des zones commerciales de la grande ceinture de Bruxelles, j'ai pu observer un garage à vélo.

A mon grand étonnement, on y trouvait plus de caddy, que de vélos attachés! Et pourquoi donc des caddy, alors que tout autour, il n'y avait absolument rien, à part un Mc Do de l'autre côté de la route, une station essence, un centre gériatrique ou je ne sais trop ce que c'était, et un immeuble en contre bas de la station de métro. Bref, toujours un pti truc du genre qui étonnera, bien qu'il doit y avoir une solution à l'énigme. N'empêche, sachez qu'à Eddy Merckx, ce n'est pas les vélos qui s'attachent à l'extérieur, mais les caddy. J'espère que ce n'est pas l'oeuvre d'un artiste tout de même.....















Tout ça, finalement, pour remonter dans le métro et descendre la station d'ensuite... Erasme, retrouver un amour, et un nouvel amour, notre petite fille qui vient tout juste de naître lundi passé. Pas de photos sur le site, car contrairement à un autre français, Nico le Sarkozien, je n'expose pas la vie privée directe, faisant de ma petite famille la star number 1. Mais au moins, tout s'explique et la boucle est bouclée. Donc, attention à la fermeture des portes, et départ via Erasmeeeeeeeeeeeeeeuuuuuuuhhhhhhhhhhhhhhhhhhh................======>>>>>>>>>>>>>>

N.B.: Si vous vous appelez Gala, Voici, ou "Ne m'dis rien de ta vie, de toute façon je sais tout", n'hésitez pas à contacter mon agent personnel, Jean-François l'Eclopé, il se chargera de vous remettre un dossier de presse, pas du tout prévu concernant la naissance d'Eva, et communiquera l'ensemble des données des lieux publics où nous nous rendrons d'ici les prochaines semaines, qui resterons tout à fait secrets, bien sûr... Ah... oui, c'est vrai j'oubliais... J'aimerai que son parrain soit Laguardère, ou Martin Bouygues, histoire qu'on puisse lui offrir un portable gratis ou un avion rafale. Bref, si vous y voyez un lien avec la politique française, sachez que vous vous trompez pleinement, il paraît que c'est ce qui se fait de plus en plus. Nico, c'est notre parrain à tous! On t'aime Nico oh oh oh!

j'suis vraiment désolé, fallait que ça sorte... j'me sens mieux maintenant, on appelle ça la thérapie par le rire non?

Hé Manneke! Pis contre l'église???

Il y a des choses comme ça à Bruxelles, tel un urinoir, un "wc" dont le "w" se dit comme à l'anglaise dans "water" et non comme un "v" à la française, contre une église... Quelle église? Celle construite par un éminent architecte, le bien nommé Joseph Poelaert du milieu du XIXème siècle, le chef de file de l'éclectisme belge. Le palais de justice serait son oeuvre posthume et celle qui aura laissé le plus de traces de révoltes des Marolliens contre cette déchirure architecturale qui provoque un sentiment sinistre au coeur de ce quartier typique du vieux Bruxelles.

Bref, mais nous ne sommes pas là pour parler de Poelaert, ni de Sainte Catherine totalement. En fait, c'est plutôt pour ça:

"-Pour 10 000 € pouvez-vous me citer un des endroits de Bruxelles dont l'odeur est intenable?"
"- Oui Jean-Jacques (référence au jeu des Dico), les wc (à l'anglais n'oublions pas) de Ste Cath'".
"-Oui bravo, Jehan!!!!!!!!"
Bien, tout ça pour dire, bien que je sois français, qu'on ait bouffé du cureton au XVIIIè siècle, que Voltaire ne cessait de fantasmer sur les sévices qu'il pourrait leur infliger, ou d'autres sur les fantasmes que provoquaient sur eux les ptites du couvent (Sade, Diderot, l'abbé Duprat, etc etc), voir des toilettes contre une église, ben là, les ptits laïcards de français, on peut se coucher....

Bon c'est vrai, il faut préciser que Ste Cath' n'est plus tout à fait en état non plus... Mais est-ce vraiment une raison? En même temps, c'est acte d'ecclésiastique de faire aumône... Hé oui, tout les toilettes de la ville sont payantes, 25 cents par ici, parfois même 50 cents dans des bars, resto, bref, Ste Cath' nous offre les toilettes gratuites au-moins.












Là, quelques petites photos by night des toilettes publiques. En tout cas, c'est fort original, car il est bien vrai, du moins en ce qui me concerne, qu'une bière me fait l'effet d'une vidange urinaire quasi instantanée. Et dans ce cas précis, être dans le chaleureux quartier de Sainte Catherine aide beaucoup. N'empêche, que de ce qu'on voit souvent à Bruxelles, toilettes contre église ou non, ben... ça pisse pas mal dans la rue, à la hauteur du Zinneke, du manneke ou de la Jeanneke... les buveurs de Piels, ça y va en fin de soirée!!!! N'empêche que pour les visiteurs de Bruxelles, plus besoin de vous offusquer à chaque fois que vous devez aller aux toilettes, parce qu'avant d'ouvrir votre braguette on vous demande d'ouvrir votre porte-feuille, sachez que chez Sainte-Catherine, c'est gratis, free, opened, même si ça ne smell pas so very good.

Mais ne serait-ce que pour honorer un peu le quartier, séquence vidéo de ce qu'on trouve de beau dans le coin. Vous-y verrez le Zinneke (le chien-bâtard), les restaurants de poissons, puisque nous sommes sur l'ancien marché au poisson, les restos bruxellois - cuisine typique garantie-, le Vieux Bruxelles dans son architecture, bref, Sainte Cath' quoi!


samedi 16 février 2008

Une élue Ixelloise nous souhaite la bonne année

J'y aurai mis le temps, mais voilà le billet consacré à Madame Vivian Teitelbaum...

Elue à Ixelles, auteur, députée au parlement bruxellois, chef de groupe MR au conseil communal de notre charmante petite ville, la mamzelle cite du René Char:
"Impose ta chance. Serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder ils s'habitueront". Elle aurait pu faire la campagne de notre Sarko... Bref j'ai été un peu chamboulé en lisant ses dix voeux, qui, elle le précise, sont à la carte.



















Par exemple:

-"2008",année bissextile. Je souhaite à toutes les femmes de se faire le cadeau de cette journée rien qu'à elles.
=>>>>>>>Il faut préciser que ce jour là, ne sera pas un jour chômé, mais un jour travaillé. Ainsi le fruit de leur salaire sera au bénéfice d'une journée poupoule... féminisme or not féminisme.

mais ce voeux marqué d'une belle chaussure brillante se trouve juste avant un caddie vide... un autre voeux:

- Bruxelles se paupérise. Je vous souhaite une année enveloppée d'une grosse couverture de solidarité =>>>>> alors une journée aux femmes avec le 28.02, mais de la solidarité. C'est vraiment la candidate des riches et des pauvres alors!

- De Bali à Bruxelles, quand le climat se dérègle, la planète lutte contre les effets de serre. Je nous souhaite une année ensoleillée mais équilibrée...
====>>> Intéressant de souhaiter cet équilibre alors qu'on sait que le changement climatique résulte en partie d'un problème de pollution, alors que la Belgique est le champion de la pluie! Même l'Europe n'a pu s'empêcher de représenter cette idée là:

Comme vous pouvez le remarquer, la petite demoiselle sur son cheval au bas de l'image à gauche, tient un parapluie pour se protéger du nuage de pluie.... C'est ça la Belgique, 300 jours de pluie pour 64 jours de grisaille sans pluie, pour une belle journée ensoleillée! [j'exagère, mais à peine...]

Sans compter la chanson dernièrement sortie dans le cadre d'une tournée de Claude Semal, "Denis Collard est un Connard!" [avec l'accord de ce dernier d'ailleurs, je vous laisse écouter les paroles]

Juste pour l'annecdote, parce que mettre ça ainsi, sans explication, c'est peut être ne pas faire preuve de grande pédagogie. Denis Collard est le monsieur de la météo de la RTBF Radio, et Claude Semal en a fait une chanson pour gueuler le ras-le-bol d'entendre qu'il va faire beau, alors qu'il pleut à chaque fois. [n'empêche que depuis quelques jours, la pluie semble avoir désertée la Belgique..., Viviane!!!! TON VOEUX SE REALISE!!!!!!!]

La fontaine des Trois pucelles

Dans un billet précédent sur les fontaines de Bruxelles, je parlais de la fontaine des trois pucelles, cité dans un ouvrage de la fin du XIXè siècle. La voilà en gravure, car aujourd'hui elle n'existe plus. Elle est toute fraichement sortie des archives de la ville de Bruxelles, puisqu'il est interdit de prendre des photos au musée de la maison du roi sur la Grand Place.















On voit bien sur cette gravure que l'eau sort par les seins des pucelles. N'empêche que je me demande quand même, quelles étaient les représentations sur la quatrième face... Il apparaît que la fontaine était une sorte de cube à décoration antique. On parle de trois pucelles, on en voit deux sur cette gravure... Bref, un peu bizarre. Elle se trouvait proche de l'église St Nicolas, sur la place d'un ancien marché, entre la rue du beurre et la rue des frippiers.

Dire que je passe devant cet église très souvent quand je suis dans le centre.. Mais bon, je ne pense pas que je retrouverai l'emplacement réel de la fontaine, puisqu'il apparaît que la place n'existe plus...

Un français au cimetière d'Ixelles

Voilà le billet demandé Jo' [pour toi les photos, pour les autres et moi les explications], avec quelques photos de la tombe de notre cher "Général Revanche". En effet, le général Boulanger, après une tentative de coup d'État manqué s'exila comme tant d'autres Français vers la Belgique et plus précisément à Bruxelles.

Décidément, il y en eut des exilés français à Bruxelles... Hugo, les Communards, Boulanger etc etc... Mais Boulanger, lui, y mourut, et pas n'importe où, c'est sur la tombe de sa maîtresse, le 30 décembre 1891. Sa mort fit grand bruit dans la presse, dont l'image sans doute la plus connue fut la gravure éditée dans Le Petit Journal au lendemain du suicide:



Mais voilà ce qu'il reste aujourd'hui de cette tombe mythique, à la fois terriblement romantique, mais aussi incroyablement pathétique. Le général à bout de force, déchu, abandonné de la République, ses idéaux renvoyer devant la barre de la justice, met fin à sa vie en se réfugiant auprès d'une femme, sa maîtresse, Mme Marguerite de Bonnemains. Celle-ci était alors malade, et succomba peu de temps après son arrivée à Bruxelles.





















Pour la petite histoire, la tombe de Boulanger se trouve dans le Cimetière d'Ixelles, qui a donné le nom d'ailleurs au quartier étudiant de l'ULB.

-"On va boire une tite chope au Cimetière c'soir?"

A cela, correspond cet espace de détente! J'ai tenté de trouver la tombe par moi-même, mais pas évident au milieu de toutes ces sépultures, d'autant, que le nom de Bonnemains ou de Boulanger ne figure pas sur la tombe... Je suis donc passé par la conciergerie, qui m'indiqua que la tombe de mon général se trouvait 3ème avenue, dernière tombe à gauche.... Ça refroidit un peu, mais bon, elle était bien là.

A part notre général, il y a aussi Victor Horta, Louis Hymans (qui a écrit trois gros volumes avec de très belles iconographies sur l'histoire de Bruxelles), et beaucoup d'autres. Certaines tombes sont ornées de véritables sculptures, de petits chefs-d'œuvres incroyables, comme la tombe aux alentours du rond-point, orné d'un homme sculpté dans une position de souffrance et tristesse ultime, vraiment très belle. J'ai également été très impressionné d'y trouver des tombes de chinois écrit en idéogramme, ou encore des tombes juives. Bref, le cimetière d'Ixelles vaut le détour, juste histoire de se laisser séduire par un endroit un peu particulier...























Un petit site recense en noir et blanc quelques unes de ces oeuvres:

http://black-blanc.hempe.be/blog/index.php/Art-statues