samedi 24 mai 2008

A Evere Bruxelles


Bruxelles est en fait un véritable mouchoir de poche, puisqu'en réalité, la ville de Bruxelles n'est que ce qui se trouve dans le Pentagone et les alentours proches. On en fait très vite le tour, puis comme à Paris, par système d'arrondissement, les Communes offrent une poursuite du bâti, et une harmonie par quartier à la ville, avec chacun ses petits coins, ses endroits clés, ses histoires et sa politique, bien évidemment.

Lorsque je suis passé près de la Meunerie Bruxelloise, j'ai d'abord été à Evere, ici bien connu car on y trouve le siège de l'OTAN, longeant le grand axe d'entrée vers la capitale. Mais ce n'est pas de ce Evere là que je tiens à parler ici, c'est le côté plus vers le canal, vers Vilvoorde, ou de l'acqueduc, celui qui ressemble à un petit village avec les enfants qui jouent au ballon sur le parvis de la petite église St Vincent qui date du XIIIè siècle. C'est le Evere des jardins, des badauds qui promènent leurs chiens comme si nous étions en campagne, alors que tout proche de là se concentrent les usines, les entreprises.

En fait, le bas Evere est vraiment sympathique, on y trouve vraiment une ambiance un peu champêtre, rurale. L'autre côté c'est une autre histoire, on sent la ville! Mais qu'importe.




Le seul grand hic, celui qui nous rappelle l'urbanité lorsqu'on s'y arrête pour faire une halte, c'est ce ballet incessant des avions de Zaventem, toutes les 3 ou 4 minutes, un décollage. Mais c'est sympa pour les photographes qui ont envie de se constituer une base de belles photos d'avion au décollage!

vendredi 16 mai 2008

La meunerie bruxelloises

La fois passée je postais un billet concernant le Luizenmolen d'Anderlecht, expliquant qu'il fut construit dans les années 1860, tout en s'interrogeant sur la raison de sa construction. Apparemment, il ne devait pas être établi pour des raisons de loisirs comme j'ai pu en émettre l'hypothèse, bien que... le hasard faisant parfois bien les choses, avant-hier, lors d'une ballade en vélo du côté d'Evere-Vilvoorde-Laken, je tombe sur la Meunerie Bruxelloise CERES.

La Meunerie Bruxelloise CERES (ça vient de Bruxelles pour ceux qui ont des paquets de farine CERES) est fondée en 1889 sur les bords du canal de Willebroek, qui relie Bruxelles à l'Escault et donc à la mer du Nord. Place stratégique, puisque le canal tout comme l'autoroute qui se trouve à proximité permet une bonne déserte.

En sortant, de Vilvoorde et passé le pont mécanique Buda, qui se soulève pour laisser passer les péniches, une odeur de campagne un peu familière, et une sorte d'ondée blanchâtre flottait dans l'air. A ce moment là, je vois les imposants bâtiments de la Meunerie bruxelloise Ceres, sans doute celle qui est en cause de la fin des moulins de Bruxelles. C'est la première fois que j'ai l'occasion de voir une Meunerie industrielle, et il faut dire ce qui est, c'est plutôt imposant!
Malheureusement, je n'ai pas trouvé beaucoup d'informations la concernant, l'historique de l'entreprise étant assez succinct, ne mentionnant que l'édification d'un moulin en 1889... Avec tout ça, on ne va guère très loin! N'empêche que ça contraste, entre le moulin des champs et le moulin en zone industrielle, avec tous les avatars de communication de l'ère d'industrialisation.

mercredi 14 mai 2008

Envie de Ski, pensez Yéti!

Toujours à Anderlecht... Qu'est-ce qu'on y fait pas là-bas, me direz-vous, d'ailleurs je ne saurai répondre à cela... on peut également skier sur de l'herbe, chez Yeti Ski. Alors ne pensez pas que je fais de la publicité sur "unanbxl" pour ce club, c'est simplement que j'n'ai pas l'habitude de voir ces choses là, moi...

De là où je viens, on a les Vosges, et il nous suffit d'attendre l'hiver ou de participer aux activités d'été pour faire ce genre de truc. Alors vous pensez bien, en pleine ville voir un chalet alpin, avec de la musique qui rappelle les tubes d'hiver, un tire-fesse, et des gens qui arrivent en t-shirt et short, alors qu'ils enfilent une combinaison pour faire du ski sur herbe, désolé, mais ça me marque!

D'ailleurs c'est vrai ça, pourquoi la combinaison... C'est pour des mesures de sécurité, ou c'est pour l'ambiance du lieu?









C'est aussi la première fois que je vois une piste de ski sur herbe. J'ai toujours pensé que c'était de la vraie herbe et non une série infinitésimale de petites touffes en plastique vert, qui ressemblent effectivement à de l'herbe, que l'on humidifie pour mieux faire glisser les lattes. D'ailleurs c'est amusant, puisque le bruit qui s'en échappe, est exactement le même que celui que font les skis sur une piste enneigée.


Voili voilou une activité, qui reste malheureusement coûteuse entre la location du matériel, les pass, mais pourquoi pas pour une après-midi histoire de tester ça!

Sur le site de yéti ski, ils évoquent la raison du pantalon de ski, des guêtres et des gants. C'est tout simplement pour ne pas se mouiller, à cause des gicleurs utilisés pour humidifier la piste, et sans doute aussi, pour amortir un peu la choc si l'on tombe. Ca fait mal aussi sur une piste damée!

http://www.yetiski.be/

Le moulin de Dilbeek/Anderlecht


Voici l'endroit où les bruxellois vont faire moudre le grain... En ces temps immémoriaux, nous, à Bruxelles, le sac de blé chargé sur le dos de notre mûle Schaerbeekoise, nous rendons au ban, chez le notable de Dilbeek, à qui appartient le moulin. C'est ici, que nous fabriquons notre farine, et ainsi ravitailler la ville avec ses douceurs, notamment son pain aux multiples céréales.

Bon, ce n'est sans doute pas la vérité, clair, en général les moulins à l'époque médiévale était rattachée à une seigneurie, puisque c'était le moyen pour le seigneur des lieux de se faire de la menue monnaie, mais entre Dilbeek et Anderlecht, un moulin est bien présent.


Il est une reconstruction, établit par l'association du Moulin Louise, et financé par diverses collectivités. De plus, il ne date pas de l'ère médiévale, mais bien de la seconde moitié du XIXè siècle... Peut être déjà le retour au folklore, puisque c'est dans ce grand siècle que va se développer ce concept, à côté de la croissance de la tumeur urbaine, certains citadins espéraient retrouver des airs de douce nostalgie dans la campagne, notamment pour le pic-nique dominical. Du moins, ce n'est qu'une supposition, puisqu'en 1864, l'ère industrielle avait déjà fait un petit bout de chemin, notamment pour les métiers traditionnels.

Bref, n'empêche que ce moulin a connu la nécessité d'être ressuscité, notamment parce que les habitants d'Anderlecht en ont fait la demande. Il illustrerait plusieurs toiles renfermés dans les musées et les habitations de Bruxelles. Bref, à la demande général, le revoilà, là, nous présentant les prouesses techniques des temps anciens, pour la plus grande joie du public, à la recherche d'anciennes techniques, ou d'approcher d'un peu plus près un touché authentique d'un passé aujourd'hui révolu. Le seul hic, c'est qu'on ne peut s'y approcher n'importe comment, qu'il faut respecter les heures d'ouverture, néanmoins, ce moulin apparaît être la star du coin, bien que de mon point de vue, l'accessibilité ne m'en paraît pas aussi aisée que cela.


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Pour renseignements complémentaires:

Le site officiel de l'ASBL: http://come.to/luizenmolen
Le journal du moulin (blog à son intention): http://luizenmolen.blogspot.com/

Hé oui, il a même le droit à un blog qui lui est destiné! Une chouette initiative pour tout ceux de la commune qui veulent rester informer des aventures du moulin, ou pour les personnes qui ont eu un contact privilégié avec lui.

La Neerpede d'Anderlecht



Voilà un endroit dont il est difficile de trouver des renseignements sur internet, pourtant c'est un lieu très fréquenté.

La Neerpede, est apparemment un cours d'eau qui s'écoule dans les vallées proches de Bruxelles, bordé d'un énorme parc, d'une zone de loisirs, et de sports, puisque des chemins bornés en partent pour les marcheurs et les cyclistes. Elle se trouve derrière la zone commerciale d'Anderlecht, et est une des limites de la capitale. Dès la zone commerciale passée, on se retrouve dans ce bout de campagne, en périphérie de Bruxelles, ponctué par quelques villages alentours, dont certains revêtent une apparence assez traditionnelle [maison plein-pied en briquette; rues étroites et pavées; grands prés alentours avec de l'élevage; etc...].

Bref c'est un endroit sympathique pour flâner, car si l'on ne veut pas de la nature agricole, on peut se réfugier dans la nature retravaillée dans le sens du Parc, avec étangs, fontaines, parcours vitæ, tout le tralala habituel.

Pourtant dans cette zone, il y a quelques petites choses qui se cachent par-ci, par-là, notamment une grotte de dévotion à la Vièrge, dont je n'ai trouvé aucune information. Etant donné que la période de l'entre-deux-guerres a été prolixe en terme d'apparitions en Belgique, j'ai pensé peut être qu'elle y avait fait un tour. Mais dans ce cas, je pense que le lieu aurait au-moins été recensé et aurait fait l'objet d'une courte publication ou d'une indication. Là absolument rien... les images votives, les cierges allumés, tout autour des bancs, et la pierre de la grotte a été taillée pour faire place à une sorte de chaire d'usage pour le culte. Peut être tout simplement un espace plein-air pour la messe finalement... La grotte se trouve d'ailleurs dans ce qui semble être un ancien cloître, aujourd'hui occupé par une école flamande, et des salles des Cercles (sortes d'associations en Belgique).
[si jamais quelqu'un en sait plus et qu'il passe par hasard par ce blog, je serai ravi d'apprendre la raison du pourquoi].

Si l'on pousse la ballade au-delà des étangs, nous croisons outre des moutons et des vaches -dont il est précisé qu'il ne faut pas trop les nourrir sous peine de les rendre malades; le fameux moulin d'Anderlecht ou de Dilbeek, puisqu'il se trouve entre les deux finalement. J'en parlerai tout à l'heure.

C'est un endroit sympathique, même si le parc traversé, et la zone de loisirs atteinte, avec le golf royal, le stade de football et la piste de ski sur herbe, on a l'impression de se retrouver au milieu d'un énorme chantier ou d'une sorte de finistere non aménagé, ou plutôt laissé à l'improvisation du moment...

Bref, c'est assez sympa comme lieu, d'autant que nous avons de très belles vues sur la ville de Bruxelles, au loin les tours, le palais de justice (suffit de cliquer sur la photo pour l'agrandir), l'incroyable palais de justice de Poelart, et les fameux chaudrons de la centrale nucléaire. N'empêche que j'ai trouvé le coin vraiment agréable à la ballade en cette fin de journée! Et, il y a des pistes VTT et vélo qui ont l'air intéressantes, dont les cartes sont disponibles sur le site de la Commune d'Anderlecht ou directement à la maison communale.


mardi 13 mai 2008

Fête de l'Iris 2008.




Ce week-end du 9-10 mai, nous avons eu droit à deux jours de festivité de la Région Bruxelloise. L'Iris était en fête! Pour l'occasion, des concerts gratuits sur la place des Palais, des animations de rue, des descentes de caisse à savon pour rappeler le bon temps de Quick et Fluck [c'est ce que disait le programme], du cirque de rue, et la visite du parlement de la région Bruxelles capitale. Bref, que de festivités!

Tout débuta samedi soir, par une série de trois concerts, spécial groupe belge, qui devait symboliser la bonne entente entre les communautés, puisque Sharko, groupe francophone, était suivi de Daan et d'Ozark Henry groupes néerlandophones. Bref, tout débute bien, d'autant plus que le soleil est de la partie, la place des Palais est très vite submergé, mélangeant tout ce que Bruxelles peut apporter de population: les indigènes belges, mais aussi les européens, sans oublier les japonais! Touristes et Bruxellois firent donc la fête ensemble ce samedi soir, et allait remettre ça le lendemain!

Dimanche, les festivités prennent une ampleur plus grande, puisqu'elle se déroule dans tout le Pentagone. Déjà, on a droit à une nouvelle journée sans voiture, et ça.... c'est la plus belle réalisation de la ville je trouve. Certains s'en plaignent, d'autant que dimanche c'était la fête des mamans de Belgique, donc un jour de grand déplacement, mais c'est vraiment sympathique de marcher sur ces grandes artères, sans avoir à croiser de voitures, de faire attention en traversant la route etc etc... Moi j'serai pour que tous les week-ends, ou tous les dimanches soient décrétés journées sans voiture, pour le CO2, comme disait un type, mais aussi pour le bien être au sein d'une ville, car ça lui change toute son atmosphère, elle prend un air de bourg agréable!

Ainsi, dimanche était placé sous le signe de la ballade, parcourant les allées du centre, agrémenté de divers stand, promotion et vitrine des actions d'ASBL, et de cercles pour égailler la ville, proposer des activités, ou tout simplement pour sensibiliser à certains problèmes quotidiens. Tout cela s'organisait autour de place de concerts, ou d'activités rafraîchissantes. Mais ce qui fut vraiment intéressant, ça été l'ouverture des portes de l'Assemblée de la Région Bruxelles Capitale. Un riche bâtiment à la rue des Lombards, composés de diverses salles de réceptions, de travail, de salles de délibérations, et de conseils, ainsi que l'hémicycle du Parlement où y sont débattus l'ensemble des questions et des projets de lois proposés par le gouvernement de la Région Bruxelles Capitales. Nous avons été reçu par le président de l'Assemblée, Eric Thomas qui nous a expliqué le fonctionnement de la Région, qui dispose également de deux organes, la COCOF d'un côté et la VGC, l'une qui prend en compte les questions liées aux francophones de Bruxelles, et l'autre aux des néerlandophones...
Comme quoi, même à Bruxelles, on ne se mélange pas...
Ca m'a fait plaisir de croiser quelques compatriotes français, en vacance en Belgique, repérable aisément dans le public, notamment lors de la séance des questions au président de l'Assemblée (c'est pour faire officiel):
- Nous avons été surpris... Comment se fait-il qu'il y a un Parlement National, et un Parlement de la Région Bruxelles?

- C'est une Fédération mademoiselle, répondit un homme aigri et blanchi.

- La Belgique a une particularité, il y a beaucoup de Parlements, réplique Mr le président de l'Assemblée. etc etc....
Bref, bien que les actualités françaises se soient penchées avec une recherche réelle de compréhension de la situation politique chez leur voisin, il apparaît que la notion de fédéralisme n'ait pas encore pénétré dans le cerveau du français touriste. Ca viendra... on est toujours un peu long à la détente....

Bien, outre ces questions politico-administratives, nous avons eu droit un concert sympa mené par le bourgmestre de St Josse, à la batterie et ses acolytes dans l'hémicycle. D'ailleurs génial, puisqu'ils nous ont interprété l'opportuniste de Dutronc, sans une petite pointe d'ironie d'ailleurs.
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C'est excellent ce savoir-faire belge, à la fois nonchalant et incroyablement ironique, sans jamais dépasser la limite de la méchanceté, ça reste bon-enfant.
Puis l'aventure débute, nous déambulons à travers le bâtiment, malheureusement que d'une partie, puisque les locaux de l'Iris sont assez vastes. Nous apprenons au détour d'un couloir, qu'il existe sous les bâtiments de larges caves voutées et pavées, dont il paraît que c'est un véritable dédale. La dame nous confie même qu'elle n'a jamais osé y pénétrer. Ce lieu se remplit de mystère, mais nous ne pourrons pas constater. Dommage... Nous traversons la cafétéria, la bibliothèque, les trois salles de délibérations, et enfin, nous arrivons à la salle des glaces, type Louis XV, pleine de dorure, de pilastres, parquet, bref, assez sympa en fait... Elle donne sur deux jardins suspendus, le premier qui est une sorte de jardin à la française, avec ses chemins de déambulation, l'autre, en revanche, bien plus moderne est accessible, après avoir traversé les salons de réceptions, où trône deux grandes tapisseries médiévales (les fameux tapis aux murs).


Le jardin est conceptualisé autour de nouvelles formes artistiques, c'est-à-dire qu'il forme un tout indissociable, la sculpture est partie intégrante de l'espace, elle n'est pas décorative, elle est intégrée dans la structure générale. Et alors, ce que j'ai le plus adoré, c'est sans doute cette façade naturelle, agrémenté d'ornements verts, incroyable.
En revanche question entretien ça doit être assez embêtant. N'empêche, que ça donne des idées en terme artistique, après la nature morte peinte, pourquoi pas la nature morte vivante, et surtout réelle! Un concept en tout cas intéressant et assez rafraîchissant.

Bien, bien, le parlement et toutes ses intrigues dévoilées [bien que nous ayons visité que le 1/3 de tout l'ensemble, et surtout, sans accéder aux caves...], retour dans la rue, où les badauds se pressent aux différentes activités, aux stands de gaufres, de crêpes, ou encore d'escargots de mer cuits dans une sorte de bouillon, nous nous sommes dirigés progressivement vers la Place des Palais, car le bouquet final allait être donné.

Au Mont des Arts, nous aurions bien aimé pénétré dans le BIP, le nouveau bureau central d'information sur la ville, le haut lieu touristique, c'est ici dorénavant que vous pourrez trouver toutes les informations nécessaires pour une bonne exploration de la ville, bibliothèque à l'appui! Malheureusement, nous n'avions pas les pass nécessaires, en tant qu'indésirables, nous sommes allés écouter les messages de sympathies d'un groupe qui reprenait les chansons des Beatles.
Le must était la clôture de la fête de l'Iris: le groupe Abbamania!!!!! Ils nous ont interprété merveilleusement les titres de ce légendaire groupe nordique, qui a bercé sans doute toutes les enfances et années de jeunesse de ces dernières décennies. Une foule de tous les âges étaient réunis, se trémoussant sur les titres les plus connus et d'autres un peu moins, parfaitement interprété par la blonde et la brune, le guitariste et le pianiste! Le groupe quoi.... Ils n'ont pas lésiné sur les costumes non plus, les deux chanteuses ayant récupéré les mêmes tenus que leurs idoles, ces fameux collants à paillette, récupéré par le kitsch du fitness des années 80!

Et comme je ne peux m'empêcher, voilà la méga ambiance balancée par ces plagiaires du mythique groupe! J'ne cache pas ici ma "fanitude" pour Abba, et j'ai vraiment trouvé ces interprètes géniaux. Un généreux internautes a déposé sur youtube trois vidéos que voici (merci à lui):








Voilà voilà.... Comment faire pour qu' unanbxl.blogspot.com
devienne un site des groupies d'Abbamania.... lol. Bref, sympa non????!!!! I love Bruxelles

Parfum d'été à Bruxelles


Depuis quelques jours, le soleil ne quitte plus la ville. Dès le matin la chaleur estival envahi la capitale belge, et durant toute la journée, ravivent les fous de parc, allument les barbecues dans les jardinets ou sur les terrasses, bref, l'air est vivifié de ce doux parfum qui nous annonce les prochaines vacances. Les touristes sont aussi bien là.




Mais il demeure de petits havres de paix, au sein des parcs de la ville,
où les badauds sont alanguies dans les herbes bordant les étangs d'Ixelles, au parc royale, du kiosque à la moindre parcelle exploitable pour un fessier près à braver la dureté de la terre. Bref, quelle plaisir!

Même les canards en sont de la fête, puisque j'ai eu le droit d'assister à cette petite naumachie!
video

samedi 10 mai 2008

Et Frédéric Laloux dans tout ça, il en est où?

Nous avions parlé de Frédéric Laloux lors de la déclaration définitive du gouvernement fédéral, notre secrétaire d'Etat en lutte contre la pauvreté; Lui même étant alors sans-abris selon un reportage de la RTBF, il aurait aussi été sans le sous, puisqu'il utilisait pour ses consommations personnelles ainsi que celles de sa femme la carte d'essence prévue pour les frais de son ministère. Autres affaires, il n'aurait pas démissionné des différents postes dont il était mandataire, sans compter, quelle honte, il n'aurait qu'une formation de pâtissier [c'est ce qu'aurait rappelé certains hommes politiques pour décrire la situation du secrétaire d'Etat].

Bref, Frédéric Laloux n'a vraiment eu aucune chance, puisqu'à peine en poste, tous les malheurs et toute la concentration médiatique possible s'est axée sur sa personne. Aucun scandale ne lui a été épargné, aucune faute non plus, lui qui voulait être le plus discret possible pour tenter de nouer tous les contacts nécessaires pour mener à bien sa mission, s'est vu sous les feux des projecteurs, malheureusement pas ceux de l'honneur, mais ceux de l'accusation.

Résultat? Pour ne pas participer au "casting de la star académie politique", afin de le citer, il a décidé de remettre son poste de secrétaire d'Etat, et quitter le gouvernement.

Incroyable n'empêche, la formation d'un gouvernement est déjà extrêmement problématique, et lorsqu'on en a un, on fait tout pour décourager les personnes en place. Je ne connais pas le vrai du faux des différentes affaires, puisqu'apparemment les histoires politiques ici sont légions- on parlera du cas Anne-Marie Lisin à l'occasion- mais en tout cas, une fois qu'on en a trouvé un, on ne le lâche plus!

Bon vent Laloux!

http://www.fredericlaloux.be/

Le sort de Sts Michel-et-Gudule

Lorsque la Belgique était française, c'est-à-dire à partir de 1795 jusqu'en 1814, où le Congrès de Vienne décide d'offrir le pays au Prince Orange Nassau de Hollande, la question religieuse était sans doute l'un des éléments les plus problématiques.

Les sacs d'églises, le démantèlement des abbayes, monastères, etc... entraînent des réactions à la fois de collaboration de la part des Belges, mais aussi des résistances.

Mais le plus curieux à ce sujet, aura été une lettre, sur laquelle j'ai mis la main récemment dans un ouvrage de C. Pergameni, un archiviste de la ville qui en fait le descriptif et l'explication vers 1914:

Le conseiller municipal de Bruxelles G-J-J Bosschaert, 24 septembre 1798, aux administrateurs de la Dyle (région Bruxelles), qui aurait été communiqué à Paris. Voici le projet, qui explique les deux photos ci-dessus; St Michel-et-Gudule, et le cirque antique ouvert:

Citoyen administrateur,

Le citoyen Tirion, chef du 5ème bureau nous a communiqué un fort beau projet, celui de convertir en Cirque ouvert, à la manière des Anciens, la ci-devant Egalise paroissiale de Sainte-Gudule. Ce projet, quoique vaste dans son ensemble, n’est pas cependant du nombre de ceux qu’une trop grande dépense rendrait impraticable. L’on présume que la démolition de l’Eglise (sauf les tours), les fers, les plombs, les bois, les pierres même balanceraient les frais de construction. Donnera-t-on la chose à entreprise ? ou l’administration jugera-t-elle plus convenable de s’en charger elle-même, sous la direction et la surveillance de l’architecte dont le plan aurait été agréé ?






















L'administration française n'a jamais répondu... Selon Pergameni, il s'agirait d'une lettre pleine d'ironie, qui servirait à dénoncer le saccage des lieux religieux en Belgique et à Bruxelles. Résultat, il n'y eut jamais de destruction totale de la cathédrale, bien qu'elle ait été pillée, mise à sac, par des soldats français, mais aussi par certains belges.

lundi 5 mai 2008

Bruxelles la ville aux vieilles pubs

Dans la ville, de temps à autre, il apparaît un vieux graffiti, une vieille représentation, qui n'est qu'une publicité qui a vieilli ici, sans que personne ne l'efface, ou ne la recouvre. J'ai croisé récemment celle de St Gilles, place P-E Janson, la publicité coca-cola:

Un internaute de la ville s'est amusé à constituer un blog qui les répertorie, c'est toujours sympathique d'y jeter un oeil, c'est un peu le Bruxelles d'antan et du présent qui s'entremêle!

vous pouvez jeter un oeil ici: http://www.mursdebruxelles.be/

Le quartier de la Roue à Anderlecht

Toujours ce fameux 3 mai, il était l'heure de réparer mon vélo à Décathlon (j'me répète peut être), et donc, j'ai décidé de faire une petite escapade sur le chemin pour faire un tour d'horizon d'Anderlecht. En longeant le canal, une des voies de pénétration vers Bruxelles, qui est encore bel et bien active, j'me suis aventuré dans le quartier de la Roue sans vraiment le savoir. C'est après vérification que j'ai bien pu l'identifier.


Néanmoins, nous sommes tout de suite frappé par l'architecture du type phalanstère, du quartier ouvrier de la fin du XIXè siècle. Pour ce quartier, il s'avère que la construction date plutôt de 1907 et aurait duré jusque dans l'entre-deux-guerres.



Ce qui fut appréciable, c'est l'atmosphère qu'on trouve dans ce quartier, à la fois champêtre, villageois, mais dès qu'on en sort, on retourne dans l'urbain. C'est sans doute le canal juste derrière l'ensemble d'habitation, ainsi que le grand parc, la plaine des loisirs, qui se trouve en plein centre du quartier.

C'était assez amusant de rencontrer ce quartier ouvrier du début du siècle sur mon chemin, puisque le 1er mai, nous avons rencontré les acteurs de la Fonderie, une association qui soutien le classement du patrimoine industrielle de la ville, où j'ai appris que Mollenbeek disposait du même surnom que Mulhouse, la Manchester belge, l'idée de la ville au cent cheminées industrielles! Bref, automatiquement, il allait de soi qu'on allait retrouver du quartier ouvrier, la grande oeuvre paternaliste des patrons du XIXè - début du XXè siècle européen.

dimanche 4 mai 2008

Vous en rêviez? Forest National l'a fait

Voilà un groupe que j'n'aurai jamais imaginé être encore présent sur la scène internationale... J'ai croisé l'affiche au courant de l'après-midi, les Backstreet Boys sont de retour!

Bon apparemment à Anderlecht, les détracteurs du groupe ou les jaloux ont déjà fait acte de vandalisme!

samedi 3 mai 2008

Une bourse aux livres au milieu des aéronefs..


Ce matin, ma journée a débuté par une expérience dont j'ai peu l'habitude. Un rendez-vous bibliophile, qui, en général, si il a un peu d'importance se passe dans un hangar pour des questions de place, mais rarement comme celui qui a lieu tous les 1er samedi du mois au Cinquantenaire, au milieu des mirages, d'avions militaires, dominé par le ventre dodue d'un avion Sabena. Bref ce n'est pas tous les jours que l'on voit ça.

Ce serait St-Exupéry qui pourrait être heureux d'une telle initiative, ce cher aviateur écrivain.

Bref, tel un petit prince sans grand argent, je me suis avancé et les yeux écarquillés devant tant de vieilleries, de cartes postales jaunies par les trop longues années à étouffer dans la poussière et dans l'humidité, les planches de vieux livres représentants les habitations humaines présentées à l'exposition universelle de Paris de 1878, quelques vieux auteurs qui ont laissé leur patte dans un livre sans intérêt pour les uns, et qui en raviront d'autres. Bref, une petite foire aux livres bien intéressante et un rendez-vous plutôt sympathique, puisqu'il nous permet d'entrer gratuitement dans le musée de l'aviation. Tout en feuilletant tel ou tel livre, un ptit coup d'oeil sur l'avion derrière, au-dessus, à côté, observation de la complexité des moteurs, ou tout simplement visons le "Junker"!
Résultat des courses, j'suis tout de même rentré avec 5 livres! Et j'ai vraiment trouvé cette ambiance plutôt sympathique, ce n'est pas tous les jours qu'on se retrouve dans une ambiance bibliophile aussi atypique. En même temps, ce n'est pas à Bruxelles qu'on se plaindrait de tristes libraires, entre les galeries près de la rue de la Puterie, celles des Marolles, de la rue du Midi et celles que je ne connais pas encore, je nous trouve bien loti!

Parc Joséphat


Encore une belle journée ensoleillée, prompte à enfourcher Merco Death (mauvais jeu de mot, mais le nom de mon vélo quand même), et partir à la découverte des quartiers encore inconnus de la ville. Il y a quelques temps je découvrais Schaerbeek, dont mon ignorance me faisait croire que son centre battant était... j'en ai honte la rue d'Aerschot. Depuis que j'ai débuté mon stage à l'école Fernand Blum (encore une école Jacobs mais qui tombe en désuétude...) j'ai découvert le parc Joséphat, la belle allée Voltaire, les quelques parcs et surtout les sacréments beaux immeubles à appartements moderne! Bref, j'redécouvre Schaerbeek, tout comme je viens de concevoir que St Joss de Noddle englobe la chaussée de Louvain.

Ma ballade en vélo débuta justement par là, en redescendant des institutions, j'ai croisé cette surprenante église, avec son clocher monumental.

Bref, mais mon but était d'arriver à Schaerbeek et surtout au Parc Joséphat, un parc du début du siècle, sur le principe du jardin anglais, entre sauvage et aménagement ordonné, le contraire du jardin à la française, si je ne me trompe pas. Bref, lorsqu'on arrive par l'avenue P. Deschanel puis que l'on tourne sur la rue Voltaire, le Parc s'étend sur notre droite, offrant quelques pistes de pénétrations, et de pelouse en petit coin de bois, d'étang en étang, on parcourt ce coin de nature, entouré de maison Art Nouveau, dont les couleurs des sgraffites et des panneaux de carrelages peints s'entremêlent au reflet du soleil dans les branches.

Le plus étonnant dans ce parc, c'est cette structure que l'on retrouve au bois de la Cambre, une sorte de parc en vallée encaissée, en plein coeur urbain. Je ne suis pas tant habitué à voir cela, mais à Bruxelles ça paraît courant! Du coup, c'est comme si l'on s'engouffrait dans un îlot verdoyant, débordant d'une nature à l'apparence sauvage. Il est juste dommage que comme un peu partout, il y a ait des bouts de travaux en cours, des barrières un peu partout pour des raisons de sécurité sans doute. En tout cas, le Parc Joséphat vaut largement le détour!


J'y retournerai à l'occasion pour voir si les ânesses Siska, Punda et celle qui était petite... Manouche (comme le surnom que m'a donné ma colloc'), sachant que l'article que j'ai lu à ce sujet date de 2001... histoire de voir si elles sont toujours là. Je ne savais pas, mais il paraît qu'on donne le surnom à Schaerbeek la cité des ânes, non pas pour qualifier la population, mais parce qu'à une époque, il y aurait eu bien plus d'ânes à Schaerbeek que d'habitants. Les marchands les utilisaient pour transporter leur marchandise, et depuis lors, cette tradition de l'âne y serait resté. En revanche je n'ai jamais entendu cette expression encore, qu'on dit courante de quelqu'un qui ne sait pas une chose courante: "il a fait ses études à l'université de Schaerbeek". Si un Schaerbeekois me lit et que je me trompe où qu'il a plus d'infos j'en suis avide. Donc Schaerbeek, la cité des ânes, et Joséphat, l'abris des ânes, faudra vraiment que j'y retourne. C'est ça qui est génial dans le blog, on découvre, puis on affine et finalement on y retourne pour observer tout ce qu'on a râté la première fois!

vendredi 2 mai 2008

le messager du ciel

Il y a quelques années de ça, j'entendais des murmures lors de mes passages à Bruxelles, qu'il y a dans la ville des originaux, qu'on croise et recroise. Pour ma part, je n'en avais jamais vu... et je me disais presque, que ces murmures ne sont que légende urbaine. Sur bxl.blog.be, un post concernant le messager du ciel apparut comme ça, et même un entretien avec lui. Il en existait au moins un, et aujourd'hui je l'ai croisé sur mon chemin, descendant d'Evere par le Cinquantenaire, du moins... j'ai croisé son fidèle destrier:





A mon tour, de croiser le messager du ciel, avec sa camionnette bleue bariolée de la bonne parole divine, de messages de paix, une petite bulle d'air et une bonne conclusion à ce 1er mai! Je n'ai que le regret de ne pas avoir pu le croiser lui...

J'ai récupéré la photo du messager, et par la même occasion j'ai appris qu'il faisait parti des "gueules d'amour" de la ville de Bruxelles. Au détour d'un site internet, j'apprends qu'il en existe un livre, qui pointe ces gens qui peuplent notre quotidien dans la ville, mais dont on ne sait pas grand chose, puisqu'on ne prend pas le temps de s'arrêter et de discuter avec eux. Le messager fait parti de ces gueules d'amour, et après l'avoir croisé de loin, dans le hasard d'une ballade, je m'en vais quérir de nouvelles gueules d'amour dans cette ville qui ne cessera finalement jamais de m'émerveiller!

Les gueules d'amour sont présentés sur ce site-ci: