de septembre 2007 à septembre 2008 plus quelques petits rajouts. Ce blog compile l'ensemble de mes découvertes sur une ville qui recèle de nombreux secrets facile à élucider!
Me voilà salarié en Belgique. Je travaille dans le cadre de la biénnale "Voir et Dire" (conglomérat d'associations), qui organise une manifestation autour du patrimoine Art Nouveau de la ville. Pour cela, ils ouvrent les portes de certaines maisons de la fin du XIX è siècle, ou des bureaux qui occupent ces immeubles. L'Art Nouveau est un Art total, un art qui allie architecture, à décoration intérieure, à style de vie, à peinture, à exentricité, etc etc. Etre propriétaire d'une de ces maisons s'avèrent être une véritable culture, un véritable art de vivre. Dès que je récupère mon vélo, je mettrai en ligne une petite visite Art Nouveau dans les quartiers de la capitale européenne, à travers des photos.
Deux noms principalement, Victor Horta et Paul Hankar, qui sont véritablement les initiateurs du mouvement Art Nouveau à Bruxelles. L'un est flamand, l'autre est Wallon et tous deux ont égayé la ville de leur ligne fuyante, de leur asymétrie, de l'extravagance de leur façade, et de leur aménagement intérieur. Malheureusement, ce qu'on appelle ici la "bruxellisation" a entraîné la destruction d'une bonne partie de ce précieux patrimoine, si bien sauvegardé dans d'autres villes, telle que Prague par exemple. A Bruxelles, nous en comptons encore environ 500 selon les guides qui étaient avec moi durant le week end.
Pour ma part, je suis libraire au cours de cette biénnale. J'en profite ainsi pour avaler ce que je peux sur l'art nouveau et pour mieux comprendre ce phénomène, extrêmement lié à la dernière grande période d'industrialisation, celle de l'industrie lourde, la métallurgie.
J'étais dans les locaux d'une ancienne maison de maître, 56 rue Coenraets, du dernière quart du XIX è siècle. La maison est d'un style tout à fait classique, et donc n'a pas d'attrait esthétique Art Nouveau de l'extérieur. C'est son intérieur qui se révèle plus intéressant, bien qu'il paraît que c'est un intérieur tout ce qu'il y a de plus classique dans sa composition.
Tout d'abord, l'extérieur, avec une façade tout à fait classique, dont seul la goutière est stylisée, avec des médaillons tête de lions, et de petits chapiteaux ornés de carré. denticules*(Yes j'fais un effort pour utiliser les mots de l'architecture!)
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* se référer à la petite note dans le commentaire
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Mais voici ce qu'on y trouve de plus intéressant. On appelle cela la succesion des trois salons:
Le premier est d'un style tout à fait classique, un peu genre Louis XVI, style Renaissance, comme on en retrouve beaucoup en france:
Ce style s'accomode d'ailleurs tout à fait avec l'esthétisme de la façade. Dans le principe de la maison bourgeoise, on peut d'ailleurs imaginer, qu'il y ait une concordance, car souvent dans les principes d'art nouveau, l'intérieur rappelle l'extérieur, un peu comme si tout faisait eccho, et à travers l'eccho, se transforme progressivement pour arriver à autre chose, sans que cela choque, car on y parvient petit à petit. Ainsi du style classique du premier salon, l'entre salon est d'un style néo-flamand, boisé, brun, mais qui reste d'un style classique. Cependant, il ne faut pas s'y méprendre, les colonnes ne sont pas du bois, mais ce sont des cylindres métalliques peints. Les guides parlaient de fonte, mais là j'doute un peu, on aurait dit que c'était bien plus léger, qu'un énorme morceau de fonte, d'autant qu'il y avait une belle résonnance lorsqu'on y toquait:
La pièce reste ainsi très aéré, avec un plafond classique, seul les murs sont décorés de styles néo-flamands, dont les détails, très rares, restent eux-aussi assez classique. (en revanche pour le goût de chiotte en ce qui concerne le pseudo lustre, à savoir une coupe en aluminium genre rangement fagot de bois, on se serait abstenu!) ça fait bien non?
Pour passer enfin, à la salle la plus caractéritique de l'époque Art Nouveau, le Jardin d'hiver, ou la véranda en version actuel. Le cadre en bambou joue le rôle du rappel des colonnes de l'entre salon néo flamand, et les fleurs sans doute le rappel de la flore de l'extérieur, qui auparavant, lorsque la maison était achevée, devait être un jardin.
On retrouve donc 3 panneaux, enfin surtout deux, peint sur céramique. Fin XIX è siècle, l'hygiénisme passe par là aussi. En effet, la céramique posé ainsi au mur permet de nettoyer facilement une pièce directement en lien avec le jardin, et, permet de décorer à travers de belles peintures les murs, avec des représentations particulières, de style art nouveau. Ainsi on voyage de pièce en pièce ainsi, et on trouve à travers une correspondance incroyable une continuité entre la façade extérieure et le jardin, sans même qu'on s'en aperçoive.
Les céramiques présentées dans cette maison, qui ne sont pas reproduites d'ailleurs, et seuls les gens qui ont participé à la biénnale ont pu en profiter, ont été réalisé à Sarguemines en Lorraine. Apparemment, cela se faisait couramment en Belgique ce type de décoration murale. Il suffisait d'envoyer un bon de commande à la manufacture de Sarguemines avec le choix du plan général, et en arrière plan, comme là, le Botanique représenté sur un, la Porte des Halls sur le second, il suffisait de demander les monuments en représentation au lavis.
Le motif par excellence art nouveau est surtout représenté par les frises florales stylisées au bas des oeuvres, et l'utilisation notamment de feuille d'or, car le symbolisme, comme les travaux de Climt qui sont totalement complémentaire, et en rien différent.
Voilà quelques motifs prient de plus près:
Moi j'étais personnellement époustouflé par la beauté des couleurs, qui prenaient un tout autre sens, lorsque la lumière du jour glissait sur les murs. L'arrière plan en lavis était comme une brume du petit matin, vraiment splendide.
Enfin, j'ai eu l'occasion également d'être en présence d'un guide qui cachait bien son jeu, car il était l'auteur d'un livre sur Adolphe Crispin sur lequel je reviendrai la semaine prochaine, et de Primat Livemont, un peintre, afficheur, sgraffiste, d'un renom apparemment moins diffusé que Mucha, le praguois, mais de la même époque. Il a signé notamment des affiches pour les Absynthes, un peu comme Toulouse Lautrec. Parmi ces affiches, nous disposions d'une copie d'une peinture sur céramique qui servait d'enseigne à un magasin d'habillement dans l'Ilot Sacré près de la Bourse:
La femme représentée est paraît il sa femme, qu'il peignait souvent. Elle fait partie du monde des muses, des femmes insaisissable, ce que l'on perçoit à travers son regard totalement indifférent. Il y a un côté japonisant important, avec le cerisiers en fleur à l'arrière, et un travail important également à travers la couleur. Apparemment, le coup de pinceau serait plus brutal que celui de Mucha, et une des particularité serait le contour de ses sujets, rehaussées par un espace laissé blanc pour insister sur les formes.
La recherche de préciosité, de charme est en lien direct avec le type de commerce que doit vendre l'enseigne. Ce panneau se trouve au-dessus d'un casino aujourd'hui, j'vais tenter dans une prochaine ballade dans le centre de mettre la main dessus.
Pas d'inquiétude, je ne vais pas faire le récit de la conférence à laquelle j'ai assisté, mais plutôt vous rapporter un peu ce qui s'y est passé. La conférence portait sur les juifs en Chine. Dès que j'ai vu cette annonce, je me suis dit, "comment, il y a des juifs en Chine!?", et ensuite, mais ça c'est dû à mon mémoire, "des juifs en Chine, alors qu'on appelle les chinois les juifs d'Asie?". Bref, il fallait que j'aille voir ça, d'autant plus que la conférence était donné par le directeur du Centre d'Etudes Juives de Shanghai, le professeur Pan Guang apparemment très proche de l'ONU et présidents de plusieurs groupes de recherches internationales.
A mon arrivée à la salle Dupréel de l'ULB, j'ai été reçu par deux videurs... deux tables bloquaient l'entrée, qui empêcherent la foule de passer sans problème et accéder à la salle. J'étais un des rares jeunes... Du coup, j'ai été jugé suspect.
- Bonsoir Monsieur, avez-vous une arme? un couteau? un objet tranchant pouvant porter atteinte à une personne?
Manu pantois.... : "euh non, sauf un stylo éventuellement si je le plante"
- On ne fait d'humour monsieur. Par quel biais avez vous appris cette conférence?
Manu toujours étonné: "par internet, le site de l'ULB"
- Pour quelle raison êtes vous là? Quel intérêt avez vous d'y assister?
Manu, mais là, j'ai un peu mal pris ces questions, comme si ma gueule montrait que je n'étais pas digne d'entrer dans cette salle, qui devint presque le Graal: "Hé bien, mes objets de recherches concernent l'Asie, et je trouvais cette conférence interessante, car j'ignorai la présence juive en Asie. Mais, pourquoi toutes ces questions?"
-Avancé monsieur, nous allons faire une fouille au corps, et ouvrez votre sac, mon collègue regardera.
Manu un peu souriant, à force on se détend... :" ok, en tout cas je ne savais pas qu'ici les conférences étaient aussi sécurisées"
-Vous savez, il y a l'ambassadeur d'Israël qui est là, et il est prévu que l'ambassadeur d'Amérique soit là également. De même , le grand rabbin du consistoire est présent, alors vous comprenez, on doit prendre des mesures pour leur sécurité.
Manu compréhensif: "Ah d'accord, j'aurai du me raser alors pour ne pas ressembler à un Palestinien.... si j'avais su".
- Bonne soirée Monsieur (d'une façon agacée).
Après cela, c'était parti pour une soirée, où je devais être le seul à faire chuter la moyenne d'âge, de 75 ans à 72 ans par mon extrêmement jeune âge! Youhououou, incroyable, tout le consistoire apparemment était présent.
La conférence très interessante, car il y eut plusieurs vagues migratoires en Chine, depuis l'époque médiévale, à l'époque contemporaine. Malheureusement la conférence a surtout porté sur la période contemporaine, durant le XIX è siècle, puis avant la seconde guerre mondiale, à travers des familles constituées. Il y aurait même eu des Chinois qui se seraient convertis, mais cela semble rester rare. Néanmoins, l'intégration est complète, habillement asiatique, ont appris le chinois, sauf la nourriture pose problème, car les règles de l'Asie ne sont pas les règles de la Thora!
Mais la vague migratoire importante semble surtout avoir été lors de la seconde guerre mondiale, où beaucoup ont fui l'Occident par l'Orient Express pour rejoindre Shanghai. C'est le seul pays qui ne demandait pas de visa, et les juifs y ont trouvé la possibilité de se protéger des pogroms qui sévissaient en Europe. Ils s'y sont regroupés, y ont fondé des écoles, synagogues, et y ont vécu leur exil. Aujourd'hui, les anciens juifs qui y ont vécu, et qui ont migré vers Israël ou ailleurs, y retourne encore une fois tous les ans, pour s'y retrouver. La Chine et surtout Shanghai est symbole de paix et de sécurité pour eux. Comme quoi l'histoire nous réserve encore de sacrées surprises!
Voila un petit lien au sujet d'une visite scolaire de l'Ecole française de Shanghai, dans le quartier juif et à travers le batis laissé par la communauté: http://ef.shanghai.online.fr/prod/sh_juive/
Jeudi 27 septembre, fête de la communauté française, nous sommes allés en Hollande pour l’occasion. On n’allait quand même pas fêter ça avec les wallons, faut pas déconner c’est des belges tout de même !
Un temps magnifique nous attendait à Maastricht, une pluie des plus fines nous trempa le froc en moins de temps qu’il ne fallait l’écrire… Nous trouvâmes pour seul refuge, un coffee shop au nom bien évocateur « club 69 ». Je ne compris le parallèle qu’à la sortie, il est situé juste à côté d’un sex shop... Encore un conglomérat, décidemment ce capitalisme même au pays de la liberté, c’est terrrrrrrrrrrible. Nous avons donc « enjoy » dans le coffee où nous primes un café chaud, le reste étant censuré bien évidemment. C’est un blog tout public ici !
Après cette détente bien méritée, nous étions en quête de savoir, nous avons donc cherché l’office de tourisme. Après l’avoir trouvé, nous conclûmes que Maastricht était une ville de geoisbourg. Tous les prospectus étaient payants… Manu pour marquer la résistance, eut un geste symbolique. Je ne pourrais hélas point le divulguer, nous devons respecter les héros…
Puis, nous avons visité les quartiers qui datent du XVII et XVIIIème, une architecture intéressante embellie par les gouttes d’eau qui nous coulaient sur le visage. Afin de nous chauffer à nouveau, nous avons retrouvé l’accueil chaleureux d’un coffee shop. Bob Marley nous attendait prêt à dégainer la weed, tel des missionnaires, nous avons accepté la mission (où je…). Bref, nous avons discuté avec Bob qui venait du Surinam (c’est un pays entre la Guyane et le Brésil, ancienne colonie hollandaise). Vu que mon hollandais est limité et son français inexistant, nous avons choisi l’anglais, merci mummy !!! J’incita Manu a nous joindre à la conversation afin que tout le monde puisse admirer son côté anglophone. Malheureusement, il choisit des français, « bonjour l’ouverture » me diriez-vous peut être…En tout cas, il préféra fêter dignement la communauté française accompagné de compatriotes. Devrais je définir Manu de nationaliste ? Non je ne pense pas, il réagit comme la plupart des gens, la peur de l’autre, nous pousse à nous retrancher dans ce que l’on connaît. C’est tellement plus facile de parler à quelqu’un qui nous comprend. Parler avec Bob, demande l’effort de la langue, de s’intéresser deux fois plus aux propos de l’autre, d’être prêt à faire une phrase sans faute….Manu n’est donc pas nationaliste, il est fainéant, c’tout ! Par inférence, le peuple est donc fainéant et il n’a pas envi de parler à Bob. Mais quand va-t-il se réveiller pour qu’enfin Bob ait son mot à dire ? Je vous pose la question, mes bien aimés lecteurs. Voilà, la suite grâce à véro, vous lisez trop les blogs, bonsoir.
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Manu on the blog!
Je me permets une immixtion sur cette page pour y rajouter les photos, d'autant que je n'ai pas grands choses à redire par rapport à Véro. Il est vrai que la pluie a permis le bonheur des uns, et un peu la déception des autres. C'est une très belle ville, malheureusement la pluie empêche de lever les yeux vers les hauteurs des façades, joliement décorés du bord d'un parapluie noir. Mais bien que le côté protestant de la Hollande est très marqué, ainsi les façades étant très sobres, l'austérité recèle toujours quelques surprises intéressantes. Je rajoute donc sur le billet de Véro les photos de Maastrich :
au club 69
dans la cathédrale sur la grande place de Maastricht, les plaques marquant les sépultures sont toutes gravées. Celle-ci a retenu mon attention, par ce petit dessin de la Cène
cathédrale vue de dehors bien sûr!!!
Puis au cours de notre ballade sur la place de l'hotel de ville, la flamme Olympique! Euh... non, pas à Maastricht, mais en tout cas un flambeau qui brûlait même sous la pluie, donc un feu waterproof:
Cette statue représente, puisqu'apparemment il résidait dans cette ville de Maastricht, celui qui révolutionna nos vies, l'inventeur du "bec à gaz". Statue en son hommage, et bien sûr, bec à gaz en main, avec flamme waterproof!
(qui nous aurait sans doute permis de mieux organiser notre visite! On aura même raté le Trésor de reliques de la cathédrale, dommmmmmmmageeeeeee!).
quelques photos du quartier XVII - XVIII è siècle, où l'on trouvait plusieurs inscriptions en français au niveau des estampes des entrées de maisons. Vestiges des périodes françaises?
voici quelques exemples de façades.... Très sobre, n'est-ce pas?
et enfin, les portes de la ville, malheureusement, toujours et encore l'éternelle pluie, ce qui entraîna le besoin d'un refuge...... et c'est parti pour le festival de rencontres:
Petit trou de mémoire, je ne me souviens plus de son prénom, mais très sympa, il bosse pour ceux qui mettent des PV sur nos voitures à Bxl pour stationnement. Il m'a expliqué qu'ici, les agents devaient se ballader à plusieurs, et recruté sur critères physiques parce que les bruxellois les castagnaient, du fait que c'est une entreprise privée qui vous verbalisent pour les défauts d'horodateur... Avis aux amateurs!
Stefan
Et il me manque le français et le belge de Huis. Pour répondre à Véro au sujet du dédain, il faut juste que je précise, que me lancer dans une conversation en anglais peut beaucoup plus frustrer mon interlocuteur par ma lenteur d'expression, et surtout par les fautes horribles que je peux comettre. Je ne suis pas un très bon linguiste.... oh que non, bien au contraire. Mon anglais de survie me permet beaucoup de choses, mais pas de rentrer dans les détails d'une conversation. Afin de ne pas frustrer, il est vrai que je me tais, ou que je me tourne envers des gens avec qui je peux m'exprimer pleinement. Mais bon, je rappelle, le cadre : Coffee Shop, dont on s'aperçoit vite du décallage entre les gens selon....... Mais c'est vrai, j'avoue, je n'ose pas... Alors, dédain? Non, plutôt timidité, et ensuite, rapport avec la langue, puisque dans la définition du nationalisme, la langue n'est qu'un critère parmi d'autre, et encore pas le plus important. En plus, si on me questionne je réponds toujours, parfois je lance une petite phrase concoctée au bout de 10minutes dans ma tête, mais c'est vrai que je ne suis pas suffisamment volubile pour tout ça, et encore moins grand orateur qui sait captiver son public avec un discour véhément. J'suis plus du genre lenteur pour essayer de trouver les mots les plus justes pour me faire comprendre.... Malheureusement, il faudra que je me réentraîne un peu, avant de me lancer comme ça de but en blanc dans un coffee shop de surcroît, au grand dialogue. Voilou voilou, et pour la fin :
Me revoici au clavier, et surtout à l'appareil photo pour partager quelques autres petites expériences belges! Ce week-end, du moins samedi, j'ai participé à la nuit blanche de Bruxelles, durant laquelle, des concerts, des spectacles son et lumières, et toutes sortes d'activités culturelles étaient organisées un peu partout dans la ville. J'en ai vu quelques unes, car toutes les faire auraient relevé du marathon musicale, et surtout pédestre... Parce que mine de rien, même si les Belges ont tendance à dire que le Pentagone (je laisse planer le doute de qu'est ce que le Pentagone) est comme un mouchoir de poche, j'avoue que c'est la poche du Géant Vert!
Donc voilà un peu mon périple en photos:
Tout débuta dans la cathédrale Ste Gudule, où quelques jeunes présentèrent une version de Bach revisitée. Pour la première fois de ma vie, j'ai eu l'occasion de voir, comme le montre cette photo, la croix de consécration de la cathédrale, à côté de platine de DJ, des synthétiseurs, et surtout....... comme on peut le voir sur les autres, des "joggeurs" en train de courrir dans la cathédrale. Le clergé belge a vraiment une ouverture d'esprit qui m'épate, car j'n'imagine pas que ce serait possible de faire ça au Sacré Coeur, ou à Notre Dame...... mais j'me trompe peut être.
Voilà un peu version photo ce que c'était. Version vécue, c'était vraiment vraiment bizarre. Du contemporain quoi! La mise en scène était sur fond d'église, normal pour du Bach, mais avec des sportifs qui nous ont fait poirreauté durant deux heures à l'extérieur. Bien fiscelé, puisqu'une fois dedans, nous recherchions un peu de chaleur. Du coup, nous aussi nous avions droit de sauter, taper des mains, faire des génuflexions etc etc....
Bien que finalement, c'était très bizarre, du moins pour moi, ils étaient tout de même vibrant. Ils ont interprété une séquence d'un opéra à choeur, qui ne laissait pas indifférent. Ils avaient vraiment des voix incroyables. Mais je ne suis pas resté. A force d'entendre le "pom, pom, pom", "pom pom pom" (plus rapide que le premier), "pom pom" (moins rapide) etc etc, j'me suis dit qu'il était temps de changer de crèmerie, pour trouver meilleur fromage, et me voilà à nouveau sur les routes.
Arrivé sur la Grd Place, à ma grande surprise, ils avaient installé un plafond.
En effet, ils ont établi à travers un jeu de lazer, et de fumée, une sorte de plafond translucide verdatre. C'était l'activité préféré des gens je crois, qui tentait de sauter le parapluie en main pour traverser le plafond!!!! youhou
bon ma photo donne plus l'effet d'un spectre verdatre qui passe au-dessus de la Grand Place, dont on attendrait que le débarquement imminent des Ghost Bosters!
Voilà pour l'émerveillement du petit instant, mais c'est maintenant que les choses sérieuses débutent:
Alors ça c'est quoi? (et pas de réponse éventuellement graveleuse!)
Ca, c'est une conduite d'égoût de la ville de Bruxelles, mais attention, pas une vraie, non, une reproduction. Les vraies égoûts c'est pour après. Le musée des égoûts de la ville avait ouvert ses portes gratuitement pour l'événement. Au début, on pourrait se dire, mais pourquoi donc visiter un musée des égoûts. Je l'avoue, l'idée m'est venu d'Antoine, un ex locataire de l'immeuble qui en parlait. Le trip me semblait assez sympa, et par curiosité j'm'y suis rendu. Et en effet, c'est plutôt sympa, puisqu'on y apprend l'histoire de la construction des égoûts, les différentes évacutations qu'il existe, l'histoire du recouvrement de la Senne. Puis on accède au bas du pavillon du musée, où des explicatifs généraux nous entraîne dans la vie des égoutiers:
Mais il y a également un panneau intéressant sur la faune des égoûts. Les rats bien sûr, qui sont capables de grignotter même le plomb pour arriver à ce qu'ils veulent....... Les moustiques, bien sûr, aussi, puisqu'il y a de l'eau là en dessous, et euh.... des trucs qui sentent pas très bon. Enfin, des aligators. Naaaaaaaaaa, pas à Bruxelles, à New York oui, mais pas Bruxelles, donc pas de fantasme urbain à ce sujet! Ici, on ne s'en est pas débarassé par les toilettes!
Et ça, c'est la petite cerise sur le gateau d'une enrichissante visite, un petit tour dans les tréfonds des égoûts de la ville!!!!! Yeeeeeeeeesssssss. Alors le premier coridor suit un bout de la Senne, infesté de moustique. Ca tombe bien, puisque deux minutes avant, le panneau au sujet de la faune des égoûts, il y avait un bon rappel sur les vecteurs de maladie.......... Mais tout y était, l'odeur, la chaleur, les moustiques, bref, l'ambiance quoi. Mais ce qu'il ne faut surtout pas rater, ce sont les histoires des égoutiers en vidéo à la sortie. Leurs expériences et annecdotes valent tout de même le détour, et annobli un métier qui pourrait être considéré comme un sot métier.... Mais comme on dit, hein! Il n'en existe pas!!!! et le musée des égoûts le montre bien, la merde, ça se récurre, et avec bien plus de technicité qu'on ne l'imagine.
Après Anderlecht, retour à mes petits pieds, qi doivent retraverser la ville pour de nouvelles aventures, mais quelle aventure pour la suivante, que je laisse découvrir en photo d'abord:
Ce matin, je recherchai des reportages concernant les réactions liées à la fiction de la RTBF. Après avoir récupéré le petit extrait présenté dans le billet précédent, pour les personnes qui ont 50mn à consacrer devant leur PC, je conseille de visionner cette émission "Arrêt sur image", qui passe sur la 5, qui revient sur le problème de l'image à la télévision, et qui consacre entièrement sa seconde partie à l'indépendance de la Flandres.
A ce sujet, j'ai pu remarquer que COMAC nous a bien eu, puisqu'ils nous ont diffusé qu'une demi heure de reportage........ Arnaqué par les coco, grrrr! J'aurai aimé voir l'approche de l'avion vers l'aéroport de Zaventem, qui refuse d'attérir pour éviter les problèmes relatifs aux questions de l'immigration de leurs passagers. Alors, je vous propose d'être à vos écrans :
Ce matin, j'prévoyais le réveil pour 10h30, puisque nous avons tenté de regarder un film de Stanley Kubrik, Barry Lindon. L'utilité de l'ensemble des scènes n'était pas totalement perceptible, même si elles étaient agrémentées d'un charmant paysage irlandais (le truc normal pour l'Irlande, à savoir rien, une baraque au milieu de rien, des tourbières, et trois pelés à cheval), dont il manquait une chose : J'ai l'oeil pour ça..... Il manquait les moutons!!!!!!!! hé ouai, l'Irlande sans mouton, c'est comme une bière sans mousse, un coca cola sans bulle, une ville sans HLM, COMAC sans son bérêt du Ché (avec le Lewis j'sais pas trop en fait); enfin, c'est terrrrrrrrrrrrriiiiiiiiible (avec l'accent qui l'accompagne). Bon le film durait 3 heures environ, mais comme Véro traina, puis traina jusqu'à ce qu'on le mette, deux heures du matin sonne le glas de l'endormissement et le coma morphéique pour les deux héros de ce blog.
Or, comme je le disais, je prévoyais de me lever pour 10h30. Au lieu de ça, la "voix" qui me servit de réveil sonna à 9h30, soit une heure plus tôt. La "voix", a savoir celle de ma colloc', c'est la voix sympa dans la journée, mais alors au matin, c'est le truc qui t'arrache la tête. Mais je ne m'étalerai pas sur ce point. Je l'adore la petite Véro, d'ailleurs elle est presque aussi grande que moi, ou moi aussi petit qu'elle, à vous d'en juger.
Bon, journée stéréotypée, comme souvent, dont je passe sur la toilette, ainsi que sur la phase bibliothèque, où je me suis senti d'humeur à m'intéresser aux Allemands au lendemain de la seconde guerre mondiale. J'avais envie de mieux comprendre ce qui c'était passé après que le NSDAP ait mis la clé sous le bunker.... (humour d'historien.... faut excuser). Puis cours, mais c'est après ce merveilleux cours sur : "qu'est ce qu'un grand personnage" à part une propagande d'Etat qui cherche dans l'Histoire les exemples de ses héros, qui constitueront la mémoire identitaire de leur Nation? Réponse..... ben il faut essayer de nuancer tout ça hein pti gars!
Donc oui, c'est après ce cours que les choses ont pris une toute autre tournure. Les baptisés étaient là, mais attention à partir de maintenant, il va falloir faire attention à ce que je vais vous conter. En effet, ne voyez rien d'humiliant, ne confondez pas ce que vous lierez, avec le mot "bizutage", car vous n'y êtes pas. Ce n'est ni de l'humiliation, ni du bizutage, ni rien en fait, c'est tout simplement des baptisés et des poils qui aiment leur rôle, qui aiment la vie et c'est tout.
Alors tout d'abord les baptisés de philo, assis au bord du long bâtiment aux bars, aux cafés, aux commerces, à la banque, à l'agence de voyage, aux toilettes (parce qu'on en a aussi, et même gratuite à la fac, ça doit être un service public, contrairement aux bars, restos dans la ville). Véro appelle ça ULB Hills. C'est vrai que dit comme ça, ça fait un peu le Beverly Hills du coin, en tant qu'étudiant, tu programmes tes vacances entre deux cours, puis tu sors vite de l'argent. Envie d'une petite bière, pas de problème, si tu réussies à passer entre les mailles des "agents Oxfam" pour la misère du monde et le commerce équitable (histoire que tu culpabilises un peu, avant de boire ta bière. Hé oui, il faut penser aux moines trapistes, exploités par la mondialisation, qui travaillent à faire votre Chimay! Moines, d'ailleurs, qui portent des habits inchangés depuis le Moyen Age, qu'ils se passent de moine en moine, et en plus! Ils n'ont pas le droit de parler, puisqu'ils sont trapistes. Non mais, tu penses à cette exploitation, tout ça à cause de l'image??????),
puis des types de Comac:
Mise en situation: béret Ché (celle avec l'étoile rouge), le T-Shirt Ché forcément, le baggi genre colonial avant-gardiste (ouai j'sais c'est conceptuel, mais ça n'empêche pas d'être coco), et les pumas aux pieds, qui te crie que si toi aussi tu es contre la misère, rejoins le groupe!!!!!!!
Alors chez Comac, on a pas encore compris que la misère c'était pas une femme qui se balladait là, que tu chopais, muselais et qu'on n'en parle plus. Mais ça viendra, ils sont sur la bonne voie, même que ce soir, le speaker COMAC a parlé plus lentement lors de la séance de ciné "résistance", gna!
alors le type de COMAC qui t'attends aussi là, pour que tu signes la pétition et te sensibiliser sur ta sécu, ton statut étudiant, les craintes de la détérioration de ta santé..... (n'oubliez pas que vous alliez boire une bière.... donc l'alcool, le stress de l'étudiant, le bon moment commence à se transformer en truc horrible).
Et quand tu as passé Oxfam et Comac, tu as les baptisés à qui on crie dans les oreilles qu'ils sont des merdes (enfin, c'est pour rire, c'est pas sérieux), qu'ils feraient mieux de retourner voir leur maman (enfin, c'est pour rire, c'est pas sérieux), et que de toute façon s'ils ne se mettent pas tous à poil maintenant, c'est à coup de trique qu'on les tapera, et là:
CHANSON: A coup de trique,lalala lala A coup de trique, la la la la la qu'on les tapera ah ah ah ah
(mais c'est pour rire, c'est pas sérieux non plus!) Non..... ils sont heureux les baptisés, ils se font pleins d'amis qui ne les aiment pas comme des amis, mais c'est pour rire, c'est pas sérieux! Bref, et donc toi, étudiant joyeux, tu arrives enfin à ton bar, où tu révises ton choix:
"whisky m'dame s'il vous plaît..."
et là, cerise sur le gâteau on te dit:
" mais messieur, on ne sert pas d'alcool fort, nous n'avons que de la bière".
Et là, tu repenses à tes baptisés qui n'en peuvent plus de leur extrême solitude au milieu d'un monde où ils ont pleins d'amis "poils méchants pour rire", tes comacs et leur discours moralisateurs sur la misère, et oxfam et les moines trapistes. Au final, buvons de l'eau.....
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Bon j'me tape un délire. Donc nous avons croisé les baptisés du cercle philo, assis sur les marches de l'entrée de Solboch Hills. Les poils les aspergent, les baptisés se prosternent, puis ils se remettent droit. Puis un poil demande à un bleu de façon très sympathique : "BORDEL DE MERDE, TU COMPRENDS CE QUE J'TE DIS!!!!!!!!!!!!!! GROUILLE TOI SALOPERIE!!!!!!!!!!"
mais pas d'inquiétude, c'est pour déconner....
Bien, ils se mettent donc en rang, et ils changent d'endroit. Nous aussi, nous changeâmes d'endroit. Nous nous sommes retrouvés devant l'amphithéatre Janson, celui qu'on voit parfois sur RTBF, parce qu'il y a eu une réunion d'un parti politique ou une conférence très importante. Et là, roh ben non, encore des baptisés! Mais ce coup-ci de Solvay.
Solvay pour les franchouillards comme moi, il est extrêmement important de savoir que c'est l'école de commerce super "hipe" de la Belgique. C'est les HEC Belges, mais belges vous voyez. Et donc devant Janson, les baptisés de Solvay étaient tous en rang, avec les "poils" qui passaient dans les rangs, en les faisant compter:
"après 23 y 'a quoi????"
et le bleu ou la bleuette: "24! " etc etc....
Sympa, bon enfant les Solvay, si ce n'est qu'ils gueulent, qu'ils aspergent de bière eux aussi... Faut dire qu'il y en a tellement en Belgique! Ils balancent aussi les gobelets sur les bleus et bleuettes, etc etc.... Mais c'est pas à mal, si on leur balance des bières c'est pour qu'ils grandissent, on arrose toujours les belles plantes non? Bon..... Comprennent rien ces gens!
D'ailleurs après une légère altercation avec une "Solvayette poils" qui nous demandait si ça nous plaisait de voir ces étudiants se faire humilier, puisqu'on était planté là comme des piquets à observer le spectacle, nous comprimes, que si nous étions des "riens", ou des "néants", -je traduis des "non baptisés"- nous n'avions pas le droit de regarder les "Ateliers". Ouai c'est un atelier, un truc constructif tu vois pour ton futur, autour de valeurs communes. C'est pas du bizutage, non non, de loin pas, c'est un truc privé. J'ai recueilli l'information au plus prêt et noté cette phrase d'un "Solvay Poils" :
"Tous les gens qui se font ici humilier, ce n'est que parce qu'on l'a tous vécu. Ce n'est pas du bizutage à la française, puisque là c'est légitime!"
Comme Solvay a été merveilleusement accueillant avec nous, c'est donc leur lien que nous citerons dans ce billet, si vous désirez tout savoir, bonne lecture, initité!
C'est pour ça que c'est amusant, parce que c'est légitime, c'est la tradition, et qu'à l'ULB, comme on le voit sur le site concernant les cercles, il y a des détracteurs de ces principes ancestraux... Nous, forcément, en tant qu'observateurs extérieurs, nous étions des détracteurs, et ça gênaient les Solvay qu'on soit là. Alors on nous a demandé de dégager, et que si on voulait comprendre il fallait qu'on soit baptisé. Tu comprends, quand on est béotien on ne comprend pas, quand on est initié, on comprend toujours mieux, lorsqu'un gros loubard gueule dans ton oreille que tu es une sous merde en te balacant de la bière au visage. Mais il faut le comprendre le gros loubard, dans un an, c'est toi qui est de l'autre côté de la gueulante.
C'est vraiment particulier ces cercles, d'autant qu'il paraît que c'est différent selon les université en Belgique. Les baptêmes de l'ULB sont différents de ceux de l'UCL ou de Mons. Il faudrait qu'on aille trainer nos guêtres par là bas pour mieux saisir ces nuances.... Mais on ne lâchera pas l'affaire des baptêmes et des cercles, pas d'inquiétude, on vous donnera de leurs nouvelles. D'ailleurs il existe un recueil de chansons que je vais essayer de me procurer pour vous faire partager l'esprit des chants paillards, qui, dit-on, sont très machistes. Avis aux demoiselles!!!! grrrrrrrrrrrrrrrrrrrr (coup de patte de chat).
Voilà voilà, que raconter encore, ah ouiiiiiiiiiii, Comac et le cycle "resistance" pour 1 euro! Toujours un film craqué sur internet, avec une qualité d'image à chaque fois meilleure. Ce coup-ci je suis allé voir le fameux canulard de la secession de la Flandres orchestré par la RTBF. Vraiment interessant, même si j'ai été un peu déçu, car n'ayant pas vu les images, je m'attendais à autre chose. Les canards français ont fait de ce reportage un chef d'oeuvre de la provocation, alors qu'il y avait tout de même quelques petites pointes d'humour, et quelques signes au bout de 15mn de film que nous avions bien à faire là à une fiction et non à une réalité. De plus, certains reportages ou certaines images étaient tout de même risibles, mais ça, c'est l'humour belge, qui est par ailleurs formidable. Je crois que mon passage préféré restera celui du Tram qui devait se rendre à Tervuren. Il s'arrête en plein sur la nouvelle frontière, n'ayant plus le droit d'entrer en territoire flamand, fermé par une grille recouverte d'un drapeau jaune avec le sigle du nouvel Etat. Les gens devaient descendre du tram pour monter dans un bus de l'agglomération de Tervuren, tout en se posant pleins de questions sur leur abonnement STIB, s'ils devaient payer la suite de la course, dans combien de pays ils vivaient, un qui disait aussi "c'est vraiment n'importe quoi ce pays!", etc etc.... Bref, excellent.....
Mes fans, eh oui ils sont nombreux, la preuve le nombre sans cesse croissant de commentaires me pousse à rédiger un autre billet... J'ai l'impression que la vie de 2 étudiants à Bruxelles ne passionne pas grand monde. Une remise en question s'impose, notre vie ne serait elle pas intéressante pour l'étaler comme cela sur la place publique? Je ne peux l'admettre, je pense donc que c'est vous, fainéants lecteurs, qui n'osez exprimer un commentaire face à tant de grâce d'écriture, d'humour tordant et de récits incroyables... J'ai conscience de minimiser notre blog mais la modestie est une vertu qui se fait rare, je tiens donc à la garder précieusement. Non, non s'il vous plaît n'en rajoutez pas je serais taxée d'égocentrisme!!!Que vous racontez de passionnant aujourd'hui? Rien au grand dam de vous mes bien aimés lecteurs... Je vais donc vous montrer une photo compromettant manu, le coloc!!! Pour connaître l'histoire rancobolesque, il faudra que vous écriviez des commentaires, eh oui, les dures réalités de la vie. J'ai le pouvoir de transmettre l'information donc je suis seule juge à vous la donner.Ah ah ah, vous faites moins les malins là!!! Un chantage mérité, l'intérêt d'un blog est qu'il vive et pas de façon unilatérale. Donc à vos claviers...vous lisez trop les blogs bonsoir!
Et enfin, voilà le dimanche. A partir d'aujourd'hui, une petite nouveauté, la mangeuse de clown, la star d'Ostende et celle qui va vous, soudoyer, vous, lecteurs de ce blog, la bien nommée Véro, ou pour les nons familiers encore, ma colloc', va participer à la construction de ce blog. Alors, il paraît qu'elle écrira sur moi, pour une fois qu'elle ne parlera pas d'elle.... Enfin, on va voir, j'suis sûr qu'elle parlera d'elle pour mieux se foutre de moi. Hmmm hmm, ah oui, c'est bon enfant ici! Non j'plaisante (quoique, on verra), mais en tout cas, le blog passe à deux auteurs à compter d'aujourd'hui!
Aujourd'hui, nous sommes à Bruxelles, et dans beaucoup d'autres villes mondiales, le jour sans automobile. La ville de Bruxelles s'est enmurée, et étrangement, alors que cela ne me semblait guère possible, j'ai du réviser mon opinion et assister à une ville écolo. Si Bruxelles vivait tous les jours à l'heure du vélo et des piétons, nous vivrions le bonheur suprême. D'ailleurs pour beaucoup d'autres villes, ce dut être le cas, puisque c'était une journée mondiale (clin d'oeil aux chinois qui ont du mieux respirer, à Londres j'ne sais pas).
ALORS LES VOITURES, TOUTES AU VERT!!!!!!!!!!!
Au matin, nous avons consacré un bout de notre temps à la mini braderie, organisée dans quelques ruelles de Matonge. Une sorte de vide grenier, ou nous avons pu feuilleter le Petit Illustré de 1926, quelques photos du début du siècle, et toutes les babioles qu'on y trouve en général. J'y ai acheté des pièces de la période Vichyste (Travail/Enfant/Patrie), d'après guerre, en plastique, et même des pièces de l'entre-deux-guerres! Les 10 pièces pour trois euros, j'me demande si c'est une affaire ou pas. Mais bon, j'pense à mes futures élèves qui pourront palper des objets d'époque.
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L'après-midi, j'suis descendu dans le centre-ville pour y observer un peu la journée sans automobile.
C'était géniale cette journée, Ixelles était comme un pti village et Bruxelles comme le centre de Pékin sans voitures, que les taxis, les bus, le personnel de sécurité muni de leurs destriers automobiles montés des sirènes circulaient..... et ça c'est énorme ici, oh yeah, on se croirait dans les films new yorkais quand ils nous mettent leur girofard!
Bon dans le commentaire... Je dis qu'il n'y a personne, en fait il faudrait remplacer personne, par "pas d'automobiles". C'était l'émotion du speaker.
Et voilà un petit échantillon des activités des bruxellois, ou des gens qui sont venus sur Bruxelles pour cette occasion. Le vélo, "normal!", me direz vous, en famille avec enfant etc etc, mais le must c'était ce groupe de Flamands, qui sont venus pratiquer la marche!!!! avec l'équipement. Il faut savoir que les Flamands aiment à marcher dans les Ardennes leur dimanche:
Impressionant pour les feux de signalisation, puisque les cyclistes
disciplinés, s'y arrêtaient, bien qu'aucune voiture n'était présente,
mais respect aux cyclistes prioritaires!
et le must pour la fin (les flamands en marche vers la ville!)
Après ce petit tour dans le monde des cyclopèdes, j'ai fait un petit tour dans l'urbanisme de la ville, enfin minuscule... Deux petites photos que j'ai trouvé sympatoche, la première, la voiture dans la nature, taguée par-dessus le plexi, et tagues contre tagues:
Et enfin, un petit tour d'architecture, la réhabilitation de l'église des Brigitines en salle de théâtre. Alors le plus étonnant, c'est ce qu'ils ont rajouté, cet énorme salle, dont la façade est complètement rouillée...... l'environnement aussi, avec un bâtiment de type logement social juste derrière, la gare du quartier des Marolles etc etc, il y a de quoi étonner:
Ce blog est la compilation de mes découvertes, souvent d'un air très naïf, comme un enfant qui découvre la vie, mais j'partage mes expériences et mes découvertes!